Un par­fait ma­riage de luxe et de per­for­mance

BMW M550I

Le Journal de Quebec - Autonet.ca - - LA UNE - FRÉ­DÉ­RIC MER­CIER Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Trop sou­vent, quand vient le temps de choi­sir une voi­ture de pres­tige, on se trouve de­vant un di­lemme : le luxe ou la per­for­mance

Le luxe est ten­tant, faut l’avouer. Faire le tra­jet entre le bu­reau et la mai­son, c’est pas mal moins érein­tant quand on le passe à bord d’une voi­ture do­tée de sièges ajus­tables de 120 fa­çons dif­fé­rentes, d’un sys­tème de son digne d’un ci­né­ma mai­son et d’une in­so­no­ri­sa­tion qua­si par­faite.

Sauf que bien des au­to­mo­bi­listes veulent plus que ça. Ils veulent l’adré­na­line. Le sen­ti­ment de li­ber­té qu’une voi­ture peut pro­cu­rer. Parce que quand on est prêt à dé­bour­ser 80 000 $ pour une ba­gnole, on veut plus que pas­ser du point A au point B.

Et pour­quoi pas com­bi­ner les deux ?

LE LUXE QUI DÉ­MÉ­NAGE

Ne soyons pas dupes, la BMW M550i est loin d’être la pre­mière voi­ture à ten­ter d’al­lier luxe et per­for­mance. De­puis des dé­cen­nies, nombre de construc­teurs s’en sont don­né le défi, et ç’a don­né nais­sance à de nom­breux chefs-d’oeuvre.

Sauf que le tra­vail qu’a ef­fec­tué BMW avec la M550i mé­rite d’être sou­li­gné. Parce que sous ces lignes plu­tôt sobres se cache un vé­hi­cule par­ti­cu­liè­re­ment re­mar­quable. L’une de mes belles sur­prises de 2017, même.

La M550i, c’est ac­tuel­le­ment la plus puis­sante de la fa­mille de la nou­velle gé­né­ra­tion de la Sé­rie 5 chez BMW. Les choses chan­ge­ront tou­te­fois bien­tôt avec l’avè­ne­ment de la nou­velle M5, dé­voi­lée cet été. Sauf que pour le mo­ment, c’est la M550i qui tient le fort.

Mis à part quelques écus­sons ar­bo­rant l’em­blé­ma­tique M, cette BMW de près de 90 000 $, qui m’a été prê­tée le temps d’une se­maine, n’a vi­suel­le­ment rien de bien ex­cep­tion­nel. Pour M. et Mme Tout le monde, c’est une BM comme une autre. Rien pour faire tour­ner les têtes. Sauf que pour les vrais, pour ceux qui s’y connaissent vrai­ment, c’est loin d’être une ba­gnole or­di­naire.

Sous son ca­pot ron­ronne un bloc à huit cy­lindres bi­tur­bo de 4,4 litres, un mo­teur qui a dé­jà fait ses preuves chez BMW, no­tam­ment avec l’an­cienne gé­né­ra­tion de la M5.

Ju­me­lée à une trans­mis­sion ZF à huit rap­ports et au ré­pu­té rouage in­té­gral xD­rive, cette mo­to­ri­sa­tion per­met à la M550i de pas­ser 0 à 100 km/h en 4 pe­tites se­condes, en fai­sant du même coup la BMW de Sé­rie 5 la plus ra­pide ja­mais construite. Elle réus­sit même à battre l’an­cienne M5. Le règne se­ra tou­te­fois de courte du­rée; la M5 2018 pro­met en­core plus d’adré­na­line avec ses 600 che­vaux.

UN SA­LON SUR QUATRE ROUES

Vous l’au­rez com­pris, la BMW M550i dé­mé­nage. Pas à peu près. Et avec un look aus­si dis­cret, c’est le slee­per par ex­cel­lence.

Quand on prend place à bord, c’est tou­te­fois un autre élé­ment qui frappe l’oeil. Le

confort du vé­hi­cule. Ça res­pire le luxe, le bon goût.

La M550i a beau être ex­ces­si­ve­ment per­for­mante, elle ne le laisse pas pa­raître comme la M5. Au lieu de ça, elle laisse toute la place au confort, au pres­tige. Ce qui fait en sorte qu’en mode de conduite nor­male, on a car­ré­ment l’im­pres­sion de se dé­pla­cer dans un sa­lon.

Les sièges sont d’un sup­port exem­plaire, la qua­li­té des ma­té­riaux est à toutes choses près ir­ré­pro­chable et le gi­gan­tesque écran qui trône au centre de la console est d’une clar­té presque sur­réa­liste.

Seule ombre au ta­bleau, le sys­tème d’in­fo­di­ver­tis­se­ment iD­rive de­meure com­plexe à uti­li­ser. Il faut trop sou­vent quit­ter les yeux de la route pour ef­fec­tuer de simples com­mandes comme chan­ger le poste de la ra­dio. C’est dé­jà mieux que c’était il y a quelques an­nées, mais il y a en­core moyen de sim­pli­fier la re­cette.

UNE FAC­TURE SA­LÉE, MAIS…

Évi­dem­ment, mettre la main sur un bo­lide d’un tel ca­libre ne se fait pas à n’im­porte quel prix. Et pour la M550i, il s’élève au bas mot à 80 900 $. La ver­sion que nous avons mise à l’essai, équi­pée de l’en­semble Pre­mium et de quelques sys­tèmes d’aide à la conduite, fai­sait pas­ser la fac­ture à 89 650 $.

Oui, c’est cher. Et pas pour toutes les bourses, on s’en­tend là-des­sus. Sauf qu’un pe­tit coup d’oeil à ce qui se fait chez la concur­rence per­met de mettre tout ça en pers­pec­tive. Une Au­di S6, par exemple, coûte plus de 90 000 $ sans au­cune op­tion, avec une puis­sance in­fé­rieure à celle de la BMW. La Mer­cedes-AMG E 43, mal­gré des per­for­mances net­te­ment in­fé­rieures à celles de la M550i, coûte ap­proxi­ma­ti­ve­ment le même prix.

Bref, dans le monde des ber­lines de luxe aux ten­dances spor­tives, la M550i est une sé­rieuse can­di­date au po­dium.

À moins que vous pré­fé­riez at­tendre la nou­velle M5, évi­dem­ment…

Sous ces lignes plu­tôt sobres se cache un vé­hi­cule par­ti­cu­liè­re­ment re­mar­quable.

Une rare la­cune de la M5501 : le sys­tème d’in­fo­di­ver­tis­se­ment iD­rive est com­plexe à uti­li­ser.

Le prix de cette BMW, aux alen­tours de 90 000 $, se com­pare avan­ta­geu­se­ment à ses concur­rentes.

Sous le ca­pot, on dé­couvre un bloc à huit cy­lindres bi­tur­bo de 4,4 litres.

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