LA COM­PLI­CI­TÉ RE­TROU­VÉE

Même si huit ans ont pas­sé de­puis le suc­cès monstre de De père en flic au box-office, les co­mé­diens Mi­chel Cô­té et Louis-Jo­sé Houde ne se sont pas fait prier long­temps avant d’ac­cep­ter de re­prendre leurs rôles dans la suite de la po­pu­laire co­mé­die po­li­ciè

Le Journal de Montreal - Weekend - - NEWS - MAXIME DEMERS Le Jour­nal de Mon­tréal maxime.demers @que­be­cor­me­dia.com

« De père en flic a tel­le­ment été un beau suc­cès, ob­serve Cô­té en rap­pe­lant que le film avait réus­si l’ex­ploit de sé­duire tant la cri­tique que le pu­blic (10,5 mil­lions $ au box-office) lors de sa sor­tie en salles en juillet 2009.

« Ce n’est pas le genre de chose qu’on a sou­vent la chance de vivre dans une car­rière d’ac­teur. Et en plus, De père en

flic avait été tel­le­ment le fun à tour­ner. Quand on m’a par­lé de la pos­si­bi­li­té de faire une suite, j’ai tout de suite été in­té­res­sé. Je n’ai pas vrai­ment hé­si­té. »

L’hu­mo­riste Louis-Jo­sé Houde avoue quant à lui qu’il avait un peu plus de ré­serves à l’idée de re­vi­si­ter son per­son­nage de Marc, ce jeune po­li­cier qui est tou­jours à cou­teaux ti­rés avec son père, le com­man­dant Jacques La­roche (Cô­té).

« Je di­rais que c’était plus de la pru­dence que de la ré­ti­cence, nuance Louis-Jo­sé Houde. Mais en même temps, c’était sûr que j’al­lais dire oui. Si j’avais dit non, tout le monde m’au­rait haï !

« Une des choses que j’ai ai­mées, c’est qu’Émile (Gau­dreault, le réa­li­sa­teur) a pris le temps de faire d’autres films entre les deux De père en flic. Il ne s’est pas gar­ro­ché sur une suite pen­dant que c’était hot. Il a at­ten­du d’avoir la bonne idée. Ç’a pris huit ans avant qu’on fasse une suite et je trouve que c’est une bonne chose. »

UNE THÉ­RA­PIE DE COUPLES EN FO­RÊT

Le fait que huit ans sé­parent les sor­ties du pre­mier et du se­cond De père en

flic a per­mis à Émile Gau­dreault et ses scé­na­ristes (Éric K. Bou­lianne et Sé­bas­tien Ra­va­ry) de faire évo­luer la re­la­tion entre les deux per­son­nages.

Ain­si, dans De père en flic 2, le com­man­dant Jacques La­roche (Cô­té) n’est plus l’ombre du su­per-po­li­cier qu’il était dans le pre­mier film. Il est main­te­nant ha­bi­té par la peur de vieillir. Il s’en­traîne, s’est fait ta­touer les bras pour avoir l’air plus jeune et re­cherche l’âme soeur sur in­ter­net.

Quant à Marc (Houde), il a pris du ga­lon de­puis le pre­mier film.

« Marc a gra­vi les éche­lons dans la hié­rar­chie, sou­ligne Louis-Jo­sé Houde. Il est plus sûr de lui-même et il est plus res­pec­té. On sent qu’il a pris sa place par rap­port à son père. Je trouve ça in­té­res­sant que ce ne soit pas un autre film sur les re­la­tions dif­fi­ciles entre mon per­son­nage et son père. C’est en­core pré­sent. Mais il y a plus que ce­la. »

Rap­pe­lons que dans le pre­mier film, Jacques et Marc in­fil­traient une thé­ra­pie pères-fils pour ten­ter de se rap­pro­cher de l’avo­cat d’un groupe de mo­tards. Dans De père en flic 2, Marc in­fil­tre­ra cette fois-ci un groupe de thé­ra­pie de couples en fo­rêt avec sa blonde po­li­cière (Karine Vanasse), dans le but d’es­sayer de faire par­ler un membre im­por­tant de la ma­fia (Pa­trice Ro­bi­taille) qu’il sur­veille de­puis des an­nées.

Jacques au­ra aus­si bien sûr son rôle dans l’opé­ra­tion, en se fai­sant pas­ser pour un thé­ra­peute aux tech­niques dou­teuses.

« C’est tou­jours plus dif­fi­cile pour un ac­teur de jouer dans une suite parce qu’on re­prend un rôle que les gens connaissent dé­jà et qu’il y a for­cé­ment moins de sur­prises, ex­plique Mi­chel Cô­té. Comme les gens connaissent dé­jà notre éner­gie, à Louis-Jo­sé et moi, c’était très im­por­tant que les per­son­nages aient évo­lué dans la suite. Et je trouve qu’Émile (Gau­dreault) a bien com­pris ce­la. Dans De père en flic 2, mon per­son­nage est vrai­ment sur la pente des­cen­dante parce qu’il vieillit. Ça fait en sorte que sa re­la­tion avec son fils a chan­gé. Je trouve que ça cor­res­pond à la vie. »

UNE QUES­TION DE CHIMIE

La com­pli­ci­té entre Mi­chel Cô­té et Louis-Jo­sé Houde avait été une des clés du suc­cès du pre­mier De père en

flic. Se­lon Mi­chel Cô­té, la chimie entre les deux co­mé­diens a re­fait sur­face dès le pre­mier jour du tour­nage de la suite.

« On a re­pris là où on s’était lais­sés il y a huit ans, re­late Cô­té. Même qu’à la deuxième jour­née de tour­nage, j’ai dit à Louis-Jo­sé qu’il était en­core meilleur qu’avant. Je trouve que Louis-Jo­sé a une belle éner­gie. J’ai tou­jours dit qu’il pour­rait être un de mes fils ! Il a les mêmes va­leurs dans la vie que mes en­fants. Ça clique bien entre nous. On a du fun en­semble et je pense que ça pa­raît à l’écran. »

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