LES MEN­TORS RA­CONTENT LEUR EX­PÉ­RIENCE

Si les coachs jouent un rôle dé­ter­mi­nant dans le choix des can­di­dats au dé­but de l’aven­ture de La Voix, les men­tors ont aus­si un rôle im­por­tant à jouer. Ils ac­com­pagnent le coach dans le mon­tage des nu­mé­ros, et les can­di­dats dans l’en­ri­chis­se­ment de leurs

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Sa­muel Pra­dier

L’EX­PÉ­RIENCE DE COR­NEILLE

Avant de de­ve­nir men­tor de Marc Du­pré, Cor­neille a rem­pli les mêmes fonc­tions au­près de Ga­rou, en France. «J’ai vrai­ment tri­pé. C’est rare, après 15 ans de car­rière, de vivre une ex­pé­rience ar­tis­tique qui nous fait tri­per en­core comme au pre­mier jour.» Pour avoir dé­jà ai­dé dif­fé­rents ar­tistes dans le pas­sé, Cor­neille sa­vait qu’il avait la fibre du men­to­rat en lui. «Il y a tou­jours une es­pèce d’ur­gence à La Voix, au­tant une ur­gence dans le temps, que dans l’émo­tion. Ac­com­pa­gner ces gens qui jouent gros, l’en­jeu est as­sez si­gni­fi­ca­tif, et être là sans pré­ten­tion pour les ac­com­pa­gner, j’en sors gran­di et plus humble. Je me sens plus utile.» Le chan­teur au­ra aus­si fait une ren­contre à la­quelle il ne s’at­ten­dait pas. «Quand on se ren­contre entre ar­tistes, on reste sur nos gardes. Il y a tou­jours des sus­cep­ti­bi­li­tés, une com­pé­ti­tion… Avec Marc, je n’avais pas d’af­fi­ni­té préa­lable, mais il y avait un fee­ling. (...) On s’est très vite bien en­ten­dus. On est sen­sibles aux mêmes choses dans les voix des can­di­dats. Tout a été très fa­cile.»

LA SENSIBILITÉ DES SOEURS BOU­LAY

Si elles sont aus­si sen­sibles du­rant les duels, c’est cer­tai­ne­ment parce que les soeurs Bou­lay ont fait de vé­ri­tables ren­contres hu­maines avec les can­di­dats. «Ce qu’on ap­pré­cie le plus dans cette ex­pé­rience, c’est le con­tact hu­main, a ex­pli­qué Mé­la­nie. On as­siste vrai­ment à la nais­sance de dif­fé­rents ar­tistes. Il y en a beau­coup qui ont dé­jà de l’ex­pé­rience, d’autres sont très jeunes et font leurs pre­miers pas. C’est le fun d’as­sis­ter à ça.» Elles ont sur­tout trou­vé dif­fi­cile de se sé­pa­rer de can­di­dats qui ont pour­tant leur place dans le mi­lieu de la mu­sique. Baume sur leurs coeurs sen­sibles, plus de la moi­tié des ar­tistes de l’équipe de Pierre La­pointe sont res­tés dans la course en étant vo­lés par d’autres coachs. Les filles avaient quand même peur d’em­bar­quer dans la grosse ma­chine de La Voix. «Mais on réa­lise que tous les gens qui tra­vaillent sur cette émis­sion sont de beaux hu­mains. J’ai vrai­ment beau­coup ai­mé l’ex­pé­rience même si c’est des heures érein­tantes de tra­vail, des tour­nages de 20 heures par jour.»

L’IM­PLI­CA­TION DE PAUL DA­RAÎCHE

Près de 45 ans de car­rière plus tard, Paul Da­raîche reste im­pres­sion­né par l’in­ten­si­té d’une émis­sion comme La Voix. «Je ne pen­sais pas que c’était comme ça. J’ai re­gar­dé les autres sai­sons, mais c’est fa­cile de faire des choix de­vant sa té­lé­vi­sion. J’ai trou­vé beau­coup plus dif­fi­cile de prendre des dé­ci­sions sur le pla­teau. Mais c’est vrai­ment le fun à vivre.»

Au­tant dans le choix ini­tial des can­di­dats que dans les vols, Paul Da­raîche sou­ligne le tra­vail exem­plaire d’Isa­belle, et il com­prend aus­si son en­goue­ment pour Louis-Paul Gau­vreau. «Je ne suis pas un amou­reux du mé­tal comme Isa­belle l’était dans son ado­les­cence, mais je sais ap­pré­cier toutes sortes de voix. Louis-Paul a quand même un ta­lent par­ti­cu­lier. (...) Et l’in­di­vi­du est très gen­til et très at­ta­chant.» En pé­riode d’écri­ture pour un nou­vel al­bum, il ra­conte que la fougue de la jeu­nesse lui a re­don­né de la vi­gueur. «Ils ont tel­le­ment en­vie de se battre et d’y ar­ri­ver que ça m’a re­don­né de l’éner­gie pour (...) conti­nuer à tra­vailler da­van­tage.»

L’HU­MA­NISME DE MI­CHEL PAGLIARO

Heu­reux d’avoir pu faire par­tie de cette aven­ture, Mi­chel Pagliaro avoue avoir eu du fun. «Ça m’a per­mis de ren­con­trer d’autres gens que je ne connais­sais pas comme Pierre La­pointe ou les autres men­tors. Na­tu­rel­le­ment, c’était aus­si ben le fun de tra­vailler avec Éric, qui est très conscien­cieux, in­tègre et dy­na­mique. Il veut faire du bien. En même temps, en tant que men­tor, on n’a pas un gros bou­lot, mais ça m’a fait plai­sir d’y par­ti­ci­per.» Il a éga­le­ment trou­vé que les can­di­dats étaient très ta­len­tueux et s’en sor­tait bien pour la plu­part avec des contraintes dif­fi­ciles. «Ils chantent des chan­sons qu’ils n’ont pas choi­sies, ils ont beau­coup de stress. Cer­tains ont fait de meilleures per­for­mances aux ré­pé­ti­tions qu’au mo­ment de la per­for­mance. Ça passe très vite, même si par­fois, on ai­me­rait dé­ve­lop­per des choses, mais le temps n’est pas là.» Parce qu’il n’a pas la té­lé chez lui, Pag ne sui­vra pas ses can­di­dats dans les étapes sui­vantes, mais il a af­fir­mé qu’il al­lait les ac­com­pa­gner en pen­sée.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.