La Toyo­ta Prius Prime sous tous ses angles

Le Journal de Quebec - Autonet.ca - - LA UNE - Jacques Du­val

toyo­ta, le pion­nier de la voi­ture hy­bride, cé­lé­bre­ra l’ar­ri­vée du prin­temps avec une nou­velle ver­sion de son mo­dèle phare en ce do­maine, la prius prime.

Pen­dant deux se­maines, j’ai eu le loi­sir de conduire ce mo­dèle dans sa ver­sion «Tech­no­lo­gie» qui est clai­re­ment la plus abou­tie. De brefs es­sais avaient dé­jà fait sur­face, mais n’avaient pas per­mis d’avoir un por­trait réel de cette nou­velle ve­nue.

Toyo­ta semble très fier de cette Prius bran­chable de nou­velle gé­né­ra­tion, dont la pre­mière cu­vée n’avait pas été un grand suc­cès en rai­son d’une au­to­no­mie li­mi­tée. Pour 2017, un bran­che­ment per­met en­vi­ron 35 km d’au­to­no­mie en hi­ver avec des pointes à 40 km et même plus par temps clé­ment. Dans mon cas, la mé­téo s’est mon­trée dé­vas­ta­trice pour cette Prime qui a souf­fert d’une forte ré­sis­tance de rou­le­ment en rai­son d’une chaus­sée sou­vent re­cou­verte de neige mouillée ou de ver­glas, avec des pneus d’hi­ver en sus.

Qu’à ce­la ne tienne, la voi­ture a par­cou­ru en­vi­ron 1000 km avec une moyenne de 3,8 litres aux 100 km. Un tra­jet a per­mis d’abais­ser cette moyenne à 2,2 L/100 km tan­dis qu’un par­cours plus de­man­dant a gon­flé ce chiffre à 6,2 L/100 km.

Si cette nou­velle Prius peut se mon­trer aus­si peu gour­mande, c’est en par­tie grâce aux mo­di­fi­ca­tions ap­por­tées à son mo­teur ther­mique, un bloc de 4 cy­lindres de 121 che­vaux. Mal­gré ce­la, la voi­ture n’a rien d’une fu­sée et les dé­pas­se­ments re­quièrent que l’au­to soit en mode «per­for­mance» pour dou­bler sans sou­ci. Les deux autres modes dis­po­nibles fa­vo­risent l’éco­no­mie et sont très sa­tis­fai­sants en conduite sta­bi­li­sée. La boîte de vi­tesses à rap­port unique est sans his­toire, autre que son ma­nie­ment ne cor­res­pond pas au ré­flexe nor­mal au­quel nous a ha­bi­tués l’éta­ge­ment PRND. Ori­gi­nal certes, mais pas très convi­vial.

Cette Prius Prime se dif­fé­ren­cie du mo­dèle de base par un de­si­gn re­vu à l’ar­rière comme à l’avant, où l’uti­li­sa­tion d’un éclai­rage à diodes pro­cure une vi­si­bi­li­té ex­cep­tion­nelle en conduite noc­turne. Quel dom­mage que la ca­mé­ra de marche ar­rière ne soit pas mieux pro­té­gée des sa­lis­sures de la route, ce qui oblige à la net­toyer constam­ment.

gage de fia­bi­li­té

L’uti­li­sa­tion d’une bat­te­rie plus puis­sante, donc plus grosse, a obli­gé le construc­teur à sa­cri­fier l’ha­bi­ta­bi­li­té qui fait de la Prius Prime une quatre places dont le coffre ar­rière est aus­si mal­me­né avec des di­men­sions ré­duites.

Dans mon es­prit, vaut mieux avoir une ban­quette ar­rière spa­cieuse pour deux per­sonnes qu’une pou­vant re­ce­voir trois pas­sa­gers ser­rés comme des sar­dines.

La Prime n’est en au­cun temps une voi­ture de per­for­mance et il faut la conduire par­ci­mo­nieu­se­ment, une at­ti­tude qui fe­ra de vous un conduc­teur avi­sé et éco­nome. D’autres pour­raient faire mieux, mais la pré­sence du bla­son Toyo­ta sur la voi­ture est un gage de fia­bi­li­té que per­sonne d’autre ne sau­rait éga­ler.

La mé­téo s’est mon­trée dé­vas­ta­trice pour cette Prime qui a souf­fert d’une forte ré­sis­tance de rou­le­ment

pho­to courtoisie

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