MAZ­DA MX-5 ÉDI­TION SPÉ­CIALE

Le Journal de Quebec - Autonet.ca - - ESSAI ROUTIER -

JE SUIS UN FAN DE LA MAZ­DA MX-5. TO­TA­LE­MENT. COM­PLÈ­TE­MENT. MAIN­TE­NANT QUE JE VOUS L’AI AVOUÉ, JE ME SENS MIEUX. PAS QUE CE SOIT UN SE­CRET HON­TEUX – NOUS SOMMES QUAND MÊME DES MIL­LIERS À LE PAR­TA­GER AU PAYS – MAIS DI­SONS QUE POUR UN CHRO­NI­QUEUR AUTOMOBILE, CE TYPE D’AF­FIR­MA­TION SONNE BI­ZAR­RE­MENT.

At­ten­tion, ce­pen­dant. Ce n’est pas parce que je suis fan que je suis to­ta­le­ment sub­ju­gué et in­ca­pable de la ju­ger en toute ob­jec­ti­vi­té. Après tout, je suis en amour avec ché­rie de­puis bien­tôt près de 20 ans, et même si je l’aime comme au pre­mier jour, je suis en­core ca­pable de dé­ce­ler les quelques pe­tites im­per­fec­tions qu’elle abrite… Évi­dem­ment, loin de moi l’idée de com­pa­rer ché­rie et une voi­ture. Sur­tout que ché­rie, elle, sait lire… Mais il faut le voir comme un com­pli­ment. Car mon at­ta­che­ment au pe­tit ca­brio­let va au-de­là de ses pe­tits dé­fauts. Et j’avoue que, même si j’ai par­fois des doutes quant à la vie quo­ti­dienne au vo­lant de la MX-5, les sen­sa­tions de conduite dé­passent lar­ge­ment mes in­quié­tudes. Mieux en­core, parce que j e conduis l a pe­tite MX-5 pour quelques se­maines, j’au­rai à la fois l’oc­ca­sion d’as­sou­vir mon dé­sir et de cons­ta­ter si mon ad­mi­ra­tion est jus­ti­fiée.

UNE ÉDI­TION TOUTE SPÉ­CIALE

Mon vé­hi­cule d’es­sai, c’est la plus ache­vée des MX-5 à ce jour (n’en dé­plaise à ceux qui pré­fèrent en­core l es an­ciennes Mia­ta). Do­tée d’un toit ri­gide ré­trac­table élec­tri­que­ment en quelques se­condes, elle éli­mine l es com­pli­ca­tions des toits souples qu’il faut ma­ni­pu­ler de l’ex­té­rieur du vé­hi­cule. Ici, un seul pe­tit dé­clen­che­ment d’un l oquet au pla­fond, une pe­tite pres­sion sur un bou­ton et vous vous re­trou­vez che­veux au vent (ou pro­té­gé des in­tem­pé­ries, le cas échéant). Mieux en­core, parce que c’est l ’Édi­tion Spé­ciale, ce toit ri­gide est tout de noir vê­tu, alors que l e reste de l a car­ros­se­rie est d’un rouge écla­tant. C’est l a pre­mière fois, avec cette Édi­tion Li­mi­tée,que Maz­da pro­pose un vé­hi­cule bi­co­lore de cette fa­çon. Autre dé­tail qu'af­fiche l’Édi­tion Spé­ciale, les jantes noires du plus bel ef­fet ajoutent en­core à la sil­houette spor­tive.

La mé­ca­nique n’a su­bi au­cun chan­ge­ment par rap­port à la ver­sion tra­di­tion­nelle. Un pe­tit mo­teur quatre cy­lindres de quelque 167 che­vaux, ce qui peut sem­bler peu pour une spor­tive, mais to­ta­le­ment suf­fi­sant compte te­nu du poids de la pe­tite voi­ture. Il est vrai que mon mo­dèle d’es­sai a per­du un peu de son plai­sir de conduite en étant do­té de la boîte au­to­ma­tique à six vi­tesses qui, théo­ri­que­ment, de­vrait se ju­me­ler à des pa­lettes au vo­lant sur l’Édi­tion Spé­ciale. Ce qui, dans mon cas, n’est pas la réa­li­té. La boîte est ra­pide et ré­pond bien, mais n’offre évi­dem­ment pas le contrôle qu’une boîte ma­nuelle per­met. Autre avan­tage de l’Édi­tion Spé­ciale, c’est l’en­semble d’ac­ces­soires op­tion­nels de­ve­nus de sé­rie sur la pe­tite voi­ture. Étran­ge­ment, même si la fiche tech­nique le confirme, mon mo­dèle d’es­sai n’est pas mu­ni du sys­tème Blue­tooth.

LE VRAI PLAI­SIR

Mais le vrai plai­sir de la MX-5, c’est quand on prend la route. Le pe­tit mo­teur ron­ronne de plai­sir à la moindre sol­li­ci­ta­tion et, mal­gré l’es­pace li­mi­té (en te­nant évi­dem­ment compte de ma taille de guêpe), je suis as­sez confor­table. Les sièges (de cuir et chauf­fants sur ma ver­sion) offrent un bon sup­port et sont as­sez en­ve­lop­pants. Il faut, bien sûr, faire de nom­breux com­pro­mis sur l’es­pace de char­ge­ment (dans le coffre et dans l’ha­bi­tacle), mais on part ra­re­ment avec cette voi­ture pour de longues ran­don­nées. Au pire, il suf­fit de li­mi­ter la quan­ti­té de vê­te­ments qu’on ap­porte. Plus sé­rieu­se­ment, la voi­ture en­file les vi­rages avec un plai­sir évident, les rap­ports de la boîte évo­luent avec ai­sance en mon­tée et en des­cente et les frei­nages sont d’une grande pré­ci­sion. Une fois ce constat fait, ce­pen­dant, la MX5 conti­nue d’être un pe­tit jouet à n’uti­li­ser qu’en des oc­ca­sions spé­ci­fiques. Elle ne vous fe­ra pas avoir une mon­tée d’adré­na­line par sa puis­sance, mais agi­ra cer­tai­ne­ment comme un pe­tit coup de fouet quand vous se­rez der­rière son vo­lant.

CONCLU­SION

Je l’ai dit et le ré­pète, la MX-5 est mon genre de voi­ture, même si cer­tains jour­na­listes la qua­li­fient de voi­ture de femmes. Il est vrai qu’elle est pe­tite, peu puis­sante et pas tou­jours pra­tique. Mais quand on roule toit bais­sé par une belle jour­née d’été au vo­lant de ce char­mant bo­lide, dif­fi­cile de ne pas l’ai­mer.

@marc_­bou­chard

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