NOU­VELLE AP­PROCHE POUR DA­VID LAFLÈCHE

Chaque co­horte de La Voix ju­nior est dif­fé­rente et celle de cette sai­son semble avoir une plus grande for­ma­tion en chant, se­lon le di­rec­teur mu­si­cal, Da­vid Laflèche, qui a op­té pour une nou­velle ap­proche de tra­vail.

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - SA­MUEL PRADIER Agence QMI

Di­rec­teur mu­si­cal de La Voix de­puis la pre­mière sai­son, Da­vid Laflèche a l’ha­bi­tude de tra­vailler avec des can­di­dats qui n’ont pas d’ex­pé­rience pro­fes­sion­nelle. « Cette sai­son, à La

Voix ju­nior, je sens qu’il y a tou­jours beau­coup de ta­lent, et j’ai l’im­pres­sion que les jeunes ont une plus grande for­ma­tion der­rière leur chant. Ils sont plus pré­pa­rés. Ils ar­rivent aus­si avec des at­tentes parce qu’ils ont vu la pre­mière sai­son. On avait vé­cu un peu la même chose entre La Voix 1 et La Voix 2.»

Se­lon lui, le ta­lent des jeunes vient aus­si du fait qu’ils sont, en moyenne, un peu plus vieux et un peu plus ex­pé­ri­men­tés. DÉ­FIS DIF­FÉ­RENTS

Cer­tains can­di­dats ont ame­né des dé­fis dif­fé­rents, cette sai­son, que ce soit par leur style mu­si­cal ou à cause de leur han­di­cap. « Syd­ney est un cas ex­cep­tion­nel, et il y en a d’autres dans les équipes. On a quel­qu’un qui rappe et qui le fait bien. On a dé­jà eu des rap­peurs aux au­di­tions à l’aveugle, mais ils ne maî­tri­saient pas leur art aus­si bien qu’elle. Elle est un peu à l’image de Louis-Paul Gau­vreau de la der­nière sai­son de La Voix. »

De son cô­té, Si­lya Ka­cel a aus­si don­né à re­voir la ma­nière de tra­vailler. « Étant don­né qu’elle est aveugle, la dif­fi­cul­té est re­liée à un chant en groupe. Il a fal­lu que j’ap­prenne à in­ter­agir avec une non-voyante, c’est nouveau pour moi. Je lui tou­chais le bras quand elle de­vait chan­ter. En plus, il faut qu’elle ap­prenne les pa­roles par coeur, je ne peux pas lui dire : es­saie la troi­sième ligne, comme ça, sans ré­pé­ti­tion. Mais elle com­prend tout très ra­pi­de­ment. » UNE NOU­VELLE SEN­SI­BI­LI­TÉ De­puis la pre­mière sai­son de La Voix ju­nior, Da­vid Laflèche est de­ve­nu pa­pa de Gi­sèle, qu’il a eue avec Ma­rie-Mai. Cette pa­ter­ni­té a chan­gé son re­gard sur les jeunes. « Ma fille est très jeune. Le rap­port n’est pas le même entre un en­fant de neuf mois et un kid de 9 ou 10 ans. Mais je pense que mon re­gard d’ap­pré­cia­tion a chan­gé. C’est une prise de conscience d’être en­tou­ré d’au­tant d’en­fants quand tu viens d’en avoir un. Tu te dis qu’un jour, ta fille va ré­agir comme eux, va te dire les mêmes choses. En plus, on est dans la mu­sique, ma blonde et moi, notre fille de­vrait avoir une oreille mu­si­cale plus tard. De voir des blon­di­nettes qui chantent dans l’émis­sion, on se dit que ça se pour­rait que notre fille res­semble à ça. »

Pour la pre­mière fois, Da­vid Laflèche n’a d’ailleurs pas tra­vaillé di­rec­te­ment sur les au­di­tions à l’aveugle avec les jeunes. « J’avais be­soin de temps pour ma fa­mille. Il a fal­lu que je fasse du rat­tra­page et que j’écoute tout ce que les jeunes avaient fait du­rant les au­di­tions à l’aveugle. Même si je n’étais pas sur les lieux, j’ai quand même été en contact avec ce qui se pas­sait. Je cha­peau­tais le pro­ces­sus pen­dant mon ab­sence. » Il a même pré­vu de faire la même chose pour les au­di­tions à l’aveugle de la pro­chaine sai­son de

La Voix. « On a ré­no­vé, on a dé­mé­na­gé, et, à un mo­ment don­né, je man­quais de jour­nées pour dé­faire nos boîtes. Je suis donc par­ti sur le même prin­cipe et je vais ar­ri­ver seule­ment au duel. La réa­li­té de la vie change. Avant, je n’avais pas d’en­fant, je pou­vais tra­vailler 20 heures sur 24. Au­jourd’hui, j’ai en­vie de pas­ser plus de temps avec ma fa­mille. »

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