UN TRA­VAIL DE TI­TAN UN TRA­VAIL DE TI­TAN

Le der­nier-né des stu­dios Dis­ney met en scène une nou­velle prin­cesse, la jeune et fou­gueuse Moana, qui a gran­di sur une pe­tite île pa­ra­di­siaque d’Océa­nie. Pour ai­der son peuple, elle de­vra faire ap­pel à ses ta­lents de na­vi­ga­trice et par­tir à l’aven­ture su

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hon­te­bey­rie

On pour­rait croire que les équipes der­rière un film d’ani­ma­tion comme Moana, ins­pi­ré par les lé­gendes des îles de Po­ly­né­sie, se sont amu­sées pen­dant la pré­pro­duc­tion et le tournage. Mais pas du tout! S’il y a bien un en­droit où règnent concen­tra­tion, la­beur achar­né et sé­rieux, c’est dans les cou­lisses des stu­dios Dis­ney. Pour avoir une idée du tra­vail de ti­tan au­quel se sont li­vrés tous les em­ployés, voi­ci 10 faits sur le ma­king of de cette su­per pro­duc­tion ani­mée.

LES TE­NUES DE MOANA.

Moana (voix d’Au­li’i Cra­val­ho dans la ver­sion ori­gi­nale), une jeune fille qui part à la re­cherche d’une île mystérieuse en com­pa­gnie du de­mi-dieu Maui (An­tho­ny Ka­va­nagh dans la ver­sion dou­blée au Qué­bec), porte sept te­nues dif­fé­rentes dans le film. Ou­vrez grand les yeux, l’une d’elles, por­tée pen­dant une scène de danse tra­di­tion­nelle, n’est vi­sible que pen­dant six se­condes. Par ailleurs, les per­son­nages de

Moana ne portent que des te­nues faites de ma­té­riaux dis­po­nibles il y a plus de 2000 ans dans ces îles du Pa­ci­fique.

L’OCEANIC STO­RY TRUST.

Les réa­li­sa­teurs Ron Cle­ments et John Mus­ker (les ci­néastes de La pe­tite si­rène et Ala­din) ont ef­fec­tué plu­sieurs voyages dans les îles du Pa­ci­fique. Ils ont gar­dé des contacts avec une dou­zaine de pro­fes­sion­nels ren­con­trés là-bas et ont dé­ci­dé de les re­grou­per sous le nom d’Oceanic Sto­ry Trust (OST), lit­té­ra­le­ment, «le groupe océa­nique char­gé de l’his­toire». L’OST était com­po­sé de conseillers cultu­rels, d’an­thro­po­logues, de pro­fes­seurs, de lin­guistes, de maîtres ta­toueurs, de cho­ré­graphes, de pra­ti­quants de Ha­ka (une danse guer­rière) et de na­vi­ga­teurs!

L’AIDE D’UN AS­TRO­NOME.

Le ciel étoi­lé a po­sé quelques pro­blèmes. En ef­fet, il fal­lait re­cons­ti­tuer les constel­la­tions vi­sibles il y a 2000 ans et c’est pour­quoi les réa­li­sa­teurs ont de­man­dé l’aide d’as­tro­nomes. Par ailleurs, le «cro­chet de Maui», un groupe d’étoiles dont il est ques­tion dans le film, est ap­pe­lé ain­si dans les îles du Pa­ci­fique. Chez nous, cette constel­la­tion est con­nue sous le nom de celle du Scorpion.

LES VAGUES, UN PER­SON­NAGE EN SOI.

Pour créer les mou­ve­ments de l’océan,

un per­son­nage à part en­tière dans le film, les concep­teurs se sont pen­chés sur les mou­ve­ments des che­veux dé­ve­lop­pés pour… Rai­ponce!

LA TIGNASSE DE MAUI.

Au dé­part, Maui de­vait être chauve. Mais les membres de l’OST ont fait sa­voir à la pro­duc­tion qu’à Ta­hi­ti, le de­mi-dieu est très sou­vent re­pré­sen­té avec une épaisse tignasse longue. C’est la rai­son pour la­quelle le per­son­nage qu’on voit à l’écran est aus­si che­ve­lu.

LES COU­LEURS DE L’EAU.

Pour s’as­su­rer du ren­du de la clar­té de l’eau, les ani­ma­teurs se sont li­vrés à des ex­pé­riences mé­mo­rables. Équi­pés d’une grue de 50 pieds de long dé­po­sée sous l’eau, ils ont étu­dié et pho­to­gra­phié des boules de dif­fé­rentes cou­leurs – grises, noires et rouges – tous les cinq pieds afin d’éta­blir les chan­ge­ments de teintes en fonc­tion de la pro­fon­deur dans l’eau.

RE­CRÉER LES ÉMO­TIONS.

Le vi­sage de Moana – une ado­les­cente de 16 ans très ex­pres­sive – a été ani­mé au moyen de 180 points de contrôle, c’est-à-dire des en­droits pou­vant être bou­gés au gré des émo­tions du per­son­nage par l’équipe d’ani­ma­tion.

HIS­TOIRE DE TA­TOUAGES.

Les ta­touages de Maui ont été di­rec­te­ment ins­pi­rés de ceux réa­li­sés dans les îles Mar­quises de la Po­ly­né­sie fran­çaise. Les des­sins cor­po­rels ra­content le pas­sé du de­mi-dieu et les réa­li­sa­teurs ont dé­ci­dé très tôt dans le pro­ces­sus de créa­tion de les ani­mer comme tous les autres per­son­nages. C’est ain­si que «mi­ni Maui» – un ta­touage par­ti­cu­lier de Maui en taille ré­duite – est, en quelque sorte, la conscience de Maui, une sorte de Ji­mi­ny Cri­cket de Pi­noc­chio.

ANI­MER LE PLUMAGE.

Le ren­du le plus com­plexe a été ce­lui des plumes. En ef­fet, en ani­ma­tion, les lois de la phy­sique n’existent pas alors que les plumes des oi­seaux re­posent les unes sur les autres.

UNE FLORE TI­RÉE DE LA RÉA­LI­TÉ.

Por­tez at­ten­tion aux plantes tro­pi­cales. Plus de 60 es­pèces lo­cales ont été re­pré­sen­tées à l’écran.

«C’EST UN PER­SON­NAGE QUI SE PRÊTAIT BIEN À MON GENRE DE DÉ­LIRE» – AN­THO­NY KA­VA­NAGH

Moana illu­mine les écrans des salles obs­cures dès le mer­cre­di 23 no­vembre. An­tho­ny Ka­va­nagh prête sa voix au per­son­nage du de­mi-dieu cha­ris­ma­tique Maui dans le dou­blage fran­çais du film d’ani­ma­tion Moana. L’eau a fait l’ob­jet de beau­coup de re­cherche pour la rendre le plus réa­liste pos­sible.

Moana, est la nou­velle prin­cesse Dis­ney.

Moana s’aven­tu­re­ra sur l’océan avec l’aide du de­mi-dieu Maui

L’his­toire a lieu il y a plus de 2000 ans dans les îles de la Po­ly­né­sie

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.