Une en­voû­tante his­toire d’amour

Le Journal de Montreal - - JM - MA­RIE-FRANCE BORNAIS

Pre­mier livre de la ro­man­cière bri­tan­nique Kate Eber­len – tra­duit et ven­du dans 28 pays – Miss You ra­conte l’his­toire d’un homme et d’une femme dont les che­mins vont se croi­ser et se re­croi­ser sans cesse, jus­qu’à ce qu’un jour, le des­tin leur donne un pe­tit coup de pouce pour qu’ils aient en­fin l’oc­ca­sion de faire connais­sance.

Cette en­voû­tante his­toire d’amour qui sé­duit les lec­teurs au­tant au Qué­bec qu’en An­gle­terre, en Po­logne ou au Bré­sil, ex­plore brillam­ment le rôle du ha­sard dans la ren­contre de l’âme soeur.

En 1997, Tess sa­voure la fin de ses va­cances à Flo­rence, en Ita­lie, avec sa meilleure amie, Doll. Toutes les deux s’ap­prêtent à vivre de grands chan­ge­ments puisque l’en­trée à l’uni­ver­si­té ap­proche. Tess, à son re­tour, re­trouve sa mère ali­tée, gra­ve­ment at­teinte par le can­cer. Sa vie en se­ra bou­le­ver­sée à ja­mais.

Gus, au même mo­ment, est en va­cances à Flo­rence avec ses pa­rents. La vie de cette fa­mille a elle aus­si été tou­chée par le des­tin et Gus doit faire le deuil de son frère. Il en­tre­pren­dra des études de mé­de­cine.

Sans se connaître, ils ad­mirent tous les deux l’église San Mi­nia­to al Monte. Puis ils se re­voient par ha­sard sur le Ponte Vec­chio. Pen­dant 16 ans, leurs des­tins vont se croi­ser et se re­croi­ser, jus­qu’à ce qu’ils aient la chance de faire connais­sance.

« LE FRUIT DU HA­SARD »

« J’ai tou­jours été fas­ci­née par ces ren­contres qui sont le fruit du ha­sard, dans nos vies. Par­fois, on a la chance de re­voir ces gens une deuxième fois, par­fois non. Je me ques­tionne aus­si sur les ren­contres qui n’ont ja­mais lieu, parce qu’on n’est pas au bon en­droit, au bon mo­ment », com­mente Kate Eber­len en en­tre­vue de son do­mi­cile de la côte sud de l’An­gle­terre.

« J’al­lais vers Londres en train et je re­gar­dais ces ran­gées de mai­sons qui bordent la voie fer­rée. Je me suis de­man­dé si ma vie, en quelque mo­ment, avait croi­sé celle des gens qui ha­bi­taient là. Et j’ai eu l’idée d’écrire l’his­toire de deux per­sonnes qui passent leur temps à man­quer l’oc­ca­sion de se ren­con­trer. Je pou­vais les voir : Tess, cu­rieuse de tout, et Gus, plus ré­ser­vé et ti­mide. Qu’est-ce qui les avait ren­dus comme ça ? Comment écrire leur his­toire d’amour ? »

On peut se ques­tion­ner des heures sur le des­tin, sur la Pro­vi­dence, sur les ren­dez-vous man­qués. « Plu­sieurs lec­teurs m’ont fait re­mar­quer que mon livre par­lait de des­tin, mais je ne l’ai ja­mais vu comme ça. Je pen­sais plu­tôt au ha­sard. À la fin du livre, Tess et Gus réa­lisent qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Mais au dé­part, ils n’en sont pas cer­tains.

« Ren­con­trer la per­sonne qui nous ren­dra heu­reux est une ques­tion de chance, de bon ti­ming, et je pense que les hu­mains aiment pen­ser au des­tin, juste à cause des ren­contres que nous avons – ou que nous n’avons pas. Qui n’a pas dit que s’il n’était pas res­té cinq mi­nutes de plus à tel en­droit, il n’au­rait pas ren­con­tré telle ou telle per­sonne ? Je ne crois pas tel­le­ment au des­tin, je trouve que c’est un mot in­ven­té pour ex­pli­quer quelque chose qu’on ne peut pas ex­pli­quer. »

SUC­CÈS PHÉNOMÉNAL

Kate Eber­len est ex­trê­me­ment sur­prise du suc­cès phénoménal de son ro­man. « J’en­sei­gnais l’an­glais quand j’ai écrit ce ro­man et j’ai re­le­vé un gros dé­fi en l’écri­vant. Je ne sa­vais pas s’il al­lait plaire ou pas. Je suis épous­tou­flée, car il est main­te­nant tra­duit dans 28 pays et best-sel­ler dans plu­sieurs pays. Je pense que l’idée du des­tin et des ren­contres amou­reuses a plu aux lec­teurs de dif­fé­rentes cultures. » » Kate Eber­len a fait ses études en lettres à l’Uni­ver­si­té d’Ox­ford. » Miss You, son pre­mier ro­man, est ven­du et tra­duit dans 28 pays.

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