Le pal­mier dat­tier

On­dit­dans­les­pays­du Magh­re­bet­dansd’autres contrées­quel’on­naî­tet­quel’on meur­ta­ve­cle­pal­mier-dat­tier. Ce­tar­bre­pro­vi­dence,dont­la zo­ne­de­cul­tures’éten­den ré­gion­dé­ser­ti­que­des­ri­vages del’At­lan­ti­que­jus­qu’aux confins­del’Inde,rem­pli­ten ef­fet­tou­tes­sor­tes­de­fonc­tions da

Le Journal de Quebec - Weekend - - VOYAGES -

Dans les pays de la rive mé­ri­dio­nale de la Mé­di­ter­ra­née, le pal­mier-dat­tier forme un dé­cor très com­mun. Mais c’est prin­ci­pa­le­ment dans les oa­sis – des îlots de ver­dure soi­gneu­se­ment en­tre­te­nus au mi­lieu du dé­sert – qu’il s’épa­nouit.

Dans les jar­dins des oa­sis, le pal­mier-dat­tier, grâce à sa haute sta­ture, four­nit suf­fi­sam­ment d’ombre ta­mi­sée pour que deux autres ni­veaux de culture pros­pèrent si­mul­ta­né­ment.

À mi-hau­teur se si­tuent les agrumes et arbres frui­tiers comme les fi­guiers; au ras du sol, les lé­gumes et les four­rages trouvent éga­le­ment leur place au so­leil. Toutes ces cultures éta­gées pro­fitent du même sol et des mêmes ca­naux d’ir­ri­ga­tion.

UNA­LI­MENT-FRIAN­DISE

La datte, fruit du pal­mier-dat­tier, est à la fois une frian­dise et un ali­ment. On la consomme fraîche et en­core cro­quante, pour cer­taines va­rié­tés. Mûre à point, trans­lu­cide et dé­gou­li­nante de sucre, elle est un ré­gal.

Pour les peuples des dé­serts, la datte sé­chée se consomme comme un ali­ment qui a l’avan­tage de se conser­ver long­temps, de se man­ger dans n’im­porte quelle si­tua­tion pour trom­per la faim et de se trans­por­ter tout aus­si ai­sé­ment.

Le feuillage du pal­mier-dat­tier est uti­li­sé pour fa­bri­quer des toi­tures, des clô­tures ou des pièges à pois­sons dans cer­taines îles. Les ner­vures des palmes trouvent un usage dans la fa­bri­ca­tion de pa­niers ou de nasses pour la pêche.

Le bois du pal­mier est un bon com­bus­tible et, très ré­sis­tant, il sert aus­si à fa­bri­quer des poutres ou des cadres de portes, ou en­core des planches, aus­si bien pour le ber­ceau que pour le cer­cueil.

Il n’est pas éton­nant que cet arbre à tout faire ait, il y a plu­sieurs mil­lé­naires, été ano­bli. Ne dé­cer­nait-on pas des palmes aux vain­queurs dans l’An­ti­qui­té et, au­jourd’hui, ne re­met-on pas des palmes aca­dé­miques aux têtes mé­ri­tantes?

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