en­ter­ré au­près DES SIENS

Le Journal de Montreal - - JM SAMEDI - Charles le­Ca­va­lier Bureau par­le­men­taire

Le gou­ver­ne­ment du Qué­bec tien­dra une com­mé­mo­ra­tion na­tio­nale pour sa­luer la mé­moire de Leo­nard Co­hen, alors que le dra­peau est en berne à l’As­sem­blée na­tio­nale.

«Je re­tiens sa belle tête avec son cha­peau et son pro­fil très taillé, son hu­ma­ni­té pro­fonde, la fa­çon dont sa poé­sie parle aux gens de leur vie quo­ti­dienne et de leurs sen­ti­ments pro­fonds, c’est as­sez rare», a lan­cé le pre­mier mi­nistre Phi­lippe Couillard hier, lors d’une mê­lée de presse quelques mi­nutes avant de par­ti­ci­per à la cé­ré­mo­nie du jour du Souvenir à Qué­bec.

«Cette cé­ré­mo­nie qui est émou­vante chaque an­née prend une cou­leur par­ti­cu­lière cette an­née avec le décès de Leo­nard Co­hen. Un grand ar­tiste, un grand ar­tiste qué­bé­cois, un grand poète», a af­fir­mé M. Couillard, dont la chan­son pré­fé­rée de l’ar­tiste mon­tréa­lais est Dance Me To the End of Love.

Le dra­peau du Qué­bec à l’As­sem­blée na­tio­nale a été mis en berne en son hon­neur et le gou­ver­ne­ment «va te­nir à or­ga­ni­ser une com­mé­mo­ra­tion na­tio­nale». Le mi­nistre de la Culture Luc For­tin est «près du dos­sier» pour s’as­su­rer de par­ler à la famille de M. Co­hen, qui sou­haite tou­te­fois vivre son deuil en pri­vé.

D’autres po­li­ti­ciens ont te­nu à sa­luer sa mé­moire. «Pour moi, il m’a ac­com­pa­gné dans ma vie ado­les­cente, dans ma vie adulte. Une bonne place sur mes tables tour­nantes et sur mon iPod. C’est le plus grand pa­ro­lier de l’histoire», a lan­cé le chef pé­quiste Jean-Fran­çois Li­sée.

HOM­MAGE

Il croit que Mon­tréal de­vrait im­mé­dia­te­ment prendre des dis­po­si­tions pour lui rendre hom­mage. «Mon­tréal, le Qué­bec, a créé un des plus grands lec­teurs du coeur hu­main que la Terre a por­tés. Il faut qu’il laisse sa trace dans l’ur­ba­ni­té de Mon­tréal. On vient de perdre quel­qu’un qui va vivre avec nous pour tou­jours», a dit M. Li­sée, qui a un faible pour Clo­sing Time.

Le chef ca­quiste Fran­çois Le­gault avait lui aus­si des bons mots pour M. Co­hen. «Je pense qu’on a dans la tête au­jourd’hui Hal­le­lu­jah, Su­zanne, la beau­té de ce que nous a lais­sé Leo­nard Co­hen», a-t-il dit en point de presse. M. Le­gault pré­fère d’ailleurs la pièce Hal­le­lu­jah.

Leo­nard Co­hen a été en­ter­ré cette se­maine aux cô­tés de ses pa­rents et grands-pa­rents Co­hen dans le ci­me­tière Shaar Has­ho­mayim, sur le ver­sant nord du mont Royal, dans Ou­tre­mont.

Ber­na­dette Cou­tu­rier et Ro­bert Stein­man sont al­lés se re­cueillir de­vant la tombe de la famille Co­hen hier après­mi­di. «C’était un ex­plo­ra­teur de l’in­té­rieur, un pro­fond hu­ma­niste», a dit Mme Cou­tu­rier.

Pa­trick Los­trac­co a te­nu à ap­por­ter sa gui­tare pour jouer quelques pièces de Leo­nard Co­hen dans le parc du Por­tu­gal. «Sa mu­sique me don­nait la sen­sa­tion que je pou­vais réa­li­ser tout ce que je sou­hai­tais», dit-il.

Na­ta­sha Nu­ha­no­vic et Daniel Ara­gao étaient de­vant la mai­son de Leo­nard Co­hen de­puis dé­jà 12 heures lors du pas­sage du Jour­nal, hier mi­di. «Il n’y a per­sonne dans le monde qui m’ait tou­chée et ins­pi­rée au­tant que lui», a dit Mme Nu­ha­no­vic.

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