LES SINNERS S’ÉCLATENT AVEC JEFFERSON AIRPLANE ET GREATEFUL DEAD

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND -

Les Sinners, l’un des pre­miers

ga­rage band fran­co­phones au Qué­bec, se pro­dui­saient de fa­çon qua­si quo­ti­dienne au Pa­villon de la jeu­nesse du­rant les pre­miers mois de l’Ex­po.

«Les Sinners, pour la pé­riode, c’était pro­ba­ble­ment le groupe le plus cou­ru, a in­di­qué Ro­ger La Roche. Ils of­fraient un show, dans le sens où leurs pres­ta­tions étaient to­ta­le­ment im­pré­vi­sibles. Si le drum­mer dé­ci­dait qu’il était tan­né de ses drums, ce soir-là, il les dé­mo­lis­sait. Ils lan­çaient leurs gui­tares dans la foule... Ils étaient pro­vo­ca­teurs, mais ils ont eu de bons suc­cès.»

Le chan­teur Charles Pré­vost Lin­ton, qui était le bas­siste du groupe à l’époque, se sou­vient très bien de son été à l’Ex­po. Du­rant ces quelques mois, il a eu la chance de cô­toyer une foule d’ar­tistes, dont les for­ma­tions amé­ri­caines Gra­te­ful Dead, Jefferson Airplane et Big Bro­ther and the Hol­ding Com­pa­ny, le groupe de Ja­nis Jo­plin.

«Nous avons eu beau­coup de plai­sir à cô­toyer tous ces gens­là. Nous étions des ado­les­cents. C’était un rêve de­ve­nu réa­li­té pour nous», a ex­pli­qué ce­lui que les plus jeunes connaissent en tant que chan­teur des hymnes na­tio­naux du Ca­na­dien, rôle qu’il a te­nu pen­dant 12 ans, jus­qu’en 2014.

«Nous, on fai­sait une pre­mière par­tie ou un set, puis le groupe ve­dette fai­sait son set. Après, on rem­bar­quait et on jam­mait en­semble, a-t-il ajou­té. Nous avions une grande li­ber­té. Il n’y avait pas de gardes du corps qui par­laient dans leur manche. C’était le free for all. Vous pou­vez vous ima­gi­ner que ces gens-là fu­maient du pot. Ils n’avaient pas peur de grand­chose.»

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