Les charmes mul­tiples des Mille-Îles

GANANOQUE, On­ta­rio | Les Mille-Îles fas­cinent lors­qu’on les voit de l’ex­té­rieur, soit du pont in­ter­na­tio­nal ou des routes sur ses rives. Quand on les voit de l’in­té­rieur, le spec­tacle est en­core plus gran­diose, avec des mon­ti­cules de gra­nit qui émergent d

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - JADRINO HUOT Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Daniel Théo­rêt na­vigue dans ce sec­teur de­puis 25 ans. Jeune gar­çon, il se sou­vient d’avoir vu ce cha­pe­let de perles se­mées sur le fleuve du haut du pont qu’il tra­ver­sait sou­vent avec son père lors de voyages aux États-Unis.

« Je suis tom­bé en amour avec ce coin de pays et, une fois ici, je ne suis ja­mais re­par­ti », avoue l’homme de 61 ans, ori­gi­naire de La­val.

PLAN DE RETRAITE

Avec sa conjointe Ju­lie Cha­bot, il s’est por­té ac­qué­reur en 2015 d’une pe­tite oa­sis de paix sur ses berges afin de par­ta­ger sa pas­sion avec les vi­si­teurs. Il connaît tous les coins et re­coins des Mille-Îles, ce qui en fait un guide hors pair pour dé­cou­vrir l’ensemble de leurs se­crets.

De sa base, Har­mer’s Cot­tages, au coeur de la zone à Gananoque, il met tout à la dis­po­si­tion du tou­riste pour que, à son tour, il s’amou­rache de ces mer­veilles na­tu­relles. Cha­lets co­quets et pe­tite plage de sable qui in­vitent au far­niente sur terre ; lo­ca­tion de ca­not et d’em­bar­ca­tions à mo­teur, ain­si que ser­vice de na­vette pour pro­fi­ter plei­ne­ment des ac­ti­vi­tés nau­tiques.

« Je ne re­grette pas mon choix, car, après 25 ans, je trouve ces lieux tou­jours aus­si ex­tra­or­di­naires », re­late ce jeune re­trai­té du do­maine de la construc­tion in­dus­trielle.

Pour cause ! L’eau est d’une clar­té in­ima­gi­nable par en­droits, sans comp­ter les îles pri­vées aux ré­si­dences somp­tueuses ou in­so­lites, dont le fa­meux châ­teau de Boldt du cô­té amé­ri­cain.

PARC DISPERSÉ

Le parc na­tio­nal des Mille-Îles compte une ving­taine des quelque 1800 îles du ter­ri­toire et trois pro­prié­tés ri­ve­raines. À cet ef­fet, le centre d’ac­cueil de Mal­lo­ry­town Lan­ding vaut un court ar­rêt, sur­tout pour les fa­milles ac­com­pa­gnées de jeunes en­fants.

Plu­sieurs ac­ti­vi­tés ré­créa­tives et d’in­ter­pré­ta­tion y sont of­fertes, en plus d’un ter­rain de jeux et d’aires de pique-nique. Des ex­po­si­tions in­ter­ac­tives in­té­res­santes sont pré­sen­tées à l’in­té­rieur et à l’ex­té­rieur, dont une de pe­tits ani­maux vi­vants, tels que tor­tues, gre­nouilles et cou­leuvres, y com­pris la plus longue au Ca­na­da, la cou­leuvre obs­cure, qui peut at­teindre une taille de deux mètres.

Seul hic ma­jeur, ce parc est dispersé de Bro­ck­ville à King­ston, ce qui rend la lo­ca­tion ou la pos­ses­sion d’une em­bar­ca­tion obli­ga­toire. Du coup, cer­tains plai­san­ciers se foutent des règles de base de ci­visme, fai­sant gron­der les haut-par­leurs de leurs gros ba­teaux ou les mo­teurs de leurs mo­to­ma­rines aux quais ou au large des îles, qui de­vraient pour­tant mi­ser sur la na­ture et la tran­quilli­té. M’en­fin… À lire dans l’édi­tion du 29 juillet : le parc de Fo­rillon

Des tentes Oten­tik sont à la dis­po­si­tion des cam­peurs plus douillets, dont deux sur l’île Gor­don.

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