Un dé­pay­se­ment as­su­ré

RÉ­PU­BLIQUE DO­MI­NI­CAINE — Aven­ture, dé­pay­se­ment et so­leil. Plu­sieurs va­can­ciers s’en­volent vers le Sud chaque an­née, mus par une soif d’exo­tisme. La Ré­pu­blique do­mi­ni­caine semble tout à fait ap­pro­priée.

Le Journal de Quebec - Weekend - - VOYAGES - Bru­no La­pointe Le Jour­nal

Dès qu’on pose le pied en sol do­mi­ni­cain, au­cun doute ne plane : Le Qué­bec est loin der­rière nous. La cha­leur, de prime abord suf­fo­cante, puis ré­con­for­tante, nous fait oublier la gri­saille de la mé­tro­pole et le rythme ef­fré­né de la rou­tine quo­ti­dienne.

Parce que, en Ré­pu­blique do­mi­ni­caine, la rou­tine ne semble pas exis­ter. Ou lors­qu’elle existe, elle est consti­tuée de sies­tas et de pi­na co­la­das. Les lo­caux semblent im­mu­ni­sés au stress et à la mo­ro­si­té. Ici, la fies­ta règne. Et c’est tant mieux!

PRENDRE LA ROUTE, UNE AVEN­TURE

Tout de même, à l’ar­ri­vée à l’aé­ro­port de Puer­to Pla­ta, trois heures de route nous sé­parent de la ville de SaintDo­mingue, ca­pi­tale de la Ré­pu­blique do­mi­ni­caine. Trois heures de voi­ture, donc, mais plu­tôt trois heures d’aven­ture. Et de routes si­nueuses en mon­tagnes, par­se­mées de part et d’autre d’en­fants, de lo­caux et... d’ânes. Trois heures à frô­ler des ra­vins im­pres­sion­nants et des fa­laises à faire fris­son­ner. Si vous êtes as­sez brave, trois heures à dé­cou­vrir des pay­sages d’une beau­té épous­tou­flante.

Mais la conduite au­to­mo­bile do­mi­ni­caine ne semble pas ré­gie par les mêmes règles qu’ici. Les sym­pho­nies de klaxons sont in­évi­tables à toute heure du jour et les vé­hi­cules ac­ci­den­tés en bor­dure de route font par­tie in­té­grante du pay­sage.

Une fois (en­fin) ar­ri­vés dans la ca­pi­tale, on dé­couvre une ville pleine de contrastes et de contra­dic­tions. Des jeunes en­fants de­mandent la cha­ri­té de­vant des au­to­mo­biles de luxe conduites par des hommes d’af­faires en com­plets qui coûtent les yeux de la tête.

L’IN­CON­TOUR­NABLE PLACE D’ES­PAGNE

Mal­gré la cha­leur suf­fo­cante et l’hu­mi­di­té am­biante, on re­marque un fort acha­lan­dage à la place d’Es­pagne. Ce vé­ri­table champ de pa­vé uni ac­cueille du­rant la jour­née tou­ristes et lo­caux, mais se trans­forme la nuit en vé­ri­table piste de danse en­tou­rée de ter­rasses de res­tau­rants et de bars. Vrai­ment, un en­droit à dé­cou­vrir, puis à re­dé­cou­vrir en l’es­pace de quelques heures.

En fait, la vie noc­turne de la Ré­pu­blique do­mi­ni­caine n’est pas sans rap­pe­ler celle de La Ha­vane. À la tom­bée de la nuit, la po­pu­la­tion se ré­veille. Par­mi les en­droits les plus pri­sés, la Gua­ca­ra Tai­na — sans doute le plus pit­to­resque d’entre tous — offre un dé­pay­se­ment to­tal.

Dis­co­thèque amé­na­gée à même une grotte, elle pro­met d’en mettre plein la vue. Alors que les fes­tifs des­cendent les marches qui les mènent dans le ventre de la dis­co­thèque, les rythmes la­tins montent jus­qu’à la sur­face. Une nuit à dan­ser sous la terre a de quoi faire chan­ge­ment des bars, même les plus bran­chés, du Qué­bec.

PHOTOS LE JOUR­NAL

1. Res­tau­rants et ter­rasses longent la Place d’Es­pagne. 2. Plu­sieurs rues de San­to Do­min­go sont fer­mées à la cir­cu­la­tion pour le bé­né­fice des pié­tons. 3. À l’ex­tré­mi­té de la Place d’Es­pagne, la mai­son de Die­go Co­lomb a été conver­tie en mu­sée. 4. Un jeune Do­mi­ni­cain se dé­lie les jambes dans un parc de San­to Do­min­go. 5. La grotte Los Tres Ojos est une des at­trac­tions les plus pit­to­resques de la Ré­pu­blique do­mi­ni­caine avec ses trois ca­vernes sou­ter­raines 6. Le centre-ville de San­to Do­min­go prend des airs de mar­ché aux puces avec les pro­duits des ar­ti­sans lo­caux

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