Par­tir à la conquête du monde

Avoir des vi­sées in­ter­na­tio­nales quand on est de jeunes en­tre­pre­neurs de la ré­gion de Qué­bec, est-ce pos­sible? Ab­so­lu­ment. Et c’est d’ailleurs ce que vivent au quo­ti­dien Vincent Giguère, Ma­thieu Di Vi­ta et Alex Ha­mil­ton, les trois pro­prié­taires d’Au­to­dip.

Le Journal de Quebec - Autonet.ca - - QUÉBEC EN AFFAIRES -

UNE FOR­MULE BIEN GAR­DÉE

Au­to­dip, c’est une pe­tite en­tre­prise bien de chez nous qui porte le même nom que son pro­duit phare. Ce pro­duit, c’est une pein­ture au­to­mo­bile pe­lable qui a pris le monde de l’af­ter­mar­ket au­to­mo­bile (mar­ché se­con­daire) par sur­prise en 2014, au SEMA Show de Las Ve­gas. Cette pein­ture a été créée avec l’ap­pui no­tam­ment de l’Ins­ti­tut na­tio­nal de la re­cherche scien­ti­fique (INRS) et de l’Uni­ver­si­té La­val de Qué­bec. Il s’agit d’un pro­duit de re­vê­te­ment au­to­mo­bile pe­lable, à base de vi­nyle, uti­li­sé pour la per­son­na­li­sa­tion de vé­hi­cules. «Au­to­dip est un pro­duit en­tiè­re­ment ca­na­dien. Il a été créé ici et il est pro­duit ici. Il ré­pond donc aux condi­tions cli­ma­tiques ri­gou­reuses d’ici», in­dique Vincent Giguère.

Au­to­dip, tout comme le wrap­ping, est uti­li­sé pour mo­di­fier tem­po­rai­re­ment l’ap­pa­rence des voi­tures et de leurs ac­ces­soires avec de la cou­leur et dif­fé­rents fi­nis. Mais Au­to­dip se dis­tingue du

wrap­ping du fait qu’il vient sous forme li­quide et non en feuille. «Nous pro­po­sons Au­to­dip en aé­ro­sol ou en gal­lon. Les par­ti­cu­liers peuvent donc uti­li­ser eux­mêmes le pro­duit en aé­ro­sol pour chan­ger l’ap­pa­rence de leur grille ou de leurs roues, par exemple. Au­to­dip peut éga­le­ment être ap­pli­qué par des pro­fes­sion­nels et être ap­po­sé sur toute la car­ros­se­rie », ex­plique Vincent Giguère. Au­to­dip est pro­po­sé en 22 cou­leurs et trois fi­nis, soit mé­tal­lique, sa­ti­né et lus­tré.

UNE CROIS­SANCE FUL­GU­RANTE

Après être par­ve­nus à per­cer les mar­chés du Ca­na­da, des États-Unis, du Mexique, de Puer­to Ri­co, et de Tri­ni­té-et-To­ba­go, les jeunes en­tre­pre­neurs lan­ce­ront of­fi­ciel­le­ment leur pro­duit en Aus­tra­lie au mois de juin, et un peu plus tard, en An­gle­terre. «En trois ans, nous avons connu une crois­sance qui dé­passe nos at­tentes», rap­porte Vincent Giguère. À peine six mois après avoir lan­cé Au­to­dip au SEMA Show de Las Ve­gas, l’en­tre­prise gé­né­rait des re­ve­nus de plus d’un mil­lion de dol­lars. Et pour l’an­née en cours, les en­tre­pre­neurs pro­jettent de réa­li­ser des ventes s’éle­vant à plus de 4 mil­lions $. La pe­tite en­tre­prise ba­sée à Qué­bec compte huit em­ployés et conti­nue de s’agran­dir. Au­to­dip s’im­plante à une vi­tesse ful­gu­rante, mais de ma­nière pru­dente, en s’at­ta­quant à un mar­ché à la fois. L’Asie est d’ailleurs pour bien­tôt. Quant à la gamme de pro­duits, elle aus­si est en pleine ex­pan­sion puisque le mar­ché de la pro­tec­tion au­to­mo­bile est dans la mire des en­tre­pre­neurs.

Alex Ha­mil­ton, Vincent Giguère et Ma­thieu Di Vi­ta, co­pro­prié­taires d’Au­to­dip. Cré­dit: Alex Ha­mil­ton

Au­to­dip a lan­cé sa pein­ture au­to­mo­bile pe­lable à base de vi­nyle au SEMA Show de Las Ve­gas en 2014 et y re­tourne chaque an­née de­puis. Cré­dit: Tra­vis Welsh

Après être par­ve­nus à per­cer les mar­chés du Ca­na­da, des États-Unis, du Mexique, de Puer­to Ri­co, et de Tri­ni­té-et-To­ba­go, les jeunes en­tre­pre­neurs d’Au­to­dip lan­ce­ront of­fi­ciel­le­ment leur pro­duit en Aus­tra­lie au mois de juin, et un peu plus tard, en...

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