LA CHAN­TEUSE POUR EN­FANTS

Être une per­son­na­li­té connue peut avoir ses pe­tits in­con­vé­nients. Être la fa­vo­rite des tout-pe­tits, en­core plus. Afin de le­ver le voile sur la femme der­rière l’ar­tiste, An­nie Bro­co­li a ac­cep­té de pré­sen­ter La vierge An­nie à Zoo­fest, un spec­tacle qui fe­ra

Le Journal de Montreal - Weekend - - NEWS - MICHÈLE LEMIEUX Agence QMI

« J’ai­me­rais ren­con­trer quel­qu’un un jour, mais je réa­lise que ce n’est pas dans mes prio­ri­tés parce que je ne fais rien pour que ça ar­rive. Je ne sors pas. Je sais tou­te­fois que ça va ar­ri­ver éven­tuel­le­ment. »

Com­ment ex­pli­quez-vous un si long cé­li­bat ?

« J’aborde cette ques­tion dans La vierge

An­nie. An­nie Bro­co­li, on ne l’ap­proche pas. Elle nous in­ti­mide. Elle est pure. Et elle doit être plate comme ce n’est pas per­mis... »

Et vous n’êtes pas comme votre per­son­nage...

« Moi, je suis une fille écla­tée, une fille de par­ty. Les gens s’ima­ginent que je me couche tôt, alors que je suis de celles qui ini­tient et pro­longent la fête. Ça semble dif­fi­cile de crui­ser An­nie Bro­co­li. Les gars qui ont du suc­cès, c’est sexy, mais les filles qui en ont, c’est autre chose. Les co­mé­diennes avec qui j’en ai par­lé me disent la même chose. Les filles connues, ça fait peur. Qu’on ajoute à ce­la ma car­rière de chan­teuse pour en­fants... »

Votre cé­li­bat vous laisse-t-il du temps pour l’ami­tié ?

« Oui, et je suis en­tou­rée de beau­coup d’amis. C’est un pro­blème : je n’ar­rive pas à tous les voir ! Plus ça va, plus mes amis sont amis, je peux donc les ras­sem­bler. Faire par­tie d’un ré­seau so­cial fer­mé crée une sorte de vé­ri­té : tout le monde pense de la même ma­nière. Il faut mul­ti­plier les points de vue. »

L’an­née der­nière, vous avez connu des en­nuis de san­té sé­rieux qui vous ont clouée au lit. Êtes-vous en­tiè­re­ment ré­ta­blie ?

« J’ai eu des her­nies cer­vi­cales en avril 2016. Je suis heu­reuse que ce soit der­rière moi. Ça ne se ré­sor­be­ra ja­mais com­plè­te­ment, mais j’ai choi­si de ne pas me faire opé­rer. Je vis très bien avec ça : je peux chan­ter, danser, faire ce que je veux. Avant, j’étais per­sua­dée que je pou­vais pous­ser mon corps à l’ex­trême, sans qu’il y ait de consé­quences. Tout me sem­blait pos­sible. Au­jourd’hui, je prends soin de moi et je res­pecte mes li­mites. Ça m’a ai­dée à tem­pé­rer mes pul­sions. »

√ Le spec­tacle La vierge An­nie est pré­sen­té le 25 juillet au Mo­nu­ment Na­tio­nal.

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