Le Coq Rieur vous at­tend

À quelques pas du parc de la plage Jacques-Car­tier, sous le tra­cel de Cap-Rouge, une mai­son an­cienne s’est re­fait une beau­té pour ac­cueillir le nou­veau bis­trot fran­çais nom­mé Le Coq Rieur.

Le Journal de Quebec - Weekend - - GOURMANDISES - Amé­lie Deschênes Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

At­tris­tés par l’in­cen­die de l’Au­berge des Sa­blons, dont ils ont été pro­prié­taires de 1999 à 2003, Bri­gitte Du­bois et Alain Guille­mant ont at­ten­du cinq ans avant d’ou­vrir un nou­veau res­tau­rant.

Le couple avait mis sur pied un pro­jet de res­tau­rant qui de­vait naître sur la rue Saint-Paul. Mais il y avait aus­si cette mai­son d’en­vi­ron 200 ans qu’ils avaient ache­tée sur la rue Saint-Fé­lix à Cap-Rouge, qui « ne vou­lait pas se lais­ser vendre et oc­cu­pait nos pen­sées », com­mentent-ils.

Écou­tant leur coeur, c’est fi­na­le­ment dans cette mai­son his­to­rique que le Coq Rieur a ou­vert ses portes en juin, après avoir of­fert au bâ­ti­ment une cure de jeu­nesse réa­li­sée de main de maître par les pro­prié­taires. « Nous avons sou­le­vé la mai­son, rem­pla­cé les fe­nêtres et le re­vê­te­ment ex­té­rieur, re­pen­sé la dé­co­ra­tion, etc., ce qui n’a pas été fa­cile puis­qu’il s’agit d’une mai­son clas­sée », ex­plique M. Guille­mant.

Le plan­cher de bois, le mur de brique, les poutres ap­pa­rentes, le foyer, le bar en bois, les pe­tites tables ha­billées de nappes blanches, les lampes rouges créées par un souf­fleur po­lo­nais… cette mai­son a une âme qui se berce au son des chan­sons fran­çaises et qué­bé­coises.

Ce res­tau­rant est éga­le­ment une his­toire de fa­mille puisque, au mo­ment de votre vi­site, vous ren­con­tre­rez peut-être Daph­née, Mikaël, Rose-Anaïs et Sa­rah, les en­fants des pro­prié­taires, qui donnent par­fois un coup de pouce.

« Quand l’Au­berge des Sa­blons a brû­lé, nous avons dé­cou­vert ce que re­pré­sen­tait le fait de pas­ser du temps avec les en­fants et main­te­nant ça nous manque », men­tionne M. Guille­mant. Alors au­jourd’hui, ils se re­trouvent en fa­mille au res­tau­rant.

BIS­TROT-BOU­TIQUE-TRAI­TEUR

« Nous vou­lions créer un bis­trot fran­çais qui offre une cui­sine de qua­li­té et qui pro- pose les mêmes pro­duits que les grands res­tau­rants, mais à moindre coût », men­tionne M. Guille­mant. Une cui­sine du mo­ment qui met en va­leur les pro­duits du ter­roir et « qui rap­pelle des sou­ve­nirs d’en­fance, des mo­ments de ten­dresse » qu’a pu vivre le chef, mais aus­si les clients.

Bou­din noir grillé aux pommes, ris de veau à la sa­veur des sous-bois et por­to, mé­daillon de veau ac­com­pa­gné d’une poire po­chée et ca­ra­mé­li­sée, confit de ca­nard, crous­tillant de sau­mon, chau­drée de pois­sons… des mets ré­con­for­tants à l’ap­proche de l’hi­ver.

« Alain est un ar­tiste, il se laisse gui­der par son ins­tinct et par le goût plu­tôt que par les tech­niques », men­tionne Mme Du­bois. On constate d’ailleurs ce ta­lent en ad­mi­rant ses as­siettes. M. Guille­mant ex­celle éga­le­ment dans l’art de concoc­ter des sauces, qu’il veut sub­tiles, pour faire res­sor­tir l’in­gré­dient prin­ci­pal du plat.

Le Coq Rieur ou­vri­ra sous peu une bou­tique qui of­fri­ra dif­fé­rents mets cui­si­nés et mis sous-vide, de même qu’une gamme de pro­duits fins (confits, ge­lée, huile, moutarde, etc.), ain­si que du pain, des fro­mages, du ca­fé, des des­serts… tout pour se concoc­ter un re­pas digne d’un res­tau­rant, en quelques mi­nutes, à la mai­son.

Les plats sous-vide du Coq Rieur, pour­ront être ré­chauf­fés au mi­cro-ondes ou au four et sont ven­dus avec la garniture. « Les gens re­çoivent à la mai­son et prennent l’apé­ro près du foyer pen­dant que le re­pas est au four. Il ne leur reste qu’à ser­vir et à dé­co­rer », ex­plique M. Guille­mant. Puis, s’ils ne sou­haitent pas po­po­ter, le Coq Rieur pro­pose éga­le­ment un ser­vice de trai­teur.

L’HIS­TOIRE DU COQ

Le nom du res­tau­rant a une si­gni­fi­ca­tion bien par­ti­cu­lière pour les deux pro­prié­taires. En ef­fet, il fait ré­fé­rence à un coq en cuivre créé par un ar­ti­san de La Malbaie, qui était ins­tal­lé sur le toit de l’Au­berge des Sa­blons et qui a été sau­vé des flammes. Ce­lui-ci a été ré­émaillé, puis fixé sur leur mai­son de la rue Saint-Louis à Qué­bec. De­puis que cette der­nière a été ven­due, le coq veille sur le res­tau­rant le Coq Rieur et sur le foyer des pro­prié­taires qui ha­bitent à l’étage. Et pour­quoi est-il rieur, ce coq? Vous le dé­cou­vri­rez lorsque vous ren­con­tre­rez la pro­prié­taire.

PHOTO KARL TREM­BLAY

Alain Guille­mant et Bri­gitte Du­bois, pro­prié­taires du Coq Rieur.

PHOTO KARL TREM­BLAY

Cette mai­son de près de 200 ans nous dé­voile tous ses charmes.

PHOTO COUR­TOI­SIE

Le bou­din concoc­té se­lon l’ins­pi­ra­tion du chef est une des spé­cia­li­tés du Coq Rieur.

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