SOI­GNER LE DIA­BÈTE OU LE PRÉ­VE­NIR?

À cette ques­tion, on au­rait ten­dance à uti­li­ser le fa­meux adage : mieux vaut pré­ve­nir que gué­rir. Mais com­ment pré­ve­nir concrè­te­ment le dia­bète? Élé­ments de ré­ponse.

Le Journal de Montreal - - LE DIABÉTE -

Et si on com­men­çait par chan­ger notre mode de vie? D’après les ex­perts, on pour­rait pré­ve­nir près de 90 % des cas de dia­bète de type 2 en ap­por­tant des chan­ge­ments à nos ha­bi­tudes de vie. En ef­fet, se­lon San­té Canada, « nous fai­sons des choix qui in­fluent sur notre san­té tous les jours. »

Vers un mode de vie sain

L’Agence de san­té pu­blique du Canada pré­co­nise cinq me­sures qui per­mettent de par­ve­nir à un mode de vie sain en vue de pré­ve­nir l’ap­pa­ri­tion du dia­bète de type 2, du pré­dia­bète ou de di­mi­nuer le risque de le dé­ve­lop­per.

• Main­te­nir un poids en san­té. Pour ce­la, il est es­sen­tiel de com­bi­ner un bon équi­libre : ac­ti­vi­té phy­sique / ali­men­ta­tion. Pour sa­voir si vous n’êtes pas en sur­poids, ap­pre­nez à cal­cu­ler votre in­dice de masse cor­po­relle (IMC). On ob­tient l’IMC en di­vi­sant notre poids par le car­ré de sa taille : IMC = poids(kg)/taille(m)2.

• Avoir une ali­men­ta­tion saine. Pour ce­la, il faut man­ger des ali­ments va­riés, de 5 à 10 lé­gumes par jour et, sur­tout, di­mi­nuer sa consom­ma­tion de gras.

• Faire de l’ac­ti­vi­té phy­sique ré­gu­liè­re­ment. Idéa­le­ment, il fau­drait être ac­tif au mi­ni­mum 30 mi­nutes par jour.

• Ré­duire le stress. Le fait de bien dor­mir et de se re­po­ser suf­fi­sam­ment aide beau­coup à ré­duire le stress. • Ne pas fu­mer.

Dé­jà dia­bé­tique?

Si vous souf­frez dé­jà de dia­bète, les re­com­man­da­tions ci-des­sus res­tent im­por­tantes et doivent être adop­tées au quo­ti­dien afin de ré­duire ou de dif­fé­rer les com­pli­ca­tions.

L’im­por­tance du dé­pis­tage

Par ailleurs, il est es­sen­tiel d’in­sis­ter au­près des per­sonnes sur le dé­pis­tage du dia­bète, par­ti­cu­liè­re­ment chez les su­jets à risque : ceux qui ont un sur­poids, qui ont 40 ans et plus et ceux qui ont des an­té­cé­dents fa­mi­liaux. Se­lon les sta­tis­tiques, il s’écoule en moyenne de 5 à 10 ans entre l’ap­pa­ri­tion des pre­mières hy­per­gly­cé­mies et le diag­nos­tic. Ain­si, plus le dé­pis­tage du dia­bète s’ef­fec­tue tôt, plus les chances de l’en­rayer sont grandes.

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