Pas­ser à la caisse

Com­blé, James Blunt? On le se­rait à moins. Lui-même re­con­naît qu’il n’avait ja­mais en­vi­sa­gé un tel en­goue­ment.

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE -

«Je n’au­rais ja­mais cru que le pre­mier disque al­lait me­ner à une telle re­con­nais­sance in­ter­na­tio­nale, jure-til. Quand j’ai com­men­cé à com­po­ser mes pre­mières chan­sons, j’étais comme la plu­part des ar­tistes: je sou­hai­tais m’ex­pri­mer par une forme d’art. Comme mu­si­cien, j’es­pé­rais trou­ver un pu­blic et vivre de mes com­po­si­tions.»

Blunt en a eu bien da­van­tage. Il est rare qu’on s’achète une pro­prié­té sur une île comme Ibi­za (Ba­léares) après un seul disque, mais Blunt est pas­sé à la caisse avec Back­toBed­lam et sa tour­née mon­diale qui l’a me­né trois fois au Qué­bec. La si­tua­tion n’est guère dif­fé­rente pour celle qui l’amène au Co­li­sée Pep­si, di­manche.

L’An­glais a un ca­len­drier de spectacles tel­le­ment char­gé qu’on pour­rait qua­li­fier son mode de vie… de mi­li­taire.

«En ef­fet (rires), il y a cer­tains élé­ments liés à la dis­ci­pline que je dois in­cor­po­rer dans­mon­ho­rai­re­de­tour­née, car c’est tout ce qui m’oc­cupe pré­sen­te­ment. Mais je ne m’en lasse pas. Quand la foule se­me­tà­chan­te­ru­ne­chan­son, quand­le­temps­sembles’ar­rê­ter du­rant un spec­tacle, il n’y a rien de plus sa­tis­fai­sant pour un ar­tiste.

«Je ne sais où je se­rai dans dix ans, mais je vis ce mo­ment à plein, en at­ten­dant des va­cances bien mé­ri­tées en 2009.»

– Philippe Rez­zo­ni­co

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