ÇANECASSE PAS­LA…NICHE

∫ Mar­ley&Me(Mar­leyet­moi) ∂∂∂ Adap­té du best-sel­ler de John Gro­gan, le film Mar­leyet­moi étaye avec un humour conve­nu les aléas aux­quels on est confron­té quand on s’en­tiche d’un chien et qu’on tombe sur un os.

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Ma­de­leine Le­Blanc Le Jour­nal

ÇA TIRE EN LON­GUEUR

John (Owen Wil­son) et Jen­ny (Jennifer Anis­ton), deux jeunes jour­na­listes fraî­che­ment ma­riés, mettent le cap sur West Palm Beach pour dé­mar­rer leur car­rière.

Sui­vant le con­seil peu avi­sé de son confrère Se­bas­tian (Eric Dane), John offre un chiot à sa femme dans le but de re­tar­der le mo­ment de pro­créer. Mais la ve­nue de Mar­ley dans leur vie se­ra tout, sauf une si­né­cure.

Com­plè­te­ment né­vro­sé, «le pire chien du monde» s’avère in­domp­table. Comme en fait foi une ten­ta­tive au­près d’une ma­trone ré­cal­ci­trante à la­quelle l’ac­trice Kath­leen Tur­ner prête toute son iro­nie.

Mal­gré les coups pen­dables et autres ca­na­pés rui­nés, rien ne vien­dra à bout de l’af­fec­tion des maîtres pour cette vé­ri­table peste sur quatre pattes.

L’ac­tion du film s’étend sur les 13 ans de vie du chien et est ponc­tuée par la ve­nue au monde des trois en­fants du couple. Cette chro­nique douce-amère des dif­fi­cul­tés et des pe­tites vic­toires qui par­sèment le par­cours de cha­cun reste su­per­fi­cielle et édul­co­rée.

Bien que juste et tou­chant, le jeu d’Owen Wil­son, qui a dé­jà don­né la pleine me­sure de son ta­lent no­tam­ment dans le film Dar­jee­lingEx­press, ne par­vient pas à sau­ver la mise.

Jennifer Anis­ton s’en tire sans fausse note. Eric Dane (qui évo­lue dans la té­lé­sé­rie Grey’sA­na­to­my), se fait peu convain­cant.

Ce deuxième opus du réa­li­sa­teur David Fran­kel ( TheDe­vilWearsP­ra­da) ne casse pas la… niche. Faire re­po­ser la trame nar­ra­tive sur les frêles pa­pattes d’un cer­bère, si es­piègle soit-il, est ris­qué.

La fac­ture du film est trop conve­nue pour lui per­mettre de bas­cu­ler dans un uni­vers lou­foque et d’ain­si re­voir le genre un brin.

En lieu et place de quoi, on nous su­rine que le chien, ani­mal dé­pour­vu de tout ins­tinct de dis­cri­mi­na­tion, fait un ex­cellent com­pa­gnon de vie. Qui l’eût cru.

PHOTO REUTERS

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