LA SE­MAINE GOUR­MANDE DE GI­NO CHOUI­NARD

Le Journal de Quebec - CASA - - LA UNE - Notre ren­contre a eu lieu au res­tau­rant Le Tire-Bou­chon

Gi­no Choui­nard, qui a pra­ti­que­ment un em­ploi du temps de pre­mier mi­nistre en cam­pagne élec­to­rale, réus­sit à trou­ver un mo­ment de calme dans son pro­gramme et me donne ren­dez-vous dans un de ses res­tau­rants pré­fé­rés, le Ti­re­Bou­chon, à Bou­cher­ville. En temps nor­mal, il est dé­jà fort oc­cu­pé, alors en ce week-end d’ou­ver­ture of­fi­cielle de son pre­mier com­merce Chocolats Fa­vo­ris, Gi­no est dé­bor­dé… Dé­bor­dé, certes, mais aus­si in­croya­ble­ment ex­ci­té par cette nou­velle aven­ture.

Q Comment t’est ve­nue l’idée d’ou­vrir une bou­tique de chocolats?

R «Je connais cette en­tre­prise de­puis que je suis en­fant et, fran­che­ment, cette idée me trot­tait dans la tête de­puis un bon mo­ment.»

Q C’est eux qui t’ont contac­té? R «Eh bien non, c’est moi. Je les ai même har­ce­lés, me dit Gi­no avec un grand sou­rire. En fait, ils étaient dans un pro­ces­sus de vente et ils m’ont re­con­tac­té par la suite. De­puis, je suis em­bal­lé par l’orien­ta­tion que prend la com­pa­gnie. C’est mo­derne, lu­dique et in­croya­ble­ment au­then­tique. Tout ce que j’aime, quoi! Une iden­ti­té qué­bé­coise, mais qui veut aus­si se dé­mar­quer en pro­po­sant un concept no­va­teur. Et en plus, c’est dé­li­cieux!»

Q Qu’est-ce qu’on peut trou­ver Char­lie? dans cette cho­co­la­te­rie?

R «Oui, presque. Dans Char­lie and the Cho­co­late Fac­to­ry, un conte pour en­fants qui a don­né un film dé­li­cieux avec John­ny Depp, on dé­couvre un monde mer­veilleux. C’est un peu ce qu’on re­trou­ve­ra dans ma bou­tique. Je suis très heu­reux du ré­sul­tat!»

Q D’où te vient cette pas­sion pour la nour­ri­ture? R «Ma mère est une fée de la cui­sine, une ar­tiste. Elle est in­croyable, je l’ai tou­jours vue faire mille et une réa­li­sa­tions cu­li­naires, même der­niè­re­ment, à Pâques. C’est fou comme elle a du ta­lent et ex­plore sans ar­rêt. Elle m’a trans­mis cette pas­sion pour la gour­man­dise.»

Q Qui t’a trans­mis la pas­sion des af­faires?

R «Mon père, un homme d’idées, lui aus­si.»

Q En fait, tu ap­pliques au­jourd’hui la pas­sion de tes pa­rents?

R «Oui, c’est une trans­mis­sion, que je vais trans­mettre à mon tour à mes en­fants. J’ai dé­cou­vert Chocolats Fa­vo­ris quand j’avais à peu près le même âge que mes filles au­jourd’hui. C’est un signe!»

Q Cui­sines-tu toi aus­si beau­coup comme ta ma­man?

R «Je fais les re­pas de la fa­mille cinq soirs sur sept. Je me dé­brouille très bien, car je suis créa­tif. Je m’ar­range avec pas grand­chose, mais je di­rais que je fais plus à man­ger que je fais de la cui­sine.» Ras­sure-toi Gi­no, il y a beau­coup de res­tau­rants et de chefs comme ça. Cer­tains font à man­ger et d’autres font de la cui­sine. Ce qui est im­por­tant, c’est de le faire avec amour.

Q Quels sont tes coups de coeur, cô­té res­tos? R «Ici, au Tire-Bou­chon, à Bou­cher­ville, Chez Lio­nel et aus­si Le Comp­toir, qui est un ado­rable pe­tit com­merce qui fait des plats cui­si­nés in­croyables. Je m’y ap­pro­vi­sionne souvent. À Mon­tréal, j’aime beau­coup Le Fi­let et Chez L’Épi­cier, et à Qué­bec, le Châ­teau Bonne En­tente.»

Q

Ta gour­man­dise pré­fé­rée?

R «Tu ne se­ras pas sur­pris si je te dis le cho­co­lat, mais di­sons les des­serts en gé­né­ral. D’ailleurs, la crème gla­cée avec ses bacs à trem­page chez nous… Tu ver­ras, c’est quelque chose.»

Q

Tu aimes le vin ?

R «Oui, mais plu­tôt le soir lorsque j’ai eu de grosses jour- nées. Puis, comme pour la cui­sine, j’aime les voyages et le vin fait voya­ger. D’ailleurs, ce sont les choses que je garde le plus en mé­moire, lors de mes voyages… Les images des lieux et les sa­veurs des cui­sines. J’ai voya­gé en Chine, au Viet­nam, en Thaï­lande et c’était mer­veilleux pour les dé­cou­vertes de sa­veurs. Main­te­nant lorsque je vais en voyage, en Ca­li­for­nie par exemple, j’en profite éga­le­ment pour vi­si­ter les vi­gnobles. En fait, j’adore ça, car je dé­couvre des vins ex­tra­or­di­naires, rares. Je fais même ve­nir des bou­teilles en im­por­ta­tions pri­vées.»

Q Est-ce qu’on peut ima­gi­ner que Mon­tréal pour­ra aus­si avoir bien­tôt une bou­tique Chocolats Fa­vo­ris?

R «Je ne suis pas gê­né pour dire que ce se­rait un échec de ne pas y ar­ri­ver. Ça fait par­tie de mes plans, mais on va d’abord bien s’oc­cu­per de celle de Bou­cher­ville. Pour la suite, on ver­ra. Je veux bien faire les choses. Et pour­quoi pas, aus­si, une autre sur la Rive-Nord.»

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