DANS LES COU­LISSES DE ROUE DE FORTUNE CHEZ VOUS !

Les cap­sules de l’émis­sion ne durent peut-être que trois mi­nutes, mais elles exigent une pré­pa­ra­tion énorme, et une pe­tite équipe ac­com­plit un tra­vail co­los­sal chaque jour ! Sui­vez notre jour­na­liste et Anick Du­mon­tet dans les cou­lisses du tour­nage.

Le Journal de Montreal - Weekend - - NEWS - DA­NIEL DAIGNAULT

Anick Du­mon­tet est une mar­chande de bon­heur. De­puis neuf ans, elle anime avec en­thou­siasme l’émis­sion Roue de

fortune chez vous !, qui fait des heu­reux par­tout au Qué­bec. « On fait 55 émis­sions chaque an­née. C’est énorme parce que ce ne sont pas des émis­sions faites en studio. Et c’est le ha­sard qui dé­cide où nous al­lons nous rendre ! » dit Anick. Si vous ache­tez un billet de Roue de

fortune et que vous ob­te­nez trois roues, vous de­ve­nez alors au­to­ma­ti­que­ment la ve­dette d’une des émis­sions. « Tout de suite, la per­sonne sait qu’elle est ga­gnante parce qu’elle est as­su­rée de rem­por­ter au moins 25 000 $. Ça peut mon­ter jus­qu’à un mil­lion de dol­lars. Cet as­pect m’em­balle : la pos­si­bi­li­té, grâce à ce jeu et à cette émis­sion, de chan­ger vrai­ment la vie des gens. »

UN JEU QUI FAS­CINE

Tout le monde aime ce jeu et sou­haite tour­ner la fa­meuse roue un jour. « C’est le plus vieux jeu de ha­sard au monde, et c’est le plus fas­ci­nant ! Je me fais dire tous les jours : “Quand viens-tu dans ma cour ?” Je suis choyée de pou­voir rendre les gens heu­reux en ani­mant cette émis­sion. On est bran­chés sur la “vraie vie”. Je dis sou­vent que je joue à la fée des dents, et lorsque j’ar­rive, tout le monde sou­rit ! »

Qu’ar­rive-t-il lors­qu’une per­sonne dé­croche le mil­lion ? « Les gens qui ont le moins de réactions sont sou­vent ceux qui gagnent le gros lot. Ils sont sous le choc ! » Et quand l’émis­sion prend fin ? « Ça vire sou­vent en par­ty. Les gens ont ce qu’il faut pour faire la fête, cer­tains ont du cham­pagne, au cas où ils rem­por­te­raient le mil­lion. Le rêve le plus fré­quent des par­ti­ci­pants est de de­ve­nir pro­prié­taire. Les gens veulent aus­si voya­ger, beau­coup de per­sonnes n’ont pas la pos­si­bi­li­té de prendre de vacances ou n’ont ja­mais pris l’avion, ils veulent concré­ti­ser ce pro­jet. »

TOUR­NAGES MÉ­MO­RABLES

Pour cha­cun des tour­nages, les deux re­cher­chistes ob­tiennent d’abord les ren­sei­gne­ments né­ces­saires au su­jet de la per­sonne qu’Anick va ren­con­trer, et du­rant la réunion d’équipe, tout le monde tra­vaille à éta­blir le concept qui met­tra le ga­gnant en va­leur, en par­lant de ses pas­sions ou en se prê­tant à une ac­ti­vi­té qu’il aime. « Notre but est de faire une mi­ni­té­lé­réa­li­té avec les ga­gnants que nous ren­con­trons. Les gens s’y re­con­naissent, ils s’iden­ti­fient aux par­ti­ci­pants. Quand on tourne, il faut al­ler di­rec­te­ment au coeur des choses, car je n’ai que deux mi­nutes pour pré­sen­ter la per­sonne. Il faut que ce soit pun­ché.»

Au fil des ans, Anick a fait beau­coup de ren­contres, et elle a en­core en tête le jour où l’un des ga­gnants lui a ap­pris

que son chat ai­mait na­ger. « J’adore les chats, et ce­lui-ci était vrai­ment spé­cial : il écou­tait comme un chien, et il m’a même don­né un bec! Quand le ga­gnant m’a dit que son chat ai­mait na­ger, je ne le croyais pas, mais nous sommes al­lés dans sa pis­cine, et – sans blague – le chat s’est bai­gné avec nous. Il na­geait comme un pe­tit chien, c’était for­mi­dable! »

Anick a vé­cu des tour­nages mé­mo­rables.« On a fait des tours de Fer­ra­ri, et on a es­sayé la plus grande ty­ro­lienne du Qué­bec. C’est aus­si agréable de s’at­tar­der à ce qui dis­tingue la per­sonne dans son quo­ti­dien. » Chaque émis­sion né­ces­site plu­sieurs heures de tour­nage : in­utile de dire que, dans les vé­hi­cules de tour­nage, on re­trouve beau­coup de crème so­laire, du chasse-mous­tiques, de l’eau et des bois­sons éner­gi­santes !

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