UN AC­TEUR ET UN PÈRE COM­BLÉ

En in­ter­pré­tant avec jus­tesse le sergent-dé­tec­tive Bru­no Ga­gné, spé­cia­liste des en­lè­ve­ments d’en­fants, dans Dis­trict 31, Mi­chel Char­rette conti­nue à mettre son ta­lent au service de rôles qui se dé­marquent de Léo­pold des Boys et du dan­seur de La­dies Night!

Le Journal de Montreal - Weekend - - LE SAC DE CHIPS - Marie Pou­part

Mi­chel, de­puis cet au­tomne, on vous voit dans la peau du sergent dé­tec­tive Bru­no Ga­gné. Avez-vous ren­con­tré des po­li­ciers pour vous ai­der à jouer ce rôle?

Non. Par contre, sur le pla­teau, il y a plu­sieurs fi­gu­rants qui l’étaient, dont Daniel Dulac, qui tra­vaillait à l’es­couade des ho­mi­cides avant sa re­traite. Sou­vent, je le consulte pour sa­voir comment ma­ni­pu­ler mon arme, quelle at­ti­tude em­prun­ter... Ses com­men­taires m’ins­pirent beau­coup. Il semble que plu­sieurs po­li­ciers écoutent la sé­rie! Ils disent que Dis­trict 31 re­flète leur réa­li­té.

Est-ce vrai que vous avez dé­jà son­gé à être po­li­cier?

Tout à fait! J’au­rais ai­mé faire par­tie de l’es­couade tac­tique. Ce­pen­dant, avec mes notes à l’école et mon phy­sique, j’ai mis une croix là-des­sus. De toute fa­çon, je pré­fé­rais de­ve­nir co­mé­dien; c’est un rêve que je ché­ris­sais de­puis l’âge de 11 ans!

Avez-vous gran­di dans un milieu d’ar­tistes?

Pas du tout. Mon père était cour­tier d’as­su­rances, il avait son en­tre­prise, et ma mère était sa se­cré­taire. J’ai un frère plus vieux qui est vé­té­ri­naire à Los An­geles. Ma mère me ra­conte que dé­jà, à deux ans, j’ado­rais faire rire les gens. On al­lait voir ma grand-mère à l’hô­pi­tal, je dan­sais et je chan­tais. J’ai­mais faire rire les pa­tients. Ils de­man­daient à ma mère de re­ve­nir avec moi, car je leur fai­sais du bien.

Votre fa­mille doit être fière de vous voir à la té­lé au quo­ti­dien, n’est-ce pas?

Dès que je passe une en­tre­vue, ma mère veut que je la tienne au cou­rant! Elle a vu au moins une quinzaine de re­pré­sen­ta­tions de La­dies Night! Mon père, qui est au­jourd’hui dé­cé­dé, était aus­si fier de moi, même s’il aurait ai­mé que l’un de nous prenne la re­lève de son en­tre­prise. J’y ai pen­sé, mais je lui ai dit que je rê­vais vrai­ment d’être ac­teur. Et il m’a

sou­te­nu.

Vous êtes père vous-même. Êtes-vous aus­si pa­pa gâ­teau avec vos en­fants que l’était le vôtre?

Je suis très père poule. Quand c’est le temps des Fêtes, je dois me re­te­nir. Marie-Claude, leur mère, me ra­mène à l’ordre!

Par­lez-nous un peu de votre com­pagne, Marie-Claude Bé­lan­ger...

Ma blonde, dont la mère est mexi­caine, est co­or­don­na­trice d’évé­ne­ments. Je l’ai ren­con­trée par l’en­tre­mise de la com­pagne de Jean-Ni­co­las Ver­reault, Ja­nie. Elles sont de grandes amies d’en­fance. Pen­dant un an, on s’est fré­quen­tés en amis, avant d’être en couple. Nous sommes en­semble de­puis 14 ans. Si on a un pro­blème, on en dis­cute im­mé­dia­te­ment. On com­mu­nique énor­mé­ment. (...) C’est une femme for­mi­dable!

Vous êtes ins­tal­lés sur la Rive-Sud. À quoi res­semble votre vie fa­mi­liale?

J’es­saie d’être le plus pré­sent pos­sible pour mes en­fants. Mon fils est en­core jeune, mais je dis­cute beau­coup avec Lau­rie-Anne, qui au­ra bien­tôt huit ans. Je tiens à la res­pon­sa­bi­li­ser et à faire en sorte qu’elle se res­pecte et qu’elle res­pecte les autres. Évi­dem­ment, je veux qu’elle ait du fun dans la vie, tout en étant cons­ciente de son en­vi­ron­ne­ment! Sui­vez Mi­chel dans Dis­trict 31, du lun­di au jeu­di à 19 h, à Ra­dio-Ca­na­da.

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