Bom­bar­dier vend 24 avions à EgyptAir

Le Journal de Montreal - - ARGENT - PHI­LIPPE ORFALI

Bom­bar­dier a an­non­cé hier la si­gna­ture d’une lettre d’en­tente avec le trans­por­teur EgyptAir pour la vente de jus­qu’à 24 avions C Se­ries, une deuxième transaction de­puis l’en­tente si­gnée avec Air­bus pour le ra­chat d’une ma­jo­ri­té du pro­gramme.

La com­mande, dont le prix n’a pas été dé­voi­lé, pré­voit la vente ferme de 12 avions CS300, avec des droits d’achat de 12 avions ad­di­tion­nels. Au prix of­fi­ciel de vente, la va­leur du contrat s’élè­ve­rait à près de 2,2 mil­liards $.

DEUXIÈME AN­NONCE

Il s’agit de la deuxième an­nonce du genre en l’es­pace de deux se­maines, après une tra­ver­sée du dé­sert de plus de 18 mois pour les avions C Se­ries. Pas un seul ap­pa­reil n’a été ven­du pen­dant cette pé­riode. Ce­la coïn­cide aus­si avec le trans­fert ré­cent d’une par­ti­ci­pa­tion ma­jo­ri­taire dans le pro­gramme C Se­ries au géant eu­ro­péen Air­bus.

EgyptAir est un client « si­gni­fi­ca­tif » pour la C Se­ries puis­qu’il s’agit du plus im­por­tant trans­por­teur aé­rien d’Afrique, bien im­plan­té dans les dif­fé­rents sec­teurs du Moyen-Orient, a-t-il ajou­té.

L’en­tre­prise n’a pas vou­lu dire si la mul­ti­pli­ca­tion des com­mandes avait per­mis de faire aug­men­ter le prix du C Se­ries, dont les marges de pro­fits se­raient ac­tuel­le­ment très faibles, se­lon les ana­lystes.

UN CLIENT MYS­TÉ­RIEUX

Le 2 no­vembre, Bom­bar­dier a si­gné une autre lettre d’in­ten­tion, cette fois avec un client eu­ro­péen non iden­ti­fié, qui pré­voit l’achat de 31 avions C Se­ries, avec une op­tion d’achat de 30 ap­pa­reils ad­di­tion­nels. Au prix of­fi­ciel, cette com­mande s’élè­ve­rait à 2,4 mil­liards $.

L’en­tente avec Air­bus et les deux lettres d’in­ten­tions ré­centes ont in­suf­flé « une nou­velle confiance » dans la C Se­ries, se­lon le vice-pré­sident prin­ci­pal aux ventes de Bom­bar­dier Avions com­mer­ciaux, Co­lin Bole. « On est en né­go­cia­tions conti­nues avec des consom­ma­teurs ad­di­tion­nels. On va conti­nuer de tra­vailler. Ça peut prendre 6 mois, 12 mois. C’est dif­fi­cile de dire quand ce­la va se concré­ti­ser. »

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