Un tour­nant dans la car­rière de JOËLLE LANCTÔT

L’an pas­sé, le met­teur en scène Serge Pos­ti­go se­mait la contro­verse en fai­sant des au­di­tions pu­bliques pour consti­tuer le cas­ting de Ma­ry Pop­pins. Pos­ti­go a choi­si une in­con­nue du grand pu­blic, Joëlle Lanctôt, pour in­car­ner le rôle-titre, ain­si que Jean-F

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - SANDRA GODIN Le Jour­nal de Qué­bec

La co­mé­die mu­si­cale lé­gen­daire de Dis­ney, Ma­ry Pop­pins, se­ra pré­sen­tée tout l’été à la Salle Al­bert-Rous­seau de Qué­bec. Après avoir conquis 80 000 spec­ta­teurs à Mon­tréal, un re­cord pour la plus grosse pro­duc­tion de Juste pour rire, Joëlle Lanctôt et Jean-Fran­çois Pou­lin ont été louan­gés par les cri­tiques.

«C’est cer­tain que je suis contente qu’on m’ait don­né cette confiance», confie Joëlle Lanctôt, 31 ans, at­ta­blée dans un res­tau­rant de Qué­bec en com­pa­gnie de Re­né Si­mard, qui fait aus­si par­tie de la dis­tri­bu­tion.

«Mais ça va plus loin que moi, jus­ti­fie-t-elle. Je trouve que c’est por­teur d’es­poir qu’il y ait des gens qui prennent des risques, qui ouvrent les valves et font en­trer de la re­lève, des nou­veaux vi­sages, pour tous mes col­lègues que je vois sor­tir des écoles, qui ont moins d’op­por­tu­ni­tés et qui n’en au­ront peut-être ja­mais.»

«Je suis quand même tom­bée de ma chaise d’ap­prendre que j’al­lais pas­ser de rien ‘‘pan­toute’’ à Ma­ry Pop­pins, ajoute-t-elle. Je n’en de­man­dais pas tant. Pour moi, c’est une im­mense chance. Ça prend LA pe­tite op­por­tu­ni­té pour se tailler une place et se faire rap­pe­ler.»

UN CAMP D’ENTRAÎNEMENT

Joëlle Lanctôt s’est en­traî­née seule pen­dant quatre mois avant de prendre part aux ré­pé­ti­tions. Tous les ar­tistes de la dis­tri­bu­tion se sont en­traî­nés 8000 heures au to­tal.

« Ç’a été un camp d’entraînement. Je m’en­traî­nais tous les jours, les ab­dos, les dor­saux. J’avais des en­traî­ne­ments pour des vols acro­ba­tiques. J’ai eu des cours de bal­let pour la pos­ture, et des cours de chant, parce que je n’étais pas ha­bi­tuée à la cou­leur ly­rique.»

En cam­pant Mr. Banks, Re­né Si­mard en­dosse un rôle aux an­ti­podes de ce qu’il a dé­jà joué. Exit le Re­né Si­mard en­joué tel qu’on le connaît. L’homme fait place à un per­son­nage sombre. «Je joue beau­coup, dit-il. Il ne fal­lait pas re­con­naître Re­né Si­mard. Pour moi, ç’a été une belle école.»

Pour Qué­bec, les ar­tistes ont aus­si pris part à des ré­pé­ti­tions. Il faut dire que l’im­mense pro­duc­tion a né­ces­si­té cer­tains chan­ge­ments à la scène. Les co­mé­diens ont dû re­voir leurs dé­pla­ce­ments.

«La salle est plus étroite, mais plus pro­fonde que le St-De­nis. Il faut se ré­ap­pro­prier nos re­pères», sou­ligne Re­né Si­mard.

EN­CORE AUX ÉTUDES

Pour l’ins­tant, Joëlle Lanctôt ne pense pas trop à ce qui vien­dra après Ma­ry

Pop­pins. Elle en­ta­me­ra cet au­tomne son doc­to­rat en psy­cho­lo­gie, son «cous­sin de sé­cu­ri­té».

«Mais je vais prendre les op­por­tu­ni­tés, et je vais me dé­fendre en au­di­tion», dit celle qui ai­me­rait pour­suivre en co­mé­die mu­si­cale, qui lui pro­cure un «plai­sir in­éga­lé», mais qui sou­haite sim­ple­ment conti­nuer à tra­vailler.

Ma­ry Pop­pins est pré­sen­tée à la Salle Al­bert-Rous­seau du 5 juillet au 20 août.

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