Rêve et mé­tier

Plu­sieurs rêvent d’ac­cé­der au Cirque du So­leil. Mais pas tous...

Le Journal de Quebec - Weekend - - ACTUALITÉS - — P ie r r e O .N adeau

Pen­dant que la plu­part des étu­diants, comme l’as de la corde à dan­ser Tho­mas Evans, rêvent d’une pro­po­si­tion du Cirque du So­leil « pour dé­cou­vrir le monde », d’autres ap­pré­hendent de se re­trou­ver au sein d’une ma­chine aus­si lourde!

Mais tous sont en­core sur l’adré­na­line de leur ré­cente par­ti­ci­pa­tion à l’évé­ne­ment-spec­tacle du Cirque du So­leil au Co­li­sée. Se re­trou­ver au­tour de 15 000 spec­ta­teurs a raf­fer­mi la fer­veur de cette cin­quan­taine d’ar­tistes af­fi­liés à l’École de cirque de Qué­bec qui se sont re­trou­vés, le mois der­nier, dans le ventre d’une mé­ga­pro­duc­tion du Cirque du So­leil.

Tous re­doublent d’ef­forts avec un but avoué d’at­teindre « LE » cirque, ce­lui de Guy Laliberté. Plu­sieurs sont at­ti­rés par les pers­pec­tives de voyages et les bonnes condi­tions de tra­vail de la cé­lèbre or­ga­ni­sa­tion. Mais d’autres, comme le clown Joan­nie Hé­bert, re­luquent da­van­tage des pro­duc­tions « plus mo­destes, mais en même temps plus hu­maines », car, dit-elle, son per­son­nage de clown a be­soin de se sen­tir très près des gens « pour les mieux tou­cher ».

« Le Cirque du So­leil peut être un abou­tis­se­ment per­son­nel, mais il y a aus­si d’autres ave­nues, comme le théâtre et la danse. »

Gaël Del­la Valle a quit­té sa Suisse na­tale, il y a trois ans, pour étu­dier les arts du cirque à Qué­bec, sur­tout la jon­gle­rie. Il pré­fère lui aus­si l’at­mo­sphère feu­trée des pe­tites troupes. « Au­jourd’hui, l’es­prit créa­tif est de­ve­nu aus­si im­por­tant que la per­for­mance tech­nique », in­siste l’ar­tiste qui s’en­traîne 40 heures par se­maine. Comme plu­sieurs de ses pairs, il gagne sa croûte en par­ti­ci­pant à des ac­ti­vi­tés de com­pa­gnies.

LES CA­BA­RETS

Le ma­ché des ca­ba­rets eu­ro­péens ouvre aus­si plu­sieurs portes pour les ar­tistes de Qué­bec qui ont su mon­ter un so­lide nu­mé­ro.

Plu­sieurs ont trou­vé de l’em­ploi no­tam­ment dans les ca­ba­rets al­le­mands, nous ap­prend Yves Ne­veu, di­rec­teur gé­né­ral de l’École de cirque.

Plu­sieurs ar­tistes de Qué­bec sont re­cru­tés ré­gu­liè­re­ment par le Cirque du So­leil pour par­ti­ci­per à des évé­ne­ments spé­ciaux. C’est le cas de Jade Dus­sault, une spé­cia­liste du hu­la hoop, qui s’est re­trou­vée dans un évé­ne­ment spé­cial du Cirque du So­leil à Phoe­nix, en Ari­zo­na, ou en­core de Tho­mas Evans, que la même or­ga­ni­sa­tion avait sol­li­ci­té pour exé­cu­ter son nu­mé­ro de corde à dan­ser lors d’un évé­ne­ment spé­cial te­nu en Afrique du Sud. Ci­tons aus­si le cas de la dia­bo­liste Jé­ré­mie Arsenault qui s’est fait va­loir lors d’une fête du Cirque du So­leil en Ita­lie!

De­puis ses dé­buts, l’École de cirque de Qué­bec a vu une dou­zaine de ses élèves se joindre à la grande écu­rie de Guy Laliberté, dont Ben­ja­min Amyot, dont le ta­lent à la tram­po­line l’a pro­pul­sé dans une pro­duc­tion à Ma­cao.

« Nos élèves sont tra­vaillants et per­sé­vé­rants, conscients de l’im­por­tance de ces qua­li­tés pour at­teindre leur but. Ils s’adonnent à une en­traî­ne­ment phy­sique ri­gou­reux qui fait d’eux de vé­ri­tables ath­lètes », in­siste Ch­ris­tiane Gau­dreau, se­cré­taire de l’École de cirque.

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