MARC DUPRÉ

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« J’ÉTAIS UN GRAND RÊVEUR »

Marc Dupré n’a pas beau­coup chan­gé de­puis l’ado­les­cence. C’est du moins ce qu’il af­firme en en­tre­vue. « Je suis peu­têtre un peu plus ma­ture… mais pas tant que ça. Et c’est cor­rect. Je veux res­ter comme ça. » Le chan­teur dit avoir gar­dé son cô­té rêveur, même si au­jourd’hui, il rêve da­van­tage pour ses en­fants, An­tho­ny, Stel­la et Len­ny. Op­ti­miste de na­ture, il de­meure un boute-en­train, quelles que soient les cir­cons­tances. « J’ai tou­jours été un gars ras­sem­bleur. J’aime quand les gens sont heu­reux au­tour de moi. C’était la même chose quand j’étais jeune. J’étais le gars qui ai­mait faire rire le monde. » Cô­té mu­sique, Marc Dupré écou­tait de tout en gran­dis­sant. Mais le plus sou­vent, il ai­mait se tour­ner vers « ses clas­siques », soit U2, The Cure, In­do­chine, De­peche Mode et Bryan Adams.

« Ado, j’écou­tais tout ce qui était po­pu­laire… peu im­porte le style. Je de­ve­nais fou quand Groove is in

the Heart jouait, mais je connais­sais toutes les tounes de Fran­cis Ca­brel par coeur. J’ai­mais Metallica, Scor­pions et Black Sab­bath, mais j’écou­tais aus­si du rap et Marie Car­men. J’étais très ou­vert. »

La mu­sique a ac­com­pa­gné l’en­fance et l’ado­les­cence de Marc Dupré, dans les bons comme dans les moins bons mo­ments.

« Je n’étais pas un gars qui s’ou­vrait beau­coup sur ses peines. J’uti­li­sais la mu­sique pour ça. Quand j’étais triste, j’écou­tais des chan­sons tristes. C’était comme une bé­quille. Ça m’ai­dait à tra­ver­ser toutes sortes de choses. »

UN MONDE DE POSSIBILITÉS

Coach de­puis les dé­buts de La Voix en 2013, Marc Dupré était éga­le­ment de l’édi­tion junior l’au­tomne der­nier. Bien qu’il ait as­sis­té aux au­di­tions de cen­taines de can­di­dats au fil des an­nées, le chan­teur dit être en­core im­pres­sion­né par leurs ha­bi­le­tés.

« Les jeunes ont ac­cès à tout main­te­nant ! Ça fait qu’ils s’amé­liorent hyper ra­pi­de­ment. Quand on avait leur âge, on n’avait pas mille possibilités. Au­jourd’hui, ils peuvent s’en­re­gis­trer, s’écou­ter sur iP­hone, se cor­ri­ger et re­com­men­cer. C’est pré­cieux, comme ou­til. »

« L’autre jour, j’en­ten­dais ma fille faire des tounes au pia­no, pour­suit le père de fa­mille. Je n’en re­ve­nais pas ! À son âge, j’étais loin de chan­ter de même ! Quand ma fille veut chan­ter une toune, elle peut trou­ver la ver­sion ka­rao­ké pia­no sur in­ter­net et chan­ger la to­na­li­té. Moi, quand je vou­lais chan­ter une toune, je de­vais chan­ter par des­sus ! »

NOU­VEL AL­BUM

Marc Dupré peau­fine pré­sen­te­ment un nou­vel al­bum qu’il pré­voit lan­cer au dé­but du mois de no­vembre. Le lau­réat de plu­sieurs prix Fé­lix parle d’un disque per­son­nel, sur le­quel il ex­plore d’autres ave­nues.

« Ça reste pop-rock-folk, mais sur cer­taines chan­sons, c’est beau­coup plus

dance-élec­tro. C’est le fun d’es­sayer d’autres af­faires. J’avais le goût de m’ajou­ter des dé­fis. Avant, quand j’écri­vais quelque chose de plus dance, soit je don­nais le ma­té­riel à quel­qu’un, soit j’aban­don­nais la pa­tente. Cette fois, j’ai pous­sé l’aven­ture jus­qu’au bout. »

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