Char­lotte Cardin et Jo­na­than Roy aux É-U

Il y a beau­coup d’ap­pe­lés qui tentent leur chance aux ÉtatsU­nis, mais très peu d’élus. Cet été, Jo­na­than Roy et Char­lotte Cardin ont si­gné avec une des plus grosses mai­sons de disques amé­ri­caines, At­lan­tic Re­cords. Ils plongent dans cette jungle d’ar­tiste

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - SAN­DRA GO­DIN Le Journal de Qué­bec

On peut ci­ter Cé­line Dion, Leo­nard Co­hen, Ar­cade Fire et Simple Plan par­mi les très rares Qué­bé­cois à avoir connu un cer­tain suc­cès de l’autre cô­té de la fron­tière. Coeur de Pi­rate, Half Moon Run, Li­sa LeBlanc sont d’autres ar­tistes qui font souvent acte de pré­sence au pays de l’oncle Sam, où les dé­fis sont nom­breux.

Char­lotte Cardin a choi­si de joindre les rangs d’At­lan­tic Re­cords, la même mai­son de disque qu’Ed Shee­ran et les Rol­ling Stones. Elle pré­pare le lan­ce­ment de la ver­sion amé­ri­caine du EP Big Boy, en plus de faire une im­por­tante tour­née de pro­mo­tion. Elle a fait un « live » sur Fa­ce­book mar­di pour Bill­board : la vi­déo a été vue par plus de 127 000 per­sonnes.

RES­TER AU­THEN­TIQUE

Son ap­proche pour la conquête de cet im­mense mar­ché est bien simple : res­ter au­then­tique. « Il faut être sûr d’avoir quelque chose d’unique pour prendre une place, sou­ligne le gé­rant de la jeune chan­teuse, Ja­son Bran­do.

Ce n’est pas en co­piant qu’on va faire par­ler de nous. C’est un mar­ché hy­per com­pé­ti­tif où la mu­sique ur­baine aus­si est très forte, et où il n’y a pas beau­coup d’ar­tistes pop qui réus­sissent à se pla­cer. Et une fois qu’ils sont là, ils res­tent long­temps. Et il y a beau­coup de gros ar­tistes qui roulent là-bas et qui prennent tout l’es­pace mé­dia­tique. »

Pour les ar­tistes qué­bé­cois qui veulent se démarquer aux États-Unis, « il faut de l’éner­gie, de l’en­du­rance et de la dé­ter­mi­na­tion, sou­tient Ja­son Bran­do. Il faut re­com­men­cer à zé­ro et faire les pe­tites salles. »

UN DÉ­MÉ­NA­GE­MENT À NEW YORK

Jo­na­than Roy a aus­si com­pris qu’il fal­lait y al­ler une étape à la fois. Il en­vi­sage dé­mé­na­ger à New York en dé­cembre. Le chan­teur a si­gné un contrat pour une chan­son avec une fi­liale d’At­lan­tic Re­cords au dé­but de l’été. Il vient tout juste de lan­cer le vi­déo­clip de l’ex­trait « Freeze Time », qui lui sert de pre­mière of­fen­sive.

« Il faut que je m’ins­talle là-bas, que j’aille faire des pe­tits bars, que j’aille ou­vrir pour des ar­tistes qui sont dans la même com­pa­gnie de disque. Il y a tel­le­ment de mu­sique, il faut que tu sois là si tu veux per­cer », dit-il à l’autre bout du fil, très terre-à-terre, ne se per­met­tant même pas de trop rê­ver.

Ori­gi­naire de la Beauce, Rob­by John­son est un autre Qué­bé­cois qui tente de faire sa place dans la grouillante ville de Na­sh­ville. Les choses vont bien pour lui, mais rien ne se gagne du jour au len­de­main, dit-il.

« Il faut y croire vrai­ment, être vrai, au­then­tique. Ça prend de la per­sé­vé­rance. Il faut que tu dé­ve­loppes ton son, ton pro­duit toi-même. Tu l’en­voies à l’uni­vers, tu le chantes de­vant le plus de gens que tu peux. Ce que les mai­sons de disque re­gardent, c’est si tu as un “fol­lo­wing” ».

Pour lui, c’est un coup de dés. « Rien n’est ga­ran­ti dans la vie. Ce sont les fans qui dé­cident », laisse-t-il tom­ber.

Jo­na­than Roy est en spec­tacle tout l’au­tomne un peu par­tout au Ca­na­da. Il se­ra à l’Im­pé­rial de Qué­bec le 18 no­vembre.

Char­lotte Cardin fe­ra les pre­mières par­ties de Nick Mur­phy (an­cien­ne­ment Chet Fa­ker) un peu par­tout aux États-Unis cet au­tomne. Elle se­ra en spec­tacle le 15 août au Fes­ti­val in­ter­na­tio­nal des mont­gol­fières de St­Jean-sur-Richelieu, et à Mon­tréal le 3 sep­tembre au Fes­ti­val Mile Ex/End.

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