Ave­nir in­cer­tain

Le Journal de Montreal - - ACTUALITÉS - maxim mar­tin maxim.mar­tin@que­be­cor­me­dia.com

Cette se­maine, j’ai com­men­cé la ré­dac­tion de ma chro­nique mar­di soir, en plein pen­dant les élec­tions. Et alors que j’écri­vais, je me suis ren­du compte que Trump me­nait. La pre­mière chose qui m’est ve­nue en tête, c’est que les pro­phé­ties de No­stra­da­mus et autres grands de­vins étaient en train de s’avé­rer.

Je me suis mis à avoir peur que les cieux s’ouvrent au-des­sus de ma tête dans un éclair rouge et de voir un Sa­tan en grande forme en des­cendre pour ve­nir cé­lé­brer sa vic­toire sur Terre.

Cette ma­chine de des­truc­tion bi­blique est peut-être la pro­chaine grande té­lé­réa­li­té à la­quelle on pour­ra as­sis­ter. Les Mon­tréa­lais de­vraient tou­te­fois être épar­gnés. Avec tous les chan­tiers de construc­tion, le diable au­ra pro­ba­ble­ment l’im­pres­sion d’être dé­jà pas­sé par ici.

QUES­TIONS EXIS­TEN­TIELLES

Qu’est-ce qui nous at­tend, quel genre de fu­tur se des­sine pour l’hu­ma­ni­té? Cette ques­tion, qui peut sem­bler dra­ma­tique, mé­rite tou­te­fois d’être po­sée. Si l’on pense que Hilla­ry Clin­ton re­pré­sente le Bien et Do­nald Trump le Mal, on se trompe! Le mal est très pré­sent dans les deux cas. La po­li­tique éli­tiste de Clin­ton pour­rait s’avé­rer aus­si dé­sas­treuse.

Do­nald remplit bien à lui seul le cô­té noir de la force, mais Hilla­ry est clai­re­ment la ma­rion­nette d’une gang de vieux riches qui s’en mettent plein les poches sans se sou­cier des consé­quences pour le peuple.

Et nous, chers Qué­bé­cois, ne sommes pas seuls à vivre cette grande ap­pré­hen­sion. Les chefs d’État à tra­vers la pla­nète se posent exac­te­ment les mêmes ques­tions que nous. En fait, cette ner­vo­si­té est pré­sen­te­ment pal­pable par­tout à tra­vers le monde.

Mais re­ve­nons à la soi­rée élec­to­rale. Tou­jours de­vant ma té­lé à 2 h du ma­tin, j’ai com­pris que le pire ve­nait of­fi­ciel­le­ment d’ar­ri­ver. Je m’étais tou­jours de­man­dé com­ment les zom­bies étaient ar­ri­vés dans Wal­king Dead… J’en ai main­te­nant une très bonne idée.

Si on parle de re­lance éco­no­mique aux États-Unis ain­si qu’à tra­vers la pla­nète, elle risque de com­men­cer par l’in­dus­trie ou­vrière qui va construire nos bun­kers.

Si on parle de re­lance éco­no­mique aux ÉtatsU­nis ain­si qu’à tra­vers la pla­nète, elle risque de com­men­cer par l’in­dus­trie ou­vrière qui va construire nos bun­kers

Mer­cre­di ma­tin. Quel sou­la­ge­ment de voir que le so­leil s’est quand même le­vé. Je suis convain­cu que lui aus­si a eu un mo­ment d’hé­si­ta­tion. Mais mal­gré son mal de tête de len­de­main de veille, il a dé­ci­dé de le faire quand même, car lui aus­si est cu­rieux de voir ce qui va ar­ri­ver.

Beau­coup de gens qui dé­fendent Trump (oui, il y en a même ici) sont vites pour men­tion­ner que Do­nald au­ra au moins le mé­rite de mettre fin au vieux sys­tème po­li­tique. Très d’ac­cord, sauf qu’il risque de mettre fin à bien d’autres choses aus­si. Oba­ma­care: Out! Mais pire en­core, une des na­tions les plus pol­luantes de la pla­nète risque de se re­ti­rer de l’Ac­cord de Pa­ris, parce que, non, notre mil­liar­daire na­tio­nal ne croit pas aux chan­ge­ments cli­ma­tiques.

DE SUR­PRISE EN SUR­PRISE

Mais OK, je vais être bon joueur, je vais don­ner la chance au cou­reur. J’es­saye de voir du po­si­tif dans le peu d’en­droits où il y en a. Je me dis que je n’au­rai plus be­soin de re­gar­der la sé­rie House of Cards puis­qu’on va lit­té­ra­le­ment la vivre tous les jours.

Donc go mon Do­nald… sur­prend­snous tous!

Il n’a d’ailleurs pas per­du de temps. Hier ma­tin, il a par­lé de ra­me­ner Sa­rah Pa­lin dans son en­tou­rage. Oui, celle qui n’est même pas ca­pable de nom­mer les 50 États de son propre pays. Il veut aus­si tra­vailler avec Ben Car­son. Pour ceux qui ne savent pas c’est qui, c’était un can­di­dat ré­pu­bli­cain qui ne croit pas en la théo­rie de l’évo­lu­tion, mais plu­tôt au créa­tion­nisme, c’est-à-dire qu’il pense que la Terre n’a seule­ment que 12 000 ans, comme la Bible l’in­dique.

Alors bra­vo mon Do­nald, t’as réus­si à me sur­prendre sans perdre de temps. Bon, je vous laisse, j’ai un bun­ker à fi­nir.

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