Pe­tites et grosses bêtes : comment s’en dé­bar­ras­ser ?

Sou­ris, four­mis, ra­tons la­veurs ou autres mal­fai­teurs en­va­hissent votre pro­prié­té : voi­ci quelques trucs pour les éloi­gner ou les éli­mi­ner !

Le Journal de Quebec - Immo - - LA MAISON DE LA SEMAINE - Nadia BER­GE­RON Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Dès qu’il y a une ou­ver­ture, la moindre bi­bitte peut s’in­tro­duire dans votre de­meure. Évi­dem­ment, les plus grosses bêtes, comme les ra­tons la­veurs, n’entrent pas ai­sé­ment… à moins qu’on leur fa­ci­lite l’en­trée ! « S’il y a des trous, des sof­fites mal ins­tal­lés, ils peuvent les en­le­ver et en­trer dans l’en­tre­toit pour mettre leurs bé­bés à l’abri », si­gnale Do­mi­nic Jal­bert, pro­prié­taire de l’en­tre­prise Ges­tion Pa­ra­si­taire de la Ca­pi­tale.

Un écu­reuil trop cu­rieux peut mettre son nez dans la che­mi­née sur le toit et… abou­tir dans votre poêle à bois ! Pour ce genre d’ani­maux, on uti­lise en gé­né­ral des cages pour les cap­tu­rer vi­vants et les ren­voyer dans la na­ture, le plus loin pos­sible de la mai­son. En­suite, si vous ne vou­lez plus qu’ils re­viennent, vous de­vrez faire quelques tra­vaux en com­men­çant par blo­quer les ac­cès très in­vi­tants !

Pièges à sou­ris

Pour at­tra­per des sou­ris qui ont élu do­mi­cile dans le gre­nier, M. Jal­bert uti­lise des pièges, ou des trappes, mais ra­re­ment du poi­son qui consti­tue le der­nier re­cours. Avec le poi­son, les ca­davres des sou­ris peuvent être dif­fi­ciles à trou­ver et à ex­traire de la pro­prié­té : « Les vers et les larves vont manger les sou­ris et res­ter dans la mai­son, ce qui va cau­ser un autre pro­blème pa­ra­si­taire », ajoute M. Jal­bert. Avec les trappes, il est plus fa­cile d’al­ler récupérer les corps morts. Ces lo­ca­taires im­por­tuns cher­che­ront à se mettre à l’abri et bien au chaud du­rant l’au­tomne. En guise de pré­ven­tion, on doit tou­jours faire une bonne ob­ser­va­tion de la mai­son du­rant l’été pour condam­ner les ou­ver­tures.

In­sectes d’hu­mi­di­té

Les in­sectes ou ver­mines d’hu­mi­di­té, comme les clo­portes et les mille-pattes, se re­trouvent sur­tout au sous-sol. Se­lon M. Jal­bert, les gens com­mettent sou­vent l’er­reur de mettre du paillis dans leur plate-bande qui longe la fon­da­tion. Le paillis est à la fois dé­co­ra­tif et con­serve une bonne fraî­cheur dans le sol pour les plantes. L’hu­mi­di­té de­meure ain­si dans la terre et fa­vo­rise le dé­ve­lop­pe­ment des pa­ra­sites qui vont pé­né­trer dans la mai­son par la moindre fissure dans la fon­da­tion. Il vaut mieux re­ti­rer le paillis et mettre sim­ple­ment de la terre qui sèche plus ra­pi­de­ment. Ne lais­sez pas non plus du bois em­pi­lé sur la ga­le­rie ou près de la mai­son. Cer­taines per­sonnes fendent du bois l’été en pré­vi­sion des jours froids de l’hi­ver et font une belle pile de bûches sur le bal­con. Mau­vaise idée : le bois en des­sous pour­rit et amène un sur­plus d’hu­mi­di­té, ce qui at­tire in­évi­ta­ble­ment les bes­tioles. La so­lu­tion ? Cons­trui­sez-vous un han­gar à bois !

Arai­gnées et four­mis

Il n’est pas dé­sas­treux d’avoir « quelques » arai­gnées à la mai­son, puis­qu’elles vous dé­bar­rassent des in­sectes. Par contre, si vous de­vez tou­jours net­toyer les chaises et la table de pa­tio in­fes­tées de toiles d’arai­gnées, vous de­vez ré­agir face à l’en­ne­mi. Vous per- Il n’y a pas de pro­duit ho­mo­lo­gué pour trai­ter les coc­ci­nelles. Elles peuvent pour­tant être nui­sibles dans une mai­son si elles se re­trouvent coin­cées dans les murs. drez vite pa­tience lorsque votre vi­sage tom­be­ra dans une toile col­lante !

Un nid d’abeilles s’est for­mé dans le coin de votre toit ? La co­lo­nie va fi­nir par mou­rir, mais la reine, sur­vi­vante, peut faire son nid ailleurs sur la mai­son. Il est pré­fé­rable d’ap­pe­ler une en­tre­prise spé­cia­li­sée qui va ve­nir re­ti­rer le nid et toutes ses oc­cu­pantes.

Les four­mis aus­si peuvent être désa­gréables et cau­ser des dom­mages. Les plus connues sont les char­pen­tières, qui sont plus grosses, mais il y en a de toutes les cou­leurs et de toutes les gros­seurs, rap­pelle M. Jal­bert. « Les four­mis at­taquent le bois qui est dé­jà tou­ché par l’hu­mi­di­té ou par l’eau », tient-il à pré­ci­ser.

Coc­ci­nelles en li­ber­té !

Les pro­duits uti­li­sés par M. Jal­bert contre la ver­mine et les in­sectes sont ap­prou­vés par San­té Ca­na­da. Les mau­vais in­sec­ti­cides sont « hau­te­ment » per­sis­tants dans l’en­vi­ron­ne­ment. Ils de­meurent dans le sol et sont très nui­sibles pour les lé­gumes, les plan­ta­tions et donc pour notre san­té. « Nos pro­duits sont moins per­sis­tants. Avant, il y avait du pé­trole, mais main­te­nant, ils sont à base d’eau la plu­part du temps », dit-il. Se­lon la bête à chas­ser, vous pou­vez dé­bour­ser entre 100 $ et 700 $ pour un trai­te­ment com­plet, mais vous ne pou­vez pas tou­cher di­rec­te­ment aux coc­ci­nelles. Il n’existe pas de pro­duit ho­mo­lo­gué pour les trai­ter : « Mais on a le droit de faire un trai­te­ment pour les mouches, ce qui va af­fec­ter les coc­ci­nelles », pro­pose M. Jal­bert en guise de so­lu­tion.

Cré­dits : Pixa­bay

Cer­taines bêtes, pe­tites ou grosses, sont par­fois en­va­his­santes. Il existe di­vers moyens de les éloi­gner de la mai­son.

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