LA BELLE QUA­RAN­TAINE

Fran­cis­co Ran­dez vient d’en­ta­mer une nou­velle dé­cen­nie. À 40 ans, l’ani­ma­teur, chro­ni­queur et co­mé­dien pos­sède un par­cours où do­mine son grand in­té­rêt pour les re­la­tions hu­maines et la com­mu­ni­ca­tion.

Le Journal de Montreal - Weekend - - ACTUALITÉS - FRAN­ÇOIS HA­MEL

En grande forme phy­sique, ce pas­sion­né d’arts mar­tiaux nous fait part de ses ré­flexions et de ses pro­jets.

Fran­cis­co, le 9 juin, vous avez cé­lé­bré vos 40 ans. Vous sem­blez par­ti­cu­liè­re­ment en forme en ce dé­but de nou­velle dé­cen­nie.

Oui ! Quelle pé­riode de fou je vis, de­puis un an en fait ! Je di­rais que la qua­ran­taine m’a ame­né à de­ve­nir plus sé­rieux quant à mes en­tre­prises et à mes pro­jets, dans le sens où rien d’autre ne compte.

À quels pro­jets faites-vous ré­fé­rence ?

Je pense entre autres à mon deuxième res­to, Hà, où nous nous trou­vons. Pen­dant une cer­taine pé­riode de ma vie, j’ai ex­plo­ré plu­sieurs do­maines, mais je fai­sais beau­coup trop de choses. Alors, j’ai tra­vaillé très fort pour trou­ver ce qui était le plus im­por­tant pour moi. Avec le temps, j’ai dé­ter­mi­né ce qui était mon es­sence pro­fonde.

Quelle est-elle ?

Ça passe beau­coup par la com­mu­ni­ca­tion. La psy­cho­lo­gie des com­mu­ni­ca­tions m’in­té­resse. Jouer la co­mé­die, dans Che­val-Serpent, c’est de la com­mu­ni­ca­tion, tout comme mes res­tos et l’ani­ma­tion. La dy­na­mique, les re­la­tions entre les hu­mains m’in­té­ressent, toutes mes sphères d’ac­ti­vi­té y sont concen­trées. Mais avec moi, il faut tou­jours qu’il y ait du mou­ve­ment, je suis un hy­per­ac­tif.

Comme vous le men­tion­niez, l’ap­proche de la qua­ran­taine est pro­pice aux chan­ge­ments. Y a-t-il eu des évé­ne­ments par­ti­cu­liers qui ont nour­ri votre ré­flexion ?

Oui. On parle beau­coup de la crise de la qua­ran­taine. Ma rup­ture avec Éve­lyne Au­det, il y a un peu plus d’un an, a fait par­tie de mon ques­tion­ne­ment, à sa­voir ce que je veux vrai­ment faire, où je veux al­ler. Moi, je suis très ex­ces­sif dans tout, mais j’ap­prends avec le temps. Au­jourd’hui, je suis plus po­sé. J’ai in­té­gré la mé­di­ta­tion dans ma vie. Le bien-être passe aus­si par une bonne forme phy­sique.

À ce pro­pos, le sport a tou­jours oc­cu­pé une place im­por­tante dans votre vie…

Oui, et si on re­garde la na­ture de tous ceux que j’ai pra­ti­qués, on constate que ce sont tou­jours des sports très in­tenses, des sports de com­bat. J’ai fait des arts mar­tiaux dès l’âge de huit ans. Au­jourd’hui, je m’en­traîne par­fois deux fois par jour, le ma­tin et le soir. En général, je fais mon en­traî­ne­ment une di­zaine de fois par semaine.

Com­ment un en­fant de huit ans en vient-il à pra­ti­quer les arts mar­tiaux ?

Jeune, je pen­sais seule­ment à me ti­railler et à me battre avec des épées ! À un mo­ment don­né, ma mère m’a ins­crit à des cours de ju­do. L’idée des sports de com­bat est ve­nue de moi. J’avais be­soin d’ex­pri­mer cette agres­si­vi­té qui m’anime. Parce que vous sa­vez, l’agres­si­vi­té, c’est quelque chose qui peut être po­si­tif, je trouve. Il faut seule­ment qu’elle soit bien ca­na­li­sée. Le po­ten­tiel de vio­lence est quelque chose de fort, qui de­mande à être gé­ré.

Et les arts mar­tiaux vous aident en ce sens ?

Ils nous en­seignent à uti­li­ser cette vé­ri­table charge élec­trique pour ac­com­plir quelque chose de créa­tif, en re­pous­sant nos li­mites et en sor­tant de notre zone de confort, plu­tôt que de l’uti­li­ser contre les autres.

En ter­mi­nant, d’où vient votre bosse des af­faires ?

J’ai tou­jours été un peu bu­si­ness­man. Je di­rais que je suis un en­tre­pre­neur, mais je ne suis pas un homme d’af­faires. En ce sens que les fi­nances et l’ad­mi­nis­tra­tion, ce n’est pas ma tasse de thé. Mes as­so­ciés s’en oc­cupent. Quand j’étais pe­tit, je pre­nais des ob­jets dans la chambre de ma grande soeur et je les ven­dais à ma pe­tite soeur dans une vente de ga­rage (rires). Puis, à 16 ans, j’ai dé­mar­ré ma pre­mière en­tre­prise avec l’un de mes co­locs. Parce que je suis par­ti de la mai­son fa­mi­liale à cet âge-là. En plus de jouer dans Che­val-Serpent, qu’on peut voir à ex­tra Tou.tv et cet hi­ver à Ra­dio-Ca­na­da, Fran­cis­co anime à CKOI Par­ty rock, le sa­me­di de 16 h à 19 h, La pla­nète des hits, le di­manche de 16 h à 18 h et Sou­per de

fa­mille, le di­manche de 18 h à 20 h. AD{JDM2122186}

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