La toi­ture en tôle

Elle offre le charme d’une mai­son an­ces­trale ou elle s’agence très bien avec un look plus contem­po­rain. Peu im­porte son style, la toi­ture en tôle est tou­jours ré­sis­tante et ro­buste !

Le Journal de Quebec - Immo - - LA MAISON DE LA SEMAINE - Na­dia BER­GE­RON

Les re­vê­te­ments pro­fi­lés en acier sont re­con­nus pour leur du­ra­bi­li­té et leur longue du­rée de vie. Les vieilles granges cen­te­naires qui ja­lonnent notre pay­sage qué­bé­cois en sont la preuve tan­gible : « La tôle est dé­fraî­chie, mais elle ne coule pas et elle est en­core bonne », si­gnale Vi­tal Vi­gneault, pro­prié­taire de l’en­tre­prise Pro­fi­le­tek et pos­sé­dant une for­ma­tion de fer­blan­tier.

Si vous pré­voyez chan­ger votre toit en bar­deaux pour de la tôle, as­su­rez-vous de faire ap­pel au bon pro­fes­sion­nel. « Un cou­vreur de toit stan­dard n’est pas né­ces­sai­re­ment ca­pable de po­ser une toi­ture en tôle », ajoute-t-il. Pre­nez le temps de vé­ri­fier les com­pé­tences et les réa­li­sa­tions de votre ex­pert. Faites vos re­cherches : vous pour­riez dé­ni­cher de très bons cou­vreurs qui n’ont pas leur cours en fer­blan­te­rie, mais qui sont néan­moins doués pour ins­tal­ler un toit en tôle.

Stan­dard ou an­ces­trale

L’en­tre­prise de M. Vi­gneault pro­pose trois mo­dèles, tou­jours en acier gal­va­ni­sé à la base et peint par la suite. Il y a d’abord le re­vê­te­ment stan­dard avec des visses ap­pa­rentes qui est le plus po­pu­laire sur le mar­ché. On l’uti­lise pour les toi­tures de ré­si­dences, mais éga­le­ment pour les ga­rages, les granges, les ca­banes à sucre, etc. « Il y a 9 pouces entre les on­du­la­tions et beau­coup plus de ner­vures », dit-il.

La toi­ture an­ces­trale est le deuxième mo­dèle of­fert avec des visses dis­si­mu­lées et il y a en­vi­ron 20 pouces de large entre les on­du­la­tions. Pour la pose, chaque style a une pré­pa­ra­tion dif­fé­rente. Avec une tôle stan­dard, par exemple, vous pour­riez mettre juste des lattes aux 16 pouces. Le tra­vail est tout aus­si ri­gou­reux, mais un peu moins im­pec­cable, com­pa­ra­ti­ve­ment à l’ins­tal­la­tion d’une tôle an­ces­trale. La mise en place est plus longue, la pré­pa­ra­tion de la toi­ture est plus com­plexe et elle doit être bien lisse et plate en des­sous, si­non les dé­fauts vont pa­raître dans le re­vê­te­ment. « Il faut avoir des ap­ti­tudes de fer­blan­tier pour être ca­pable de po­ser ce genre de tôle », pré­cise M. Vi­gneault.

Un bar­deau en acier !

Le troi­sième mo­dèle est nou­veau au Qué­bec : il s’agit d’une cou­ver­ture en acier, mais qui imite le bar­deau d’as­phalte. Des pan­neaux de 32 pouces de large donnent un bel ef­fet en trois di­men­sions. On ob­tient ain­si le look d’un toit en bar­deaux, mais avec des avan­tages sup­plé­men­taires, comme la du­ra­bi­li­té et la ré­sis­tance aux in­tem­pé­ries. Il n’est pas rare de de­voir re­faire notre toi­ture conven­tion­nelle après 10 ou 15 ans, tan­dis que l’acier dure beau­coup plus long­temps. La ga­ran­tie mi­ni­male de 40 ans, of­ferte par l’en­tre­prise Pro­fi­le­tek, en dit long sur la du­rée de vie de ce ma­té­riau pra­ti­que­ment in­vin­cible !

Re­cy­clable

La tôle est un pro­duit re­cy­clable et comme elle dure plus long­temps, il y a moins de dé­chets in­hé­rents aux tra­vaux de ré­no­va­tion. Les prix va­rient se­lon le style sé­lec­tion­né, mais si une toi­ture en bar­deaux conven­tion­nels coûte en­vi­ron 8000 $, la fac­ture peut grim­per entre 18 000 $ et 20 000 $ pour un re­vê­te­ment en tôle imi­tant le bar­deau d’as­phalte. C’est plus dis­pen­dieux, mais plus ren­table à long­terme, puis­que­vous n’au­rez pas­be­soin de rem­pla­cer votre toit après 10 ans ! Le mon­tant pour le pro­duit en tôle avec des visses ap­pa­rentes se si­tue au­tour de 12 000 $. En com­pa­rant tou­jours avec le prix de base de 8000 $, la mai­son an­ces­trale est plus oné­reuse, mais plus au­then­tique ! Si vous sou­hai­tez ob­te­nir ce de­si­gn par­ti­cu­lier, vous de­vrez dé­bour­ser entre 28 000 $ et 30 000 $.

Exi­gée dans cer­tains quar­tiers

Au Qué­bec, dans cer­tains quar­tiers pa­tri­mo­niaux, on exige l’ins­tal­la­tion d’un toit en acier. « On vient d’avoir un contrat dans le centre-ville de So­rel. Il fal­lait po­ser une tôle an­ces­trale gris pâle, comme dans le temps », illustre M. Vi­gneault. Il est pré­fé­rable de vé­ri­fier au­près de votre mu­ni­ci­pa­li­té avant d’en­tre­prendre les tra­vaux, mais s’il n’y a pas de res­tric­tion, vous pour­rez jouer avec di­verses cou­leurs de pein­ture cuite comme le rouge, le bleu, le vert, le brun…

En plus d’être es­thé­tique, la toi­ture mé­tal­lique offre cet avan­tage non né­gli­geable : la neige glisse du toit en hi­ver ! Elle s’en­lève donc plus fa­ci­le­ment. En été, il ne fe­ra pas plus chaud au gre­nier à cause de la tôle, puisque c’est l’iso­la­tion qui a un im­pact, po­si­tif ou né­ga­tif, sur la cha­leur. So­li­de­ment consti­tuée, il fau­drait qu’un arbre tombe lit­té­ra­le­ment des­sus pour bri­ser votre toi­ture en acier!

Cré­dit : Cour­toi­sie Pro­fi­le­tek

Plus ré­sis­tante et ro­buste, la toi­ture en acier peut imi­ter le bar­deau d’as­phalte à la per­fec­tion !

Cré­dit : Cour­toi­sie Pro­fi­le­tek

Met­tez de la cou­leur à votre toi­ture en tôle : pour un ré­sul­tat plus écla­tant !

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