QUAND LES BEAUX RÔLES S’EN­CHAÎNENT…

Le Journal de Montreal - Weekend - - LE SAC DE CHIPS - Ni­co­las Fau­teux

Mine de rien, à 12 ans, Émilie Bierre a fait du che­min et a sur­mon­té des obs­tacles pour ac­com­plir ses rêves. En plus d’avoir par­ti­ci­pé aux trois sai­sons des Beaux

ma­laises et de tenir un rôle net­te­ment plus dra­ma­tique dans

L’Échap­pée, elle a tour­né dans de nom­breuses autres sé­ries. Émilie, ça fait des an­nées que tu tra­vailles dans un monde d’adultes. Crois-tu avoir ac­quis une ma­tu­ri­té que d’autres n’ont pas en­core à ton âge?

Peut-être... Je fais quand même ce mé­tier-là de­puis que j’ai 7 ans. Alors, oui, je pense que ç’a eu un ef­fet sur ma ma­tu­ri­té. (...) Quand je suis sur un pla­teau, je crois être as­sez pro­fes­sion­nelle.

Est-ce que le fait d’être connue com­plique tes ami­tiés?

Il faut que je fasse at­ten­tion pour ne pas sus­ci­ter de ja­lou­sie. Je suis un peu mé­fiante sur ce plan-là. Mais j’ai de vraies bonnes amies et je sais qu’elles se­ront tou­jours là pour moi. Elles m’aiment pour ce que je suis et non pas pour ce que je fais. Con­trai­re­ment à ton rôle dans Les beaux ma­laises, ce­lui dans L’Échap­pée est plus com­plexe. As-tu trou­vé ça dif­fi­cile de te pré­pa­rer pour ce per­son­nage? Pas vrai­ment. J’avais dé­jà fait du drame avant Les beaux ma­laises. Aus­si, le per­son­nage de M est très lourd, très in­tense, mais c’est vrai­ment loin de moi. Et l’équipe a tout fait pour me mettre à l’aise lors du tour­nage des scènes plus difficiles, comme celle du viol. Je pou­vais tout ar­rê­ter n’im­porte quand. Mais ça s’est bien pas­sé... Et il faut sa­voir se dé­ta­cher d’un rôle comme ce­lui-là quand le tour­nage est fi­ni. Quand j’ai com­men­cé à faire Les beaux ma­laises, je me sou­viens que ma mère m’avait dit: «Ne ra­mène pas Flo­rence à la maison!» C’est la même chose pour Zoé. Voyez Émilie Bierre dans L’Échap­pée, les lun­dis à 20 h à TVA.

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