FIES­TA ENTRE ADULTES

On ne va pas au nou­veau Riu Republica, de Punta Cana, pour en­tre­prendre une cure de si­lence ou pas­ser un mo­ment zen. Le der­nier-né de la chaîne hô­te­lière es­pa­gnole est consa­cré à la fête.

Le Journal de Montreal - Weekend - - VACANCES - LA SE­MAINE PRO­CHAINE : Riu Pa­lace Aru­ba Mar­tine Tu­renne Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Tout a été pen­sé en fonc­tion de ce­la dans ce tout-in­clus, ré­ser­vé aux 18 ans et plus: le mil­lier de chambres du com­plexe est ré­par­ti dans trois bâ­ti­ments for­mant un U au­tour de l’im­mense bar et de la salle de spec­tacle, où l’ani­ma­tion com­mence en dé­but de soi­rée jus­qu’aux alen­tours de mi­nuit. Danse et mu­sique tro­pi­cale, spec­tacles d’acro­ba­ties, hom­mages à des chan­teurs pop, etc. Que vous soyez à l’ex­té­rieur ou dans votre chambre, la mu­sique vous suit… Aus­si bien en pro­fi­ter.

Outre le bar, qui vibre au son du ma­laxeur, l’hô­tel a sa dis­co­thèque, le Pa­cha, ain­si qu’un bar spor­tif, ou­vert 24 h sur 24, où les écrans dif­fusent les matchs du mo­ment. Am­biance ga­ran­tie à l’oc­ca­sion des grandes ren­contres sportives, comme cette fi­nale de soc­cer entre l’Ar­gen­tine et le Chi­li à la­quelle j’ai as­sis­té!

La clien­tèle est mul­ti-âges – groupes d’amis, fa­milles, couples –, mul­tieth­nique, et pro­vient du monde en­tier. Vous en­ten­drez par­ler ja­po­nais, russe, an­glais, co­réen, et bien sûr, es­pa­gnol.

LA PLAGE

Si vous avez l’ha­bi­tude de Punta Cana, vous sa­vez que la ré­gion re­gorge de plages ma­gni­fiques, au doux sable fin et blanc. Celle du Riu Republica, mal­gré le nom de la plage où il est si­tué, Are­na Gor­da (lit­té­ra­le­ment «gros sable»), ne dé­roge pas à la règle. On peut y mar­cher sur des ki­lo­mètres, les pieds dans l’eau.

Celle-ci est tur­quoise, propre, les vagues as­sez hautes pour don­ner de jo­lies sen­sa­tions, la tem­pé­ra­ture est idéale.

L’hô­tel est neuf, de sorte que la vé­gé­ta­tion se ré­sume pour l’ins­tant à de jeunes pousses fraî­che­ment plan­tées. Vous n’y en­ten­drez ni le ga­zouillis des co­li­bris ni le bruis­se­ment du vent dans les co­co­tiers. Ça vien­dra. À la plage, faute de vé­gé­ta­tion à ma­tu­ri­té, la course à l’ombre d’une hutte peut dé­bu­ter tôt le ma­tin. Mais le Riu a ra­pi­de­ment ré­agi aux com­men­taires de ses clients à cet ef­fet, et ins­tal­lé de nou­veaux abris du­rant notre sé­jour.

NOUR­RI­TURE ET DÉ­CO MINIMALISTES

La nour­ri­ture, va­riée, se laisse man­ger, mais le vin ne cor­res­pond pas à l’idée que l’on se fait d’un cinq étoiles. En plus du buf­fet, l’hô­tel a trois res­tau­rants (asia­tique, ita­lien et stea­khouse), où l’on re­trouve es­sen­tiel­le­ment les mêmes plats… qu’au buf­fet. L’air y est fri­go­ri­fié, la dé­co­ra­tion, mo­derne et minimaliste.

En fait, tout l’hô­tel l’est. Cou­leurs claires, lignes épu­rées, bon goût, mais peu de ré­fé­rence do­mi­ni­caine, voire tro­pi­cale, dans cet es­pace que cer­tains clients ne quit­te­ront ja­mais du­rant leur sé­jour.

On pour­rait être n’im­porte où sur la pla­nète.

La touche cha­leu­reuse pro­vient du per­son­nel de l’hô­tel, cour­tois et ave­nant.

LES AC­TI­VI­TÉS SUR PLACE

L’hô­tel compte deux pis­cines, où l’on peut s’ini­tier à la plon­gée. À la plage, on peut gra­tui­te­ment em­prun­ter un kayak, une planche à voile, ou faire de la plon­gée en apnée. L’hô­tel offre une salle d’exer­cice et un spa com­plet, vé­ri­table oa­sis de re­pos… et de si­lence. Ja­cuz­zi et bain va­peur sont ac­ces­sibles à tous, tan­dis que les ser­vices – mas­sage, ma­nu­cure, soins de beau­té, etc. – sont payants.

At­ten­tion au «sou­per à la chan­delle sur la plage», qui coûte une cen­taine de dol­lars. Il se dé­roule dans les faits… au bord de la pis­cine.

LES EX­CUR­SIONS

Elles sont nom­breuses et va­riées à Punta Cana. Aqua­rium, ré­serves na­tu­relles, équi­ta­tion, sa­fa­ris, parcs aqua­tiques, grottes, shop­ping, plages... Le choix est vaste. Par­mi celles of­fertes à l’hô­tel par Tours Nexus: une de­mi­jour­née de Dune Bug­gy dans des che­mins de terre, dont vous re­vien­drez cou­vert de boue, mais joyeux. La sor­tie culmine par une bai­gnade à la plage Ma­cao, un pur bon­heur (à par­tir de 90 $ US). Le gros­siste pro­pose aus­si une sor­tie en ca­ta­ma­ran le long de la côte de Punta Cana, avec plon­gée en apnée et bai­gnade dans une «pis­cine», soit un en­droit où vous avez de l’eau jus­qu’aux ge­noux, en plein mi­lieu de la mer (à par­tir de 59 $ US). Plu­sieurs ter­rains de golf sont à la dis­po­si­tion des tou­ristes, mais les prix pour al­ler frap­per vos balles sont à l’ave­nant.

SANTO DOMINGO

La ca­pi­tale do­mi­ni­caine est la plus vieille ville d’Amé­rique fon­dée par les Eu­ro­péens – plus pré­ci­sé­ment en 1498 par le jeune frère de Ch­ris­tophe Colomb – et la plus peu­plée des Ca­raïbes. Son quar­tier co­lo­nial est un pe­tit joyau, qui nous rap­pelle que ce pays, que les Qué­bé­cois ap­pellent fa­mi­liè­re­ment «La Ré­pu­blique», a une riche et longue his­toire. Au pro­gramme: rues pié­tonnes, places om­bra­gées, mo­nu­ments, for­te­resse et la plus vieille ca­thé­drale des Amé­riques.

Le hic: vous n’au­rez pas le temps en une jour­née d’ex­cur­sion (à par­tir de 84 $ US) d’ap­pré­cier Santo Domingo. De Punta Cana, les bus font un ar­rêt à La Ro­ma­na pour cher­cher des ex­cur­sion­nistes, ra­len­tis­sant d’au­tant l’ar­ri­vée dans la ca­pi­tale. Je la dé­con­seille pour une jour­née. Mais n’hé­si­tez sur­tout pas, si votre sé­jour est un peu plus long, à prendre deux jours pour al­ler vi­si­ter Santo Domingo, qui re­gorge de char­mants pe­tits hô­tels.

Vue aé­rienne du Riu Republica. Le bâ­ti­ment à droite sur la pho­to ap­par­tient à un autre hô­tel qui par­tage les ins­tal­la­tions, mais a sa propre pis­cine.

Beau­coup de plai­sir en bug­gy… dans la boue!

Une vé­gé­ta­tion… en de­ve­nir. Les jeunes pousses fi­ni­ront par faire de l’ombre sur la plage. En at­ten­dant, il y a les huttes.

Le bar de l’hô­tel et sa mul­ti­tude de cock­tails.

Une rue pié­tonne du quar­tier co­lo­nial de la ca­pi­tale, Santo Domingo.

Plon­gée en apnée et ob­ser­va­tion de pe­tits pois­sons.

Le spa, une oa­sis de dé­tente et de tran­quilli­té.

Le restaurant ita­lien, le Ta­glia­tel­la, af­fiche une dé­co­ra­tion mo­derne, à l’image du reste de l’hô­tel.

RÉ­PU­BLIQUE DO­MI­NI­CAINE

PUNTA CANA

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