UNE COURSE CONTRE LA MONTRE DANS LES COU­LISSES

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - CÉ­DRIC BÉ­LAN­GER Le Jour­nal de Qué­bec

Une re­pré­sen­ta­tion de Sa­tur­day Night Fe­ver, c'est une course contre la montre où chaque se­conde compte. Entre les nu­mé­ros, les ar­tistes n'ont par­fois qu'une toute pe­tite mi­nute pour chan­ger de cos­tume ou ap­por­ter une re­touche de ma­quillage. Pen­dant une chaude jour­née de juillet, le chan­teur Da­vid La­tu­lippe et l'ani­ma­teur Gwen­dal Ma­ri­mou­tou nous ont fait dé­cou­vrir l'en­vers du dé­cor de cette pro­duc­tion qui oc­cupe tout l'es­pace du Ca­pi­tole de Qué­bec, cet été.

La dé­ca­po­table rouge vif de la pro­duc­tion at­tend son tour dans un ga­rage de for­tune éri­gé sur pi­lo­tis, der­rière le Ca­pi­tole. Une ou­ver­ture pra­ti­quée dans le mur ar­rière du bâ­ti­ment per­met à la voi­ture de faire ses al­lers-re­tours sur scène. En­tiè­re­ment re­con­ver­tie avec un mo­teur élec­trique, cette Che­vro­let Im­pa­la a été dé­ni­chée chez un par­ti­cu­lier de Trois-Ri­vières. « C’est la meilleure ban­quette pour les siestes », pro­clament Da­vid et Gwen­dal.

Sur cette af­fiche re­pro­dui­sant les dif­fé­rents cos­tumes que chaque membre de l’équipe doit por­ter du­rant le spec­tacle, on re­trouve ni plus ni moins le plan de match de Sa­tur­day Night Fe­ver. Cer­tains ont la vie fa­cile. Du­rant toute la pre­mière par­tie, Da­vid conserve le même cos­tume. D’autres, les dan­seurs en par­ti­cu­lier, doivent se ta­per entre huit et dix chan­ge­ments de cos­tumes en cours de soi­rée.

En ap­pa­rence, voi­ci une ma­chine à coudre tout ce qu’il y a de plus or­di­naire. Mais pour les ar­tistes de Sa­tur­day Night Fe­ver, dont les vê­te­ments sont mis à rude épreuve, elle vaut de l’or. Il n’est pas rare que les cos­tu­miers doivent ré­pa­rer une di­zaine de cos­tumes du­rant l’en­tracte. « Sur­tout les gars dont les pan­ta­lons sont très ser­rés », ob­serve Da­vid. Gwen­dal se rap­pelle cette soi­rée où il a fait ex­plo­ser le bou­ton de ses pan­ta­lons. « Ils se sont mis à des­cendre pen­dant que j’étais sur scène », se sou­vient-il en riant.

Mi­cros pour tous. Mais at­ten­tion, il faut s’as­su­rer de prendre le sien. « C’est la merde, si tu changes », aver­tit Da­vid.

On vous parle en­core de cos­tumes. Ici, pour vous mon­trer des pré­sen­toirs si­tués tout juste à l’ex­té­rieur de la scène, à quelques mètres de la foule. C’est ici que se pré­ci­pitent les dan­seurs pour chan­ger d’atours entre deux nu­mé­ros. Dans la pré­ci­pi­ta­tion, les col­li­sions sont fré­quentes. Car les se­condes comptent. « Le chan­ge­ment le plus ra­pide prend 40 se­condes », ré­vèle Gwen­dal. On com­prend mieux pour­quoi une équipe de cos­tu­miers est mise à la dis­po­si­tion des ar­tistes.

Les dan­seurs qui fré­quentent L’Odys­sée (la dis­co­thèque du film) ne risquent pas de fi­nir le spec­tacle ivres, comme le dé­montre ici Da­vid.

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