RE­BELLE mais de bonne foi

LOSANGELES—«Est-il beau? Est-il gen­til? A-t-il de belles mains? Ses lèvres son­telles si rouges? Comment était-il ha­billé? Il sou­rit beau­coup? Pis,ses che­veux, ils sont comment? » Wow! On­cra­queet­pasà­peu­près pourRo­bertPat­tin­son, la ve­dette mas­cu­line de Twil

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Ro­bert Pat­tin­son Da­niel Rioux Le Jour­nal

C’est en sui­vant un con­seil de son père que Ro­bert Pat­tin­son, éle­vé à Londres, est de­ve­nu ac­teur. « J’avais 15 ans et j’étais avec mon père dans un res­tau­rant quand il a re­mar­qué un groupe de filles, de très belles filles. Il est al­lé leur par­ler quelques mi­nutes, puis est re­ve­nu à notre table. Elles sont ins­crites à des cours d’art dra­ma­tique, m’a-t-il dit. Tu sais main­te­nant ce que tu dois faire. »

La car­rière de Pat­tin­son a donc dé­bu­té sur un beau coup d’oeil. « Je suis al­lé m’ins­crire à la même école et, à 17 ans, j’ai com­men­cé à pas­ser des au­di­tions. » Il dé­croche un rôle mi­neur dans Har­ry Pot­te­ret­laCou­pe­defeu. « Je suis in­vi­té à la pre­mière du film et je dé­couvre qu’on a cou­pé toutes mes scènes, sauf une. J’étais dé­pri­mé. »

Pour se faire par­don­ner, les pro­duc­teurs lui offrent de re­prendre le rôle de Ce­dric Dig­go­ry dans Har­ryPot­te­ret l’Or­dre­du­Phé­nix. « Ce n’est cer­tai­ne­ment pas pour ça que Ca­the­rine Hard­wicke, la réa­li­sa­trice de Twi­light, m’a choi­si. Elle igno­rait que j’avais joué dans Pot­ter. »

UN RE­BELLE DE BONNE FOI

Il igno­rait, en se pré­sen­tant à une au­di­tion pour Twi­light, que l’in­trigue se jouait entre vam­pires. « Je n’avais pas lu le ro­man, je croyais que c’était juste un drame or­di­naire. J’étais seul à Los Angeles, ça fai­sait une an­née ou deux que je vi­vais de mon ca­chet de Pot­ter et je n’avais rien à faire, d’où cette au­di­tion pour le rôle d’Ed­ward le vam­pire. »

Pour lui, du ja­mais-vu comme au­di­tion!

« Ça ne fai­sait pas une heure que j’avais ren­con­tré Kris­ten (Ste­wart) que la réa­li­sa­trice nous de­man­dait d’al­ler au lit! Tout s’est joué vite! J’ai sen­ti qu’il y avait quelque chose de très spé­cial entre Kris­ten et moi. Ça n’ar­rive pas sou­vent. »

Et voi­là Pat­tin­son, 22 ans, sa­cré comme un nou­veau Jude Law, comme un James Dean ré­in­car­né. Un ac­teur re­belle mais de bonne foi.

« Il nous a don­né des sueurs froides, af­firme la réa­li­sa­trice. Il était trop sé­rieux dans ses scènes, ja­mais un sou­rire, tou­jours ten­du. »

Pat­tin­son a confron­té son em­ployeur. « Je voyais les choses d’un autre oeil. Un vam­pire, ça ne peut être heu­reux, ça ne doit pas être heu­reux. » On lui a don­né rai­son.

BYE-BYE L’IN­TI­MI­TÉ!

Pat­tin­son a été dé­trous­sé de son ano­ny­mat de­puis que Twi­light roule en conti­nu dans le Web : bandes-an­nonces, sites in­di­vi­duels, blogues. etc. « Ça me dé­range pas mal de ne plus pou­voir mettre le nez de­hors. Je ne suis plus moi-même, je ne m’ap­par­tiens plus. Je suis de­ve­nu Ed­ward le vam­pire. Et le film n’est pas en­core sor­ti. »

Je re­viens à la case dé­part, aux ques­tions qu’on m’a po­sées à peine 24 heures après mon en­tre­vue avec lui.

Oui, il est beau, très gen­til, ti­mide et d’une sin­cère sim­pli­ci­té. Ses lèvres sont pul­peuses et rouges. Comment ses mains ? Sais pas. Ce­pen­dant, à lui voir les che­veux, on croi­rait qu’il se peigne avec un pé­tard.

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