DURS À CUIRE LES DE RE­TOUR SONT

Les fans de la po­pu­laire co­mé­die de ho­ckey Goon ré­cla­maient une suite de­puis long­temps. Cinq ans après la sor­tie du pre­mier film, leur voeu a fi­na­le­ment été exau­cé.

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Maxime De­mers

Les durs à cuire de Goon re­prennent en ef­fet du ser­vice dans Goon 2: le der­nier des durs à cuire qui prend l’af­fiche ven­dre­di pro­chain. On y re­trouve le sym­pa­thique Doug Glatt (Seann William Scott), ba­gar­reur au grand coeur qui a la mis­sion de pro­té­ger sur la pa­ti­noire ses co­équi­piers des High­lan­ders d’Ha­li­fax, une équipe des ligues mi­neures.

Sauf qu’après avoir été vic­time d’une nou­velle com­mo­tion cé­ré­brale, Doug se­ra obli­gé de son­ger à ac­cro­cher ses pa­tins.

S’il s’est écou­lé cinq ans entre la sor­tie des deux films, c’est parce que le créa­teur de Goon, l’ac­teur et réa­li­sa­teur mont­réa­lais Jay Ba­ru­chel, vou­lait s’as­su­rer de pou­voir of­frir aux fans de Goon la suite qu’ils mé­ri­taient.

«On a pris notre temps pour écrire cette suite parce qu’on sen­tait qu’on de­vait ce­la aux fans», ex­plique Ba­ru­chel en en­tre­vue au Jour­nal.

«Même dans nos rêves les plus fous, on n’au­rait ja­mais pu ima­gi­ner que le pu­blic tom­be­rait au­tant en amour avec ces per­son­nages, il y a cinq ans. Même les cri­tiques avaient ado­ré. En­core au­jourd’hui, le pre­mier Goon a une note de 84 % sur (le site) Rot­tenTo­ma­toes. Pour ce genre de film, c’est très rare.»

«Tout ce­la fai­sait en sorte qu’on avait beau­coup de pres­sion pour écrire la suite. C’est la rai­son pour la­quelle ça nous a pris cinq ans à ac­cou­cher de ce deuxième film. On a pris la chose au sé­rieux et on n’a pas vou­lu bâ­cler les choses. On sen­tait qu’il fal­lait qu’on donne aux

fans le film qu’ils mé­ri­taient.»

LA FIN DES HOMMES FORTS

Ce qui est cer­tain, c’est que Jay Ba­ru­chel et son cos­cé­na­riste Jesse Cha­bot ne man­quaient pas d’idées pour la suite de Goon. Ils ont même écrit deux scé­na­rios dif­fé­rents, qu’ils ont fait lire à la ve­dette prin­ci­pale du film, Seann William Scott (qui est aus­si connu pour son rôle de Sti­fler dans les co­mé­dies Ame­ri­ca Pie). «On a lais­sé à Seann le soin de choi­sir le scé­na­rio qu’il pré­fé­rait, ra­conte Ba­ru­chel. Parce que c’est lui, la star du film.» «Le fait d’avoir écrit deux scé­na­rios dif­fé­rents prouve à quel point on avait en­core beau­coup de choses à dire sur ce que ça re­pré­sente d’être un homme fort au ho­ckey. C’est la rai­son pour la­quelle on montre un peu dans le film ce qui se passe der­rière les portes closes. Mais on le fait sans por­ter de ju­ge­ment.»

«Ce se­rait hy­po­crite de notre part de dire qu’en tant que créa­teurs de Goon, on est contre les ba­garres au ho­ckey. Mais en même temps, ce se­rait ir­res­pon­sable de dire qu’il n’y a pas de consé­quences à ce­la. Per­son­nel­le­ment, je m’en­nuie des ba­garres au ho­ckey et je crois que ça fait par­tie de la fa­çon dont on pra­tique ce sport au Ca­na­da. Mais en même temps, je com­prends par­fai­te­ment les gens qui s’op­posent à ce­la.»

En plus de Seann William Scott, Goon 2 ra­mène à l’écran la plu­part des ve­dettes du pre­mier film dont l’Amé­ri­cain Liev Schrei­ber et le Qué­bé­cois Marc-An­dré Gron­din. Plu­sieurs vrais durs à cuire font des ap­pa­ri­tions dans le film comme Georges La­raque, Col­ton Orr, George Par­ros et Bren­dan Prust.

«C’est im­por­tant que ces gars-là soient dans le film parce que c’est une lettre d’amour en­vers eux», sou­ligne Ba­ru­chel, qui signe avec Goon 2 son pre­mier film à titre de réa­li­sa­teur.

«Et pour les fans de ho­ckey, ça rend le film plus au­then­tique de voir à l’écran ces vrais joueurs. S’ils ont ac­cep­té de jouer dans notre film, ça veut dire qu’ils ap­prouvent et qu’ils aiment ce qu’on fait.»

Goon: le der­nier des durs à cuire prend l’af­fiche ven­dre­di (le 17 mars).

Jay Ba­ru­chel a réa­li­sé lui-même ce nou­veau film.

Dans Goon 2, Seann William Scott re­prend le rôle de Doug, le ba­gar­reur au grand coeur.

Liev Schrei­ber et Seann William Scott dans une scène de Goon 2.

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