MER­CE­DESBENZ CLASSE G

Le Journal de Quebec - Autonet.ca - - ESSAI ROUTIER - PAR MARC BOU­CHARD

SLA CLU­SAZ, HAUTE-SA­VOIE - IL A 33 ANS, MAIS PAS UNE RIDE, OU PRESQUE. ET POUR 2013, MER­CEDES-BENZ DONNE À SON GRAND UTI­LI­TAIRE UN MI­NUS­CULE RELIFTAGE. EN FAIT, PHY­SI­QUE­MENT, ON A UN TAN­TI­NET MO­DI­FIÉ LE PARE-CHOC AVANT POUR Y IN­TÉ­GRER DE NOU­VEAUX PHARES AN­TI-BROUILLARD, UNE NOU­VELLE GRILLE DANS LE CAS DE LA VER­SION AMG, ET DES CLI­GNO­TANTS À L’IN­TÉ­RIEUR DES RÉ­TRO­VI­SEURS LA­TÉ­RAUX. J’OU­BLIAIS LE DÉ­TAIL LE PLUS IM­POR­TANT : HIS­TOIRE DE SE METTRE À LA PAGE, LE CLASSE G A DÉ­SOR­MAIS SON PROPRE RE­GARD SOU­TE­NU AVEC DES FEUX À DEL. VOI­LÀ...

ous le ca­pot de cette im­po­sante bête se re­trouve deux mo­to­ri­sa­tions : la pre­mière, plus stan­dard si l’on peut par­ler ain­si de ce genre de vé­hi­cule, est un V8 5,5 litres (ce qui ex­plique son ap­pel­la­tion de G 550 chez nous) dé­ve­lop­pant quelque 382 che­vaux, et 391 livres-pied de couple. Mais la vé­ri­table bête, c’est le G63 AMG (un G65 se­ra dis­po­nible un peu plus tard), un sur­doué mu­ni d’un V8 bi­tur­bo de 536 che­vaux et de 560 li­vres­pied. Et bien sûr, dans les deux cas, on re­trouve un boi­tier de trans­fert ca­pable de ver­rouiller les dif­fé­ren­tiels pour as­su­rer en­core plus de ca­pa­ci­té hors­route, et un châs­sis adap­té aux plus exi­geants tra­cés hors route. Quelques don­nées pour vous en­con­vaincre : le Classe G est ca­pable d’un angle d’ap­proche de 36 de­grés, af­fronte sans bron­cher l es côtes de 80 % (je l’ai vé­cu, et croyez-moi, c’est im­pres­sion­nant), et offre une garde au sol de 21 cm. Ses prin­ci­paux or­ganes sont aus­si lo­ca­li­sés de fa­çon à of­frir une ca­pa­ci­té de fran­chis­se­ment de trou d’eau de 60 cen­ti­mètres, sans bron­cher.

TEST UL­TIME

Un pe­tit par­cours sur les routes si­nueuses des Alpes fran­çaises m’a per­mis de me rendre compte de l a fa­cul­té im­pres­sion­nante du G63 d’ac­cé­lé­rer et de frei­ner au be­soin. Il faut avouer que l’on res­sent un cer­tain dé­ba­lan­ce­ment, pro­vo­qué par la lour­deur de l’en­semble. Après tout, on ne lance pas une voi­ture de course haute de 1,9 mètres et de 2 250 ki­los sans en­cou­rir quelques dif­fi­cul­tés dy­na­miques. Puis, on quitte la route pour quelques ran­don­nées dans les sen­tiers plus ac­ci­den­tés. Ici, pas ques­tion de vi­tesse, mais bien de pré­ci­sion et de qua­li­té de ré­ac­tion. Et mal­gré cer­tains ro­chers dont la t a i l l e exc é d a i t d e loin la mienne, ja­mais le classe G n’a mon­tré la moindre hé­si­ta­tion. Les sus­pen­sions se désar­ti­culent dans un angle ca­pable de leur fa i re af­fron­ter tous les obs­tacles, et le sys­tème de trans­fert de couple agit sans ja­mais lais­ser le moindre dé­lai d’in­ter­ven­tion. Ex­trême, le classe G ? Sans au­cun doute, mais ex­trême dans tous l es sens.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.