MER­VEILLES POR­TU­GAISES

Au beau mi­lieu de l’At­lan­tique se trouve un ar­chi­pel por­tu­gais de neuf îles au ca­rac­tère unique. Dé­cou­vrez les Açores et quelques-unes de leurs mer­veilles.

Le Journal de Montreal - Weekend - - VACANCES - CA­THE­RINE LE­FEBVRE Agence QMI

LES BAINS THERMAUX

Sur l’île prin­ci­pale de l’ar­chi­pel, São Mi­guel, l’ac­ti­vi­té vol­ca­nique fait en sorte que des sources ther­males, ap­pe­lées « cal­dei­ras », se re­trouvent un peu par­tout. Les bas­sins sont rem­plis na­tu­rel­le­ment d’eau à en­vi­ron 40 °C. Si­tuées en na­ture dans la ré­serve na­tu­relle Cal­dei­ra Vel­ha ain­si que dans le pe­tit village de Fur­nas, elles sont un ar­rêt obli­gé, sur­tout après une jour­née de ran­don­née. Le comble du charme : ça ne coûte qu’entre deux et quatre eu­ros pour y ac­cé­der.

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LA CUI­SINE DES AÇORES

Les « cal­dei­ras » ne servent pas seule­ment à dé­tendre les ran­don­neurs. Cer­taines d’entre elles contiennent de l’eau bouillante, l’idéal pour faire cuire des plats pen­dant plu­sieurs heures, comme le fa­meux « co­zi­do das fur­nas ». Pour le pré­pa­rer, on rem­plit une mar­mite de dif­fé­rents in­gré­dients et on la plonge dans la « cal­dei­ra ». Le mets com­porte ha­bi­tuel­le­ment du porc, du boeuf, du chou, des pommes de terre ou autres tu­ber­cules, des ca­rottes, du chou­ri­ço et du bou­din. Dans la mu­ni­ci­pa­li­té de Fur­nas, plu­sieurs res­tau­rants offrent ce plat ty­pique, mais il vaut mieux ré­ser­ver.

www.res­tau­ran­te­to­nys.pt

LE PA­RA­DIS DE LA RAN­DON­NÉE

D’une île à l’autre, et même sur une même île, les pay­sages dé­filent, mais ne se res­semblent pas. À São Mi­guel seule­ment – une île d’une su­per­fi­cie de 760 km2, soit en­vi­ron le double de celle de Mon­tréal –, on passe des col­lines ver­doyantes où les vaches broutent à flanc de fa­laises à des fo­rêts de grands co­ni­fères, en pas­sant par une jungle dense et hu­mide. Par­tout, il y a des sen­tiers pour s’aven­tu­rer, prendre le temps de contem­pler toute la beau­té qui nous en­toure et aus­si nous de­man­der pour­quoi nous n’avons pas vi­si­té les Açores plus tôt !

www.trails.vi­si­ta­zores.com

LE THÉ

São Mi­guel est le seul en­droit où on cultive le thé en Europe. Les col­lines au nord-est de l’île près du village de Maia et l’air frais qui cir­cule constam­ment grâce à l’océan aident à sa culture. À la plan­ta­tion Chá Gor­rea­na, cette tra­di­tion re­monte à 1883. Sur place, on peut suivre toutes les étapes de trans­for­ma­tion du thé vert ou noir, le dé­gus­ter et même l’ac­com­pa­gner d’une pâ­tis­se­rie dans le pe­tit ca­fé à l’en­trée.

www.gor­rea­na.pt

RIBEIRA GRANDE

Afin de bien prendre le pouls de la vie in­su­laire, on se rend dans la mu­ni­ci­pa­li­té de Ribeira Grande, si­tuée du cô­té nord de São Mi­guel. Pen­dant que les adeptes de surf dé­am­bulent sur la plage de sable noir, les fa­milles se baignent dans la pis­cine mu­ni­ci­pale ins­tal­lée aux abords de la mer agi­tée. Les amou­reux, eux, se ba­ladent bras des­sus, bras des­sous sur la pro­me­nade avant de se po­ser à une ter­rasse au so­leil, verre de vin à la main.

De plus, Ribeira Grande n’est qu’à 20 mi­nutes de voi­ture de Pon­ta Del­ga­da, la ca­pi­tale, et non loin de plu­sieurs autres at­traits comme La­goa do fo­go, ce ma­gni­fique lac for­mé dans le creux d’une mon­tagne.

Pour dor­mir, l’au­berge A Ca­sa da Cas­ca­ta offre des chambres avec salle de bain pri­vée ou à l’étage, une cui­sine à par­ta­ger et une mi­gnonne ter­rasse à l’ar­rière.

www.aca­sa­da­cas­ca­ta.com

LES PIS­CINES NA­TU­RELLES

Si l’eau est sou­vent trop froide et les vagues trop fortes pour se bai­gner dans la mer aux Açores, plu­sieurs pis­cines na­tu­relles se sont for­mées à même les amon­cel­le­ments de roches vol­ca­niques. L’eau qui s’y trouve a donc le temps d’être ré­chauf­fée par le so­leil, mais de­meure ra­fraî­chis­sante. Coup de coeur pour la pis­cine na­tu­relle de Mos­tei­ros. Après une ran­don­née à Sete Ci­dades, ce­la ter­mine à mer­veille une jour­née par­faite.

FLORES

L’île de Flores est le point le plus à l’ouest de l’Europe. Avec l’île de Cor­vo, elles se si­tuent d’ailleurs sur la plaque tec­to­nique nord-amé­ri­caine plu­tôt qu’eur­asienne. D’au­tant plus à l’écart que les autres îles des Açores, Flores pos­sède un cô­té sau­vage in­com­pa­rable. Ses mon­tagnes cou­vertes d’une flore bien sou­vent en­dé­mique, ses nom­breux cra­tères vol­ca­niques de­ve­nus des la­gons en al­ti­tude et ses pe­tits vil­lages d’une cen­taine d’ha­bi­tants font de Flores une des­ti­na­tion bien par­ti­cu­lière. C’est comme si le temps s’était ar­rê­té. Dire à quel point ça pro­cure un bien im­mense !

www.ca­sas­da­cas­ca­ta.com

Le village de Sete Ci­dades et son lac ma­jes­tueux sont un must sur l’îIe de São Mi­guel.

Les bains thermaux Poa da Do­na Bei­ja Fur­nas, sur l’île de São Mi­guel, dans l’ar­chi­pel des Açores.

L’au­berge A Ca­sa da Cas­ca­ta, à Ribeira Grande.

Que ce soit sur des che­mins ba­li­sés ou plus ac­ci­den­tés, les îles des Açores ré­jouissent les ran­don­neurs de tous les ni­veaux.

Les pis­cines na­tu­relles de Mos­tei­ros à l’ouest de São Mi­guel.

L’île de Flores, l’île aux fleurs, est un bi­jou de na­ture à l’état pur.

Le co­zi­do das fur­nas, plat ty­pique de São Mi­guel.

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