« Ra­du­lov a un ta­lent ex­cep­tion­nel »

– BAR­RY TROTZ

Le Journal de Montreal - - SPORTS - JEAN-FRAN­ÇOIS CHAU­MONT

CHI­CA­GO | Bar­ry Trotz a bien connu Alexan­der Ra­du­lov avec les Pre­da­tors de Na­sh­ville. Il a cô­toyé l’an­cien Ra­du­lov, ce­lui qui man­quait de ma­tu­ri­té et qui n’avait pas tou­jours la tête au hockey dans la ca­pi­tale du coun­try.

Dans un cor­ri­dor du Uni­ted Cen­ter, Trotz a dé­vié des ques­tions plus tra­di­tion­nelles sur les Ca­pi­tals pour par­ler de son an­cien pro­té­gé à Na­sh­ville.

«Je ne suis pas sur­pris du tout par son dé­part avec le Ca­na­dien, a af­fir­mé Trotz.

Rad a un ta­lent ex­cep­tion­nel, il a des ha­bi­le­tés in­croyables et il est très créa­tif. Il est un ta­lent. Il avait aus­si un ta­lent fou lorsque nous l’avions à Na­sh­ville. Il a connu de très grosses sai­sons dans la KHL avant de re­ve­nir dans la LNH.

«Oui, la ma­tu­ri­té était un peu un pro­blème lors de son pas­sage à Na­sh­ville, a-t-il pour­sui­vi. Il a pris de mau­vaises dé­ci­sions. Mais ça fait par­tie de son pas­sé.»

AU BON EN­DROIT

Aux dires de Trotz, Ra­du­lov a fait le bon choix avec le CH.

«Il se re­trouve au bon en­droit à Mon­tréal, a-t-il dit. Il avait ado­ré ses jours à Qué­bec dans la LHJMQ. Il se sent à la mai­son au Qué­bec. C’est aus­si bon pour lui de mi­ser sur la pré­sence d’un gars comme Shea We­ber, il le connais­sait avec les Pre­da­tors.

«Il est main­te­nant plus vieux, plus ma­ture et il était prêt à re­ve­nir dans la LNH. J’ai pas­sé beau­coup de temps avec Rad. Il est très in­tel­li­gent. Vous se­riez sur­pris à quel point il connaît l’histoire du hockey, pas juste en Rus­sie, mais de la LNH. Il a tou­jours vou­lu jouer dans la meilleure ligue du monde. Je sa­vais qu’il fi­ni­rait par re­ve­nir dans la LNH. Je sa­vais qu’il connaî­trait du suc­cès. Il est un homme dif­fé­rent au­jourd’hui. Il est plus vieux et il a une famille avec un en­fant. »

À ses 14 pre­miers matchs à Mon­tréal, Ra­du­lov a dé­jà amas­sé 12 points (3 buts, 9 passes) et il pré­sente un

dif­fé­ren­tiel de +6.

L’IM­PACT DE WE­BER

Trotz a di­ri­gé We­ber à ses neuf pre­mières sai­sons dans la LNH. À l’image de Marc Ber­ge­vin et de Mi­chel Therrien, le sym­pa­thique en­traî­neur est d’ac­cord pour dire que We­ber est le type de joueur qui change l’image d’une fran­chise.

«Shea est ce qu’on ap­pelle le par­fait pro­fes­sion­nel et le par­fait me­neur, a-t-il men­tion­né. Il ne parle pas sou­vent dans le ves­tiaire, mais il se fait res­pec­ter puis­qu’il montre l’exemple sur la glace. Il me fait pen­ser à Jo­na­than Toews avec les Black­hawks. Ils sont des me­neurs si­len­cieux et ils cherchent seule­ment à contri­buer aux suc­cès de l’équipe. Ils veulent la vic­toire avant tout.

«Je l’avais dit à Marc (Ber­ge­vin). Shea est une ad­di­tion fan­tas­tique pour le Ca­na­dien. Il est dif­fé­rent des autres joueurs du CH et des autres joueurs de la LNH. Il a une pré­sence in­ti­mi­dante et il marque 20 buts ou plus tous les ans.»

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.