S’EXILER CHEZ NA­PO­LÉON

Le Journal de Montreal - Weekend - - VACANCES -

RELAXNEWS | Ren­due lé­gen­daire par l’exil de Na­po­léon Bo­na­parte en 1815, l’île de Sainte-Hé­lène, où l’em­pe­reur fran­çais a ter­mi­né sa vie, est en­core pré­ser­vée du tou­risme. Mais pour com­bien de temps ? La com­pa­gnie sud-afri­caine Air­link ef­fec­tue­ra un al­ler-re­tour heb­do­ma­daire à par­tir du 14 oc­tobre de­puis les aé­ro­ports de Le Cap et de Jo­han­nes­burg. Comp­tez six heures de vol, avec une es­cale tech­nique en Na­mi­bie. Jus­qu’ici, le pe­tit ter­ri­toire bri­tan­nique n’était ac­ces­sible qu’en ba­teau.

Si­tuée à l’ouest des cô­tés de la Na­mi­bie, dans l’At­lan­tique Sud, Sainte-Hé­lène est l’une des îles les plus dif­fi­ci­le­ment ac­ces­sibles au monde. Ce n’est pas un ha­sard si la cou­ronne bri­tan­nique y a confi­né Na­po­léon au 19e siècle. Mi­nus­cule ter­ri­toire bri­tan­nique de 122 km2, la des­ti­na­tion est gé­né­ra­le­ment ga­gnée par des voya­geurs en vi­site en Afrique du Sud, qui prennent le temps de par­ti­ci­per à une croisière pour ac­cos­ter à Sainte-Hé­lène. Le voyage dure au moins cinq jours de­puis Cape Town, à bord du Royal Mail Ship St He­le­na. L’an­nonce d’une liai­son aé­rienne est ain­si une pe­tite ré­vo­lu­tion pour ce bout de terre qui abrite moins de 5000 ha­bi­tants. JAMESTOWN, L’IN­CON­TOUR­NABLE À Sainte-Hé­lène, la vie se concentre au­tour d’une seule ville : Jamestown, où les pas­sa­gers du ba­teau dé­barquent. Les plus cou­ra­geux em­prun­te­ront le « Ja­cob’s lad­der », une échelle de 699 marches pour at­teindre une vue pa­no­ra­mique sur Jamestown.

La des­ti­na­tion étant pres­crite aux voya­geurs en­traî­nés, Jamestown consti­tue le dé­part d’une ran­don­née à tra­vers la na­ture hé­lé­nienne me­nant à une chute d’eau. La dé­cou­verte des jar­dins de la ville est éga­le­ment in­con­tour­nable pour ap­pro­cher les es­pèces vé­gé­tales en­dé­miques de l’île.

La ren­contre est en­core plus mé­mo­rable à Dia­na’s Peak Na­tio­nal Park, ins­tal­lé à 823 mètres au-des­sus du ni­veau de la mer. On y ren­contre aus­si une es­pèce d’es­car­gots en­dé­miques. Là-haut, on pro­fite d’une vue ma­gni­fique sur toute l’île.

SUR LES TRACES DE NA­PO­LÉON

Rou­vrir le livre d’his­toire est bien sûr in­évi­table à Sainte-Hé­lène, dont le des­tin est scel­lé à ce­lui du pre­mier em­pe­reur fran­çais. L’an­cien général corse y a pas­sé les der­niers jours de sa vie entre 1815 et 1821. On peut vi­si­ter Long­wood House et Pa­villion Briars où l’homme po­li­tique at­ten­dit son der­nier jour. Le tra­jet est com­plé­té par la vi­site de sa tombe. Comp­ter dix dol­lars pour ap­pro­cher les trois sites. Les Hé­lé­niens com­mé­morent, tous les 5 mai, la mort de Na­po­léon Ier.

Se rendre à l’île de Sainte-Hé­lène prend au moins cinq jours en ba­teau.

L’em­pe­reur fran­çais Na­po­léon Bo­na­parte a ter­mi­né sa vie sur l’île de Sainte-Hé­lène.

Tombe de Na­po­léon

Le Dia­na’s Peak Na­tio­nal offre une vue ma­gni­fique sur l’île.

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