NOU­VELLES DRAGONNES

Même si elles pro­viennent d’uni­vers com­plè­te­ment dif­fé­rents, Ca­ro­line Né­ron et Ch­ris­tiane Ger­main, qui fe­ront leurs dé­buts dans l’émis­sion Dans l’oeil du dra­gon, ont une vi­sion sem­blable de l’en­tre­pre­neu­riat.

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND TÉLÉVISION - Yves Le­clerc Le Jour­nal de Qué­bec

Les nou­velles dragonnes qui s’ins­tal­le­ront aux cô­tés de Gil­bert Ro­zon, Mar­tinLuc Ar­cham­bault et Serge Beau­che­min, dans les sièges lais­sés va­cants par Mitch Gar­ber et Da­nièle Hen­kel, ont des par­cours as­sez dif­fé­rents.

Ca­ro­line Né­ron s’est fait connaître comme chan­teuse et co­mé­dienne avant de lan­cer son en­tre­prise de bi­joux et d’ac­ces­soires qui compte au­jourd’hui 20 ma­ga­sins au Ca­na­da et une cen­taine de mul­ti­marques à tra­vers le monde.

Ch­ris­tiane Ger­main, qui n’a pas d’ex­pé­rience de té­lé, sauf lors d’en­tre­vues et de re­por­tages, est une femme d’af­faires d’ex­pé­rience, co­fon­da­trice et co­pré­si­dente de Groupe Ger­main Hô­tels, une en­tre­prise fa­mi­liale qui compte 13 éta­blis­se­ments dans cinq pro­vinces ca­na­diennes.

C’est un amour com­mun en­vers l’en­tre­pre­neu­riat qui a ame­né les deux femmes d’af­faires à se joindre à l’émis­sion qui est de re­tour, lun­di, pour une sixième sai­son, sur les ondes d’ICI Ra­dio-Ca­na­da.

«L’en­tre­pre­neu­riat est un pi­lier im­por­tant de notre éco­no­mie. C’est quelque chose qui a ga­gné des ga­lons au cours des der­nières an­nées, et cette émis­sion est un des élé­ments qui ex­plique ce phé­no­mène. Je pense aus­si que le fait d’être une femme peut aus­si en ins­pi­rer d’autres à se lan­cer dans le monde des af­faires», a in­di­qué Ch­ris­tiane Ger­main, lors d’un en­tre­tien.

NOU­VEAU DÉ­FI

La femme d’af­faires de la Vieille Ca­pi­tale a ac­cep­té de se joindre à l’émis­sion après avoir re­fu­sé une pre­mière in­vi­ta­tion et aus­si une autre pro­ve­nant de Dra­gon’s Den, le pen­dant an­glo-ca­na­dien de cette émis­sion.

«Je n’avais ja­mais, avant les Dragons, in­ves­ti dans une autre en­tre­prise que la mienne. C’était quelque chose de nou­veau pour moi. Les gens qui font ce tra­vail-là, ha­bi­tuel­le­ment, ne prennent pas une dé­ci­sion en 40 ou 45 mi­nutes. J’étais prête lors­qu’on m’a ap­pro­ché à nou­veau lors du dé­part de deux dragons. J’ai fait ma vé­ri­fi­ca­tion di­li­gente, le mo­ment était bon et j’étais prête», a-t-elle men­tion­né.

Ca­ro­line Né­ron a aus­si re­fu­sé une pre­mière fois avant de se lan­cer dans cette nou­velle aven­ture. Comme Ch­ris­tiane Ger­main, elle n’avait ja­mais in­ves­ti dans une en­tre­prise autre que la sienne.

«J’avais peur de l’im­pli­ca­tion que tout ce­la né­ces­si­tait. J’ai ré­flé­chi et j’ai ac­cep­té. L’en­tre­pre­neu­riat est quelque chose que je pousse quo­ti­dien­ne­ment au­tour de moi. J’aime sti­mu­ler mon monde, don­ner un coup de pouce et éla­bo­rer des stra­té­gies. C’est quelque chose de na­tu­rel, et j’adore ça. C’est quelque chose que je fai­sais dé­jà», a-t-elle fait re­mar­quer. Ca­ro­line Né­ron ra­conte qu’elle était un peu et même beau­coup trop em­pa­thique lors des pre­miers en­re­gis­tre­ments. «J’étais prête à ac­com­pa­gner tous les can­di­dats dans leurs pro­jets. Je n’étais pas ca­pable de dire non», a-t-elle lais­sé tom­ber, pré­ci­sant qu’elle s’était ajus­tée en cours de route.

La chan­teuse, co­mé­dienne et femme d’af­faires a le sou­ve­nir en­core frais, lors­qu’elle a bâ­ti son en­tre­prise, d’avoir fait face à des murs.

«Une en­tre­prise, ce n’est pas seule­ment une his­toire des chiffres. Il n’y a pas de che­min par­fait ou une seule fa­çon de faire. Je n’avais pas de plan d’af­faires lorsque j’ai lan­cé mon en­tre­prise. On ne sait ja­mais avec cer­ti­tude qui va per­cer dans ce do­maine. Tout est une ques­tion de coeur, de vo­lon­té et d’éner­gie», a-t-elle men­tion­né.

JEUNES CAN­DI­DATS

Ch­ris­tiane Ger­main in­dique que la moyenne d’âge des can­di­dats qui ont sou­mis leurs can­di­da­tures avait di­mi­nué com­pa­ra­ti­ve­ment aux der­nières sai­sons.

«C’est sur­pre­nant de voir comment cette émis­sion est re­gar­dée par des jeunes. Il y en a plus, ils ar­rivent très édu­qués et ils veulent se lan­cer en af­faires. C’est pour eux un choix de car­rière et c’est un bon si­gnal», a-t-elle fait sa­voir.

Con­trai­re­ment à sa col­lègue dra­gonne, Ch­ris­tiane Ger­main n’avait pas l’ex­pé­rience des pla­teaux et des stu­dios de té­lé­vi­sion. Elle avoue avoir été très in­ti­mi­dée.

«Après la pre­mière jour­née, je ne pen­sais pas pou­voir me rendre à la der­nière. J’étais dans tous mes états. J’ai vé­cu beau­coup de ner­vo­si­té, de stress et de ques­tion­ne­ments. Tout était nou­veau pour moi. J’étais com­plè­te­ment en de­hors de ma zone de confort. Ce fut une ex­pé­rience for­mi­dable», a-t-elle lais­sé tom­ber.

Dans l’oeil du dra­gon est dif­fu­sée les lun­dis à 20h à Ici Ra­dio-Ca­na­da.

SA­ME­DI 1ER AVRIL 2017

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