COMME UN P’TIT AIR FA­MI­LIER…

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA -

Grand ama­teur de films qui ont mar­qué l’his­toire d’Hol­ly­wood, c’est tout na­tu­rel­le­ment que Ro­bert Ze­me­ckis a ef­fec­tué des ré­fé­rences à un long mé­trage en par­ti­cu­lier, Ca­sa­blan­ca, avec Hum­phrey Bo­gart et In­grid Berg­man.

«Comme Al­liés s’ouvre à Ca­sa­blan­ca, nous vou­lions évi­dem­ment évo­quer le clas­sique du même nom. Nous vou­lions vrai­ment rendre la ville telle qu’elle était à l’époque, c’est-à-dire une ville de la Côte d’Azur en Afrique, très élé­gante et sty­lée, peu­plée de Fran­çais du ré­gime de Vi­chy [NDLR Le gou­ver­ne­ment fran­çais qui col­la­bo­rait avec les Al­le­mands].»

«Je consi­dère tou­jours les dé­cors comme un per­son­nage en soi, à part en­tière. Ici, comme il s’agit d’une his­toire d’amour, c’est d’au­tant plus im­por­tant d’avoir des lieux qui ajoutent à l’émo­tion. Ca­sa­blan­ca et

Londres – même si la ville est sous les bombes – ont un as­pect ro­man­tique. Dans Al­liés, les dé­cors sont un pro­lon­ge­ment des per­son­nages, en plus d’être his­to­ri­que­ment exacts. Le pu­blic n’en est peut-être pas conscient, mais ce­la contri­bue à l’im­mer­ger dans les sen­ti­ments et les émo­tions des per­son­nages», in­dique le ci­néaste.

Les deux s’ins­tal­le­ront à Londres pour y fon­der une fa­mille, alors que les bombes tombent en­core sur la ca­pi­tale bri­tan­nique. L’es­pion Max Va­tan (Brad Pitt) tom­be­ra amou­reux de Ma­rianne (Ma­rion Co­tillard), une ré­sis­tante fran­çaise. Max Va­tan de­vra plus tard en­quê­ter sur sa femme, soup­çon­née par les Bri­tan­niques d’être une es­pionne na­zie. Tra­hit-elle les Al­liés?

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