Mol­son avale Le Trou du diable

L’en­tre­prise de Sha­wi­ni­gan joint la di­vi­sion de bières ar­ti­sa­nales Six Pints

Le Journal de Montreal - - ARGENT - Pierre Cou­ture Pier­rePCou­ture

La mi­cro­bras­se­rie Le Trou du diable de Sha­wi­ni­gan passe dans le gi­ron du bras­seur Mol­son Coors en joi­gnant la di­vi­sion de bières ar­ti­sa­nales Six Pints. Le mon­tant de la tran­sac­tion n’a pas été dé­voi­lé.

« En s’as­so­ciant à Six Pints, notre mi­cro­bras­se­rie a vou­lu se don­ner les moyens de ses am­bi­tions », a in­di­qué le pré­sident du Trou du diable, Isaac Trem­blay, lors d’un point de presse hier à Sha­wi­ni­gan.

Des ru­meurs cir­cu­laient de­puis plu­sieurs mois à sa­voir que Mol­son Coors s’in­té­res­sait à la mi­cro­bras­se­rie de Sha­wi­ni­gan, qui em­ploie plus de 100 per­sonnes.

La di­rec­tion du Trou du diable avait d’ailleurs nié au Jour­nal l’an der­nier que de telles dis­cus­sions étaient en cours avec Mol­son Coors.

La tran­sac­tion ne com­prend pas le Broue Pub de la rue Willow de Sha­wi­ni­gan. La vente in­clut l’usine Wa­bas­so et la marque de com­merce.

Fon­dée en 2005, la mi­cro­bras­se­rie Le Trou du diable pro­duit chaque an­née plus de 16 000 hec­to­litres de bière.

DIS­TRI­BUÉS PAR SIX PINTS

Les pro­duits du Trou du diable se­ront do­ré­na­vant dis­tri­bués par la di­vi­sion Six Pints de Mol­son Coors, qui com­prend les mi­cro­bras­se­ries Cree­more, Gran­ville Is­land et Bras­seur de Mon­tréal dans son por­te­feuille.

« C’est avec en­thou­siasme que nous ac­cueillons Le Trou du diable, une équipe de pas­sion­nés, dans la grande fa­mille Mol­son Coors », a fait va­loir le pré­sident de Mol­son Coors Ca­na­da, Fre­de­ric Landt­me­ters.

Les bières du Trou du diable sont dis­tri­buées dans plus de 1000 points de vente au Ca­na­da, dans 20 États amé­ri­cains et dans une di­zaine de pays d’Eu­rope et d’Asie.

Les ventes de bière dites tra­di­tion­nelles sont en déclin de­puis plu­sieurs an­nées en Amé­rique du Nord.

LES MI­CRO­BRAS­SE­RIES ONT LA COTE

Aux États-Unis comme au Ca­na­da, ce sont les mi­cro­bras­se­ries qui ont la cote.

Les bières de mi­cro­bras­se­ries af­fichent une crois­sance de plus de 10 % par an­née, tout en gé­né­rant des marges bé­né­fi­ciaires plus im­por­tantes.

Au Qué­bec, la vente de bière re­pré­sente un mar­ché an­nuel de 2,5 mil­liards $ qui est lar­ge­ment do­mi­né par trois joueurs : La­batt, Mol­son Coors et Slee­man. Les mi­cro­bras­se­ries, dont les parts de mar­ché s’éle­vaient à 7 %, il y a cinq ans, en dé­tiennent main­te­nant 9 % en sol qué­bé­cois.

Aux États-Unis, les mi­cro­bras­se­ries dé­tiennent plus de 20 % du mar­ché de la bière. Au Ca­na­da, Mol­son Coors dé­tient main­te­nant 34 % du mar­ché, alors que le bras­seur dit contrô­ler 20 % des ventes de bière aux États-Unis.

PHO­TO COUR­TOI­SIE

De gauche à droite : Pa­trick D’An­jou, vice-pré­sident, Ventes Qué­bec, Mol­son Coors Ca­na­da ; An­dré Tru­del, maître-bras­seur, Trou du diable ; Luc Bel­le­rive, di­rec­teur fi­nan­cier, Trou du diable ; Isaac Trem­blay, pré­sident et di­rec­teur du dé­ve­lop­pe­ment des af­faires, Trou du diable ; San­dra Ga­gnon, chef se­nior, Com­mer­cia­li­sa­tion, Six Pints ; Franck Chau­ma­net, membre de la di­rec­tion, Trou du diable.

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