Les­grand­svin­si­ta­liens­de­re­nom

La France a beau de­meu­rer le pays pré­fé­ré des ama­teurs de vin du Qué­bec, c’est la Tos­cane, grande ré­gion vi­ti­cole ré­pu­tée de l’Ita­lie, qui oc­cupe la plus grande part du cré­neau des vins de spé­cia­li­té.

Le Journal de Quebec - Weekend - - GOURMANDISES - Claude Langlois

En fait, la Tos­cane four­nit à elle seule 19% de tous les vins de spé­cia­li­té ven­dus à la SAQ.

Ce­quies­té­nor­me­quan­don­sait­que­les­vinsde spé­cia­li­té re­pré­sentent presque 75% de toutes les ins­crip­tions au ré­per­toire de la SAQ.

Quant à l’Ita­lie elle-même, dont les ventes de vin sont en crois­sance de 6% par rap­port à la mê­me­pé­rio­del’an­der­nier,el­leest­deuxième sur le­mar­ché­du­vi­nauQué­be­ca­vec28%des­parts, après la France (32%).

Bref, les ama­teurs de vin adorent les vins ita­liens, ceux de la Tos­cane en par­ti­cu­lier, et c’est pour ré­pondre à cette de­mande que la SAQ, de­puis de nom­breuses an­nées, met en vente (à quelques re­prises du­rant l’an­née main­te­nant) ce qu’elle ap­pelle «les grands vins ita­liens de re­nom», dont, bien sûr, les in­con­tour­nables SSasss­sii­caiia, TTii­gn­nan­nelll­loo, SSool­laiia, MMasss­set­too et com­pa­gnie.

Mais aus­si d’autres vins, beau­coup moins chers que ces «stars», et qui sont sou­vent éton­nam­ment bons (les prix vont de 19,95 $ à 299 $).

Bref, la presse spé­cia­li­sée a goû­té à ces vins ré­cem­ment(vingt-deuxau to­tal) et voi­ci une courte sé­lec­tion de ceux qui, à mon sens, se sont dé­mar­qués­lors de la dé­gus­ta­tion.

Comme d’ha­bi­tude, j’ai dé­gus­té les vins à l’aveugle, sans sa­voir, donc, ce qu’il y avait dans le verre. En plus des étoiles, j’ai don­né aux vins une note sur 100. Les vins sont en vente de­puis jeu­di de cette se­maine.

En­fin, je ter­mine la chro­nique avec deux vins plus mo­destes, qui ne font pas par­tie de cette opé­ra­tion de vente.

BLANC

Bus­sia­dor 2005 Langhe, Po­de­ri Al­do Con­ter­no (48,75 $): Un vin de char­don­nay en­core mar­qué par son éle­vage, mais un éle­vage de grand style, qui lui donne de beaux ac­cents aro­ma­tiques de camphre et d’anis, dans un en­semble puis­sant et so­lide, mais très «classe».

ROUGE

Ros­so Tos­ca­na IGT 2006, Al­te­si­no (19,95 $): Un dé­but d’évo­lu­tion au nez (sous-bois), belle bouche souple et fraîche, de beaux tan­nins mûrs; j’adore ce style de vin élan­cé et plein de vi­ta­li­té. Un des meilleurs rap­ports qua­li­té-prix du lot. DDoollc­ceettt­too dd’’AAllb­baa 22000066,, LLuuc­ciiaan­noo SSaannd­dr­roon­nee (21,65 $): Jo­lie note de cire au nez, bouche to­ni­fiante, aux beaux ac­cents frui­tés de ce­rise. Chian­ti Clas­si­co 2006, Fon­tal­pi­no (25,85 $) : Fines notes boi­sées au nez, mais un bois de qua­li­té qui ap­porte des nuances de san­tal; bouche sé­rieuse, du corps et de la sève, des tan­nins fermes; une belle aci­di­té as­sure la fraî­cheur. Le vin évo­lue lé­gè­re­ment sur les pe­tits fruits à l’eau-de-vie. Vol­po­lo 2005, Bol­ghe­ri, Po­dere Sa­paio (31,25 $): Large, ample et pro­fond, un fruit très mûr et en­ve­lop­pant, ce vin (70% ca­ber­net sauvignon, 30% merlot et ca­ber­net franc) a été mon grand coup de coeur de la dé­gus­ta­tion. À ce stade d’évo­lu­tion, je l’ai même pré­fé­ré au Sa­paio 2005 (57 $), le vin plus haut de gamme du même pro­duc­teur. Le Su­ghere di Fras­si­nel­lo 2005, Ma­rem­ma Tos­ca­na IGT (32,50 $): Dis­crète note de cuir et de mo­ka, jo­lies no­tions de vio­lette à l’aé­ra­tion, la bouche est riche, pleine et sphé­rique. Fruit d’un joint­ven­ture entre Pao­lo Pa­ne­rai de Cas­tel­lare di Cas­tel­li­na et Eric de Roth­schild de Châ­teau La­fite, ce vin est is­su d’un as­sem­blage de san­gio­vese (50%), ca­ber­net sauvignon (25%) et merlot (25%). So­len­go 2004, Tos­ca­na IGT, Ar­gia­no (86 $): En­core un peu re­te­nu, le vin com­mence ce­pen­dant à évo­luer en beau­té, dé­ve­lop­pant des notes de sous-bois et de camphre. Sève riche, presque cré­meuse, belles sa­veurs de ce­rise. On est dans le grand vin. Val­po­li­cel­la Su­pe­riore Clas­si­co 2005, Giuseppe Quin­ta­rel­li (91 $) : Le « maître du Ve­ne­to» donne ici une le­çon de val­po­li­cel­la; avec ses notes de cuir et une pointe de fu­mée, mais aus­si un pe­tit cô­té flo­ral, ce vin com­plexe, élé­gant, sub­til, à la fois puis­sant et dé­li­cat, droit et frais mal­gré ses 15°, n’est pas sans rap­pe­ler, étran­ge­ment, les grands pinots noirs. Un grand vin, tout sim­ple­ment, qui trans­cende lar­ge­ment son ap­pel­la­tion. Ti­gna­nel­lo 2005, Tos­ca­na IGT, An­ti­no­ri (59 $, 375 ml; 99 $, 750 ml): As­sem­blage de 85% san­gio­vese, 10% ca­ber­net-sauvignon, 5% ca­ber­net franc. Jo­li­ment aro­ma­ti­sé à ce stade par un bois de qua­li­té; bouche riche et pleine, le vin est à la fois droit et pro­fond. Classe et grand style. So­laia 2005, Tos­ca­na IGT, An­ti­no­ri (229 $): As­sem­blage de 75% ca­ber­net-sauvignon, 5% ca­ber­net franc, 20% san­gio­vese. À la fois sobre et gé­né­reux, d’une ri­gueur toute bor­de­laise, on est ici dans ce que l’Ita­lie pro­duit de plus grand. On s’in­cline.

AU­QUO­TI­DIEN

Pour ter­mi­ner, deux vins plus simples, bien loin de ces grandes poin­tures, pour les pe­tits plai­sirs quo­ti­diens. San­gio­vese/Merlot Pri­mo Amore 2006, Si­ci­lia IGT, Zo­nin (13,95 $): Un bon vin souple, fon­du, frais et fa­cile à boire. Fol­lia Castorani 2006, Bar­be­ra d’Al­ba, Po­dere Castorani (15,75 $) : Vi­neux, souple, des tan­nins fermes, du ca­rac­tère, le vin com­mence à évo­luer sur le sousbois.

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