JOEL EDGERTON, PAR­TI POUR LA GLOIRE

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA -

Dé­cou­vert en 2010 dans le drame de moeurs Ani­mal King­dom, la loi du plus fort de Da­vid Mi­chôd, l’ac­teur aus­tra­lien Joel Edgerton a de­puis tour­né sans ar­rêt au­tour du globe. Sys­té­ma­ti­que­ment sa­luées par la cri­tique, ses per­for­mances se si­gnalent par leur in­ten­si­té et leur sub­ti­li­té émo­tive. Comme dans le drame d’hor­reur Lorsque tombe la nuit, dis­po­nible en DVD et en VSD de­puis mar­di. Et comme dans ces autres films, pré­le­vés par­mi ses plus belles réus­sites.

3 GUERRIER (2011)

En froid de­puis plu­sieurs an­nées, deux frères s’af­frontent dans un cham­pion­nat d’arts mar­tiaux mixtes, sous le re­gard de leur père, un ex-al­coo­lique qui sou­haite ob­te­nir leur par­don pour ses actes vio­lents com­mis dans le pas­sé.

Pour connus qu’ils soient, les thèmes de la dua­li­té fra­ter­nelle et de la ré­demp­tion pa­ter­nelle se trouvent in­tel­li­gem­ment ex­ploi­tés dans cette oeuvre d’une grande ri­chesse émo­tion­nelle. La réa­li­sa­tion sur le fil de Ga­vin O’Con­nor met en re­lief le jeu im­pres­sion­nant de Joel Edgerton, de Tom Har­dy et de Nick Nolte.

2 OPÉRATION AVANT L’AUBE (2013) Une agente de la CIA se consacre à la traque du ter­ro­riste Ous­sa­ma Ben La­den. Grâce aux in­for­ma­tions qu’elle col­lige, une uni­té d’élite passe à l’ac­tion la nuit du 2 mai 2011, dans un com­plexe ré­si­den­tiel d’Ab­bo­to­bad au Pa­kis­tan.

Joel Edgerton est une fois de plus ex­cellent, bien que le film ap­par­tienne à Jes­si­ca Chas­tain (Ma­ma, Dans la mire), ex­tra­or­di­naire en agente de ren­sei­gne­ments opi­niâtre. Adop­tant un style qua­si do­cu­men­taire, la mise en scène maî­tri­sée et en­le­vante de Ka­thryn Bi­ge­low (Le dé­mi­neur) force l’ad­mi­ra­tion.

3 LE CADEAU (2015) À peine ins­tal­lé à Los An­geles avec son épouse, un homme d’af­faires ren­contre par ha­sard une vieille connais­sance, qui s’im­misce dans leur vie, avec des consé­quences in­quié­tantes. Pas­sant à la réa­li­sa­tion, Joel Edgerton signe un thril­ler qui se trans­forme gra­duel­le­ment en un drame psy­cho­lo­gique com­plexe et pre­nant. Mal­gré une fin dé­ce­vante, ce pre­mier es­sai s’im­pose par l’as­su­rance de sa mise en scène et le brio de ses in­ter­prètes, Ja­son Ba­te­man et Re­bec­ca Hall

4 LOVING (2016) Dans les an­nées 1960, l’ou­vrier blanc Richard Loving et sa com­pagne noire Mil­dred vont jus­qu’en Cour Su­prême pour faire re­con­naître la va­li­di­té de leur ma­riage. Joel Edgerton se sur­passe dans le rôle de cet homme de peu de mots, mais à l’amour in­dé­fec­tible, aux cô­tés de la fra­gile Ruth Neg­ga, dont la per­for­mance bou­le­ver­sante lui a va­lu une no­mi­na­tion aux Os­cars. La mise en scène de Jeff Ni­chols — qui avait au­pa­ra­vant di­ri­gé Edgerton dans Mid­night Spe­cial — pri­vi­lé­gie le réa­lisme et la so­brié­té.

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