UN SÉ­JOUR AU BIC

Le Journal de Montreal - Weekend - - THÉÂTRE WEEKEND -

L’ar­chi­pel des îles du Bic couvre une su­per­fi­cie to­tale de 33 km2, dont près de la moi­tié re­pré­sente une su­per­fi­cie ma­rine. For­mé d’un cha­pe­let d’îlots, de ré­cifs et de caps dres­sés vers la mer, une en­fi­lade de baies et d’anses aux jo­lis noms se des­sine : anse à Mouille-Cul, anse à Ca­pe­lans, anse à Da­mase… Ses îles et ses caps ont aus­si des noms qui amusent l’ima­gi­na­tion : île Brû­lée, île au Mas­sacre, île aux Amours…

Et le tout est d’une beau­té sai­sis­sante ! Si on grimpe jus­qu’au pic Cham­plain, la plus haute mon­tagne de la ré­gion, on voit le fleuve et les îles s’éti­rer vers l’in­fi­ni. Un ta­bleau qui se gra­ve­ra dans votre mé­moire long­temps. On se rend au pic Cham­plain à pied, par le sen­tier, ou si on pré­fère, on prend la na­vette qui y monte toutes les de­mi-heures, en écou­tant un guide in­ter­prète nous par­ler de l’his­toire, des légendes et de la faune…

LE PA­RA­DIS DES ORNITHOLOGUES

Au­tre­fois lieu de vil­lé­gia­ture pri­sé par les Amé­ri­cains et les Ca­na­diens an­glais for­tu­nés, ce parc ma­rin fait main­te­nant le bon­heur des ornithologues, ran­don­neurs et ama­teurs de plein air. Des cen­taines d’oiseaux ha­bitent le ter­ri­toire, dont une im­por­tante co­lo­nie d’ei­ders à du­vet. Le long des fa­laises, où le vent est pro­pice aux gros vo­la­tiles, il n’est pas rare d’ob­ser­ver quelques cen­taines d’oiseaux de proie en une seule jour­née.

Dans les anses et les baies, on sur­prend aus­si des co­lo­nies de phoques qui se pré­lassent au so­leil. L’ani­mal, qui ré­side toute l’an­née dans l’es­tuaire, est d’ailleurs de­ve­nu l’em­blème du parc. Vers la mi-juillet, le phoque gris vient lui te­nir com­pa­gnie. On peut les voir à la Pointe-aux-Épi­nettes, lorsque la ma­rée est haute et dans le sec­teur de Cap-Caribou, lors­qu’elle est basse.

PAY­SAGES ENCHANTEURS

Dans ce parc ma­rin, les ran­don­neurs dis­posent de 25 ki­lo­mètres de sen­tiers pour la ran­don­née pé­destre, les­quels tra­versent des pay­sages enchanteurs avec de su­perbes points de vue.

Le parc compte éga­le­ment 15 ki­lo­mètres de sen­tiers de vé­lo. En com­pa­gnie de guides na­tu­ra­listes, ju­melles en main, ils peuvent dé­cou­vrir les plantes rares qui fleu­rissent sur les caps ro­cheux, faire des ran­don­nées noc­turnes, as­sis­ter à des ac­ti­vi­tés de dé­cou­vertes en soi­rée ou Dans les anses et les baies, il n’est pas rare de voir des co­lo­nies de phoques, em­blèmes du parc. sim­ple­ment contem­pler la na­ture en­vi­ron­nante.

Et s’ils veulent sé­jour­ner dans le parc, les vi­si­teurs ont ac­cès à 190 em­pla­ce­ments de cam­ping, dont cer­tains amé­na­gés avec eau et élec­tri­ci­té, et d’autres sans ser­vice. Ils peuvent aus­si dor­mir dans une yourte ou une tente Hut­to­pia.

Le pic Cham­plain est la plus haute mon­tagne de la ré­gion, avec ses 346 mètres.

Les pay­sages enchanteurs du Bic char­me­ront à coup sûr les ama­teurs de plein air.

L’ar­chi­pel est for­mé d’îlots, de ré­cifs et de caps.

ÎLES DU BIC

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