D’ONDE DE CHOC

Avec un ac­ci­dent au ca­fé où la bande d’amis se re­joint de­puis les dé­buts, la sé­rie His­toi­res­de­filles se ter­mine par une onde de choc qui se­coue­ra tous les prin­ci­paux per­son­nages. Après dix ans au pe­tit écran, Roch, Marie-Jo, Ger­ry et com­pa­gnie di­ront ains

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Ca­ro­line Roy Le Jour­nal

Un chauf­feur qui perd la maî­trise de sa voi­ture vien­dra dé­mo­lir le ca­fé de Judith. Pour­quoi conclure ain­si la sé­rie? Sé­rieu­se­ment, on ne vou­lait pas fi­nir par un feu qui au­rait dé­truit tout le ca­fé. Il y a une par­tie du ca­fé qui part, mais on ne vou­lait pas le dé­mo­lir au com­plet. C’est notre mé­ta­phore pour tra­duire les rup­tures dans la vie.

Il semble aus­si que Judith (Ca­the­rine La­chance) ne soit pas as­su­rée. Elle per­dra donc tout dans l’ac­ci­dent? Judith a ou­blié de re­nou­ve­ler son as­su­rance. C’est un ou­bli pos­tal. C’est ano­din, mais ça peut ar­ri­ver à tout le monde.

Quels per­son­nages ap­pa­raî­tront dans le der­nier épi­sode? Les quatre filles et les trois gars qui sont res­tés jus­qu’à la fin. C’est-àdire les co­mé­diennes Na­tha­lie Mal­lette, Marie-Chan­tal Per­ron, Ca­the­rine La­chance et Pas­cale Mont­pe­tit, puis Guy Jo­doin, Laurent Pa­quin et Mi­chel La­per­rière.

Est-ce que tout le monde s’en tire sans bles­sures après l’ac­ci­dent? Il faut re­gar­der l’émis­sion pour le sa­voir… (En vé­ri­té, l’ac­ci­dent ne fait au­cun bles­sé).

Comment les per­son­nages ré­agi­ront-ils à la perte du ca­fé, leur lieu pri­vi­lé­gié de ren­contre de­puis le dé­but de la sé­rie? Quand on avance dans la vie, on est confron­té à dif­fé­rentes dif­fi­cul­tés. On doit alors faire des choix. Sou­vent, on se rend compte qu’on dor­mait au gaz avant ça. On est bran­leux. Les sept per­son­nages d’His­toires de­filles se­ront confron­tés à leur propre réa­li­té.

Au­ront-ils une énorme ré­vé­la­tion? Ce n’est pas une grosse tra­gé­die, mais cet ac­ci­dent fait prendre conscience à tous de l’im­por­tance de vivre plei­ne­ment. Quand on af­fronte des évé­ne­ments trou­blants, on se rend compte que la vie est courte. Les per­son­nages d’His­toires de­filles stag­naient dans leur quo­ti­dien de­puis quelques an­nées. Il leur fal­lait une onde de choc. Je ne voyais pas une autre fin que celle-là. C’est ou­vert, la sé­rie re­naî­tra sous une autre forme dans la tête des té­lé­spec­ta­teurs.

Comment ex­pli­quez-vous que la sé­rie ait du­ré dix ans? C’est main­te­nant rare à la té­lé­vi­sion qué­bé­coise. Les té­lé­spec­ta­teurs se sont ap­pro­prié les per­son­nages, qui sont tou­jours sym­pa­thiques et pas mé­chants du tout. Ils sont hy­per at­ta­chants. La distribution des co­mé­diens était idéale. Je crois aus­si qu’His­toires de filles est un di­ver­tis­se­ment fa­mi­lial, qui re­joint à la fois les en­fants, les ados et leurs pa­rents à une heure de grande écoute le mar­di soir.

Est-ce que l’écri­ture de la co­mé­die de si­tua­tion a beau­coup chan­gé de­puis dix ans? Oui, sur­tout parce que les tour­nages se font de plus en plus dans des lieux clos. Il y a moins d’ar­gent pour les pro­duc­tions, alors il y a moins de dé­cors éla­bo­rés. Ça res­treint l’écri­ture un peu. Pour un au­teur, c’est frus­trant. Mais on s’adapte au chan­ge­ment. His­toi­res­de­filles est une co­mé­die de si­tua­tion très clas­sique, c’est-à-dire en­re­gis­trée en stu­dio et de­vant un pu­blic. Il n’y a ja­mais eu plus que trois ou quatre dé­cors. L’au­teur Re­né Bri­se­bois a par­ti­ci­pé à l’écri­ture des pre­mier et der­nier épi­sodes d’His­toires de­filles. Il tra­vaille main­te­nant sur Taxi0-22 et LesBoys. Le der­nier épi­sode d’His­toires de filles, mar­di, à TVA, dif­fu­sé ex­cep­tion­nel­le­ment à 19 h 30 en rai­son du débat des chefs.

1. Ex­trait de la sai­son ac­tuelle de la sé­rie His­toires de­filles. 2. Sai­son 1999. 3. Sai­son 2000. 4. Sai­son 2003 . 5. Sai­son 2001. 6. Sai­son 2002. 7. Sai­son 2004.

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