« NOUS NE SOMMES PAS UN GROUPE MÉ­TAL » – Co­rey Tay­lor

La grande pa­tience des fans de Stone Sour est en­fin ré­com­pen­sée. Après un si­lence de quatre longues an­nées, la for­ma­tion amé­ri­caine est de re­tour avec une nou­velle col­lec­tion de chan­sons. Un al­bum, se­lon le chan­teur­gui­ta­riste Co­rey Tay­lor, qui est peut-êt

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - YVES LE­CLERC

Co­rey Tay­lor est un homme oc­cu­pé. Il chante avec les groupes Slipk­not et Stone Sour et il est par­fois ac­teur dans ses rares temps libres. Son agen­da est bien rem­pli.

Après avoir mis fin à un cycle de tour­nées –qui a du­ré trois ans– avec Slipk­not, Co­rey Tay­lor a pu re­nouer avec le groupe qu’il a fon­dé en 1992.

Lan­cé ce 30 juin, Hy­dro­grad est le sixième al­bum stu­dio de cette for­ma­tion, qui, comme Slipk­not, a vu le jour à Des Moines en Io­wa.

MEILLEURES CHAN­SONS POSSIBLE

«On a pris notre temps pour écrire les nou­velles chan­sons et on les a ré­pé­tées énor­mé­ment avant d’en­trer en stu­dio. Il était im­por­tant, pour ce disque, d’ar­ri­ver avec notre meilleur ma­té­riel. On a sen­ti lors du pro­ces­sus de créa­tion qui s’est fait du­rant les pauses de tour­nées avec Slipk­not que le pro­duit fi­ni était pour être in­té­res­sant », a lan­cé le chan­teur de 43 ans, lors d’un en­tre­tien té­lé­pho­nique.

Stone Sour, in­dique-t-il, n’avait pas d’autre but, pour cet al­bum, que d’écrire les meilleures chan­sons possible.

«On vou­lait que les gens se sentent bien en écou­tant ce disque et que le plai­sir soit pré­sent de la pre­mière à la der­nière chan­son. On s’est amu­sé, on a ri tous les jours et on a pas­sé beau­coup de temps en­semble. On a eu du plai­sir à faire cet al­bum», a-t-il ajou­té.

Co­rey Tay­lor pré­cise que Stone Sour, contrai­re­ment à ce que les gens peuvent pen­ser, n’est pas un groupe mé­tal.

«On a tou­jours dit ça de nous, mais ce n’est pas vrai. Stone Sour est un groupe rock’n’roll qui va dans toutes les di­rec­tions. Et c’est quelque chose qui trans­pa­raît plus sur Hy­dro­grad. Oui, il y a des mo­ments qui sont plus hea­vy que ce qu’on a fait par le pas­sé, mais on re­trouve aus­si des pièces très rock’n’roll, nos in­fluences punk et on re­trouve même une pe­tite touche coun­try sur St. Ma­rie. C’est très di­ver­si­fié», a-t-il fait re­mar­quer.

Le chan­teur-gui­ta­riste ap­pré­cie le mé­lange «old school» et mo­der­ni­té que l’on re­trouve sur cet al­bum.

«C’est un disque que l’on a en­re­gis­tré sans faire trop de re­touches et c’est quelque chose que l’on res­sent, je crois, en écou­tant l’al­bum. Les chan­sons sont in­croyables et ça, au-de­là de tout, c’est la base du suc­cès», a-t-il af­fir­mé.

GUERRE DE MOTS

L’ar­ri­vée du bas­siste Joh­ny Chow et du gui­ta­riste Ch­ris­tian Mar­tuc­ci au sein de la for­ma­tion est un élé­ment, pré­cise Co­rey Tay­lor, qui n’est pas étran­ger à la qua­li­té du ma­té­riel que l’on re­trouve sur Hy­dro­grad.

«Les nou­veaux mu­si­ciens sont ar­ri­vés avec des idées fortes et in­té­res­santes, et c’était ins­pi­rant. On a pu se chal­len­ger mu­si­ca­le­ment sans que ce­la pro­voque des ques­tion­ne­ments. Le pro­ces­sus d’écri­ture s’est fait plus fa­ci­le­ment. Tout le monde a contri­bué à la créa­tion de cet al­bum», a fait sa­voir le chan­teur.

Quelques jours avant l’en­tre­vue, Chad Kroe­ger, chan­teur et gui­ta­riste de Ni­ckel­back, a ali­men­té à nou­veau la guerre des mots en­ta­mée avec Co­rey Tay­lor, in­di­quant que le groupe ca­na­dien était bien meilleur que Stone Sour, qui, a-t-il dit, sonne comme du Ni­ckel­back «light».

«Je n’en ai rien à foutre de ce que Chad Kroe­ger peut dire à pro­pos de moi et de Stone Sour. C’est stu­pide tout ça ! Il de­vrait plu­tôt s’oc­cu­per de ses af­faires et pas­ser plus de temps sur ses chan­sons. Sa mu­sique se­rait peut-être meilleure», a-t-il lais­sé tom­ber, mor­dant bien ses lèvres, afin d’évi­ter d’en ajou­ter.

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