UNECOULEURDIFFÉRENTE

À quoi res­sem­ble­ra Le té­lé­jour­nal22h si­gné Cé­line Galipeau? En­tre­vue avec la prin­ci­pale in­té­res­sée, qui suc­cé­de­ra à Bernard De­rome dans deux jours.

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE -

Q. Le pu­blic as­sis­te­ra-t-il à de gros chan­ge­ments au T é lé jo u rn a l ? R. «Non. Le 5 jan­vier, les té­lé­spec­ta­teurs ne ver­ront pas de grandes nou­veau­tés. On ne veut pas chan­ger Leté­lé­jour­nal, mais le rythme et la sen­si­bi­li­té se­ront dif­fé­rents.» Q. Que vou­lez-vous dire? R. «Bernard avait un rythme bien à lui. Il pré­fé­rait des in­tro­duc­tions plus longues, moi, je les pré­fère plus courtes. Ça donne un rythme un peu plus ra­pide. Au dé­but du Té­lé­jour­nal, on va ajou­ter une qua­trième man­chette pour pou­voir bien an­non­cer les su­jets, sur­tout dans la deuxième de­mi­heure du bul­le­tin.» Q. Quel­leest­vo­tre­vi­sion­du T é lé jo u rn a l? R. «Ça fait cinq ans que je fais Le té­lé­jour­nal, mais avant, j’étais en ondes la fin de se­maine. Je ne veux rien ré­vo­lu­tion­ner. C’est clair que, par mes in­té­rêts, le bul­le­tin au­ra une cou­leur dif­fé­rente. Par exemple, j’ai tou­jours été proche des gens. J’ai­me­rais qu’il y ait plus de li­ber­té pour mon­trer des gens qui n’ont pas le même point de vue.» Q. Irez-vous tou­jours sur le ter­rain et à l’étran­ger comme jour­na­liste ? R. «Oui, mais pas au dé­but. C’est im­por­tant que je sois là tous les soirs pour que je fasse ma marque et que je m’ap­pro­prie ce Té­lé­jour­nal. Ça va se faire na­tu­rel­le­ment au­près des té­lé­spec­ta­teurs, mais ça né­ces­site du temps.» Q. Est-ce dif­fi­cile de suc­cé­der à Bernard De­rome, qui a oc­cu­pé ce poste pen­dant 33 ans? R. «C’est dif­fi­cile et ça ne l’est pas. C’est dif­fi­cile pour tout ce que Bernard in­carne. Mais en même temps, je n’étais pas très loin der­rière. Les gens ont eu le temps de s’ha­bi­tuer à moi du­rant la fin de se­maine. Il y a une tris­tesse de voir Bernard par­tir, mais le temps du chan­ge­ment est aus­si ve­nu. Tout se fait dans le res­pect et non dans le conflit.» Q. Com­bien de temps vou­lez-vous res­ter à la barre du T é lé jo u rn a l 2 2 h ? R. «On ne change pas d’ani­ma­teurs toutes les cinq mi­nutes. Ce n’est pas un en­ga­ge­ment pour un an seule­ment, mais je ne se­rai pas là 35 ans comme mes pré­dé­ces­seurs.» Q. Au­riez-vous pré­fé­ré être nom­mée à ce poste plus tôt ? R. «À l’époque (quand Bernard De­rome est re­ve­nu en 2004), je croyais que oui, mais avec le re­cul, non. Je ne me­su­rais pas tout à ce mo­ment-là. Ce ne sont pas des choses que j’ai com­prises tout de suite. Chef d’an­tenne, ce n’est pas un rôle dans le­quel on s’im­pose à moins d’avoir quelque chose d’ex­tra­or­di­naire. Ce qui n’est pas du tout mon cas.» Q. Êtes-vous sa­tis­faite de votre tra­vail pen­dant cinq ans au T é lé jo u rn a l de la fin de se­maine? R.«Quandj’ai­com­men­cé,je­me­de­man­dais si je n’al­lais pas droit dans le mur. Mais c’est pro­ba­ble­ment la meilleure chose qui me soit ar­ri­vée dans ma car­rière. Le pu­blic a pu s’ha­bi­tuer à moi. Ce­la a été une chance in­ouïe. De plus, Tout­le­mon­deen­parle nous a of­fert une lo­co­mo­tive ex­tra­or­di­naire le di­manche soir. Tout le monde vou­lait par­ti­ci­per à ce bul­le­tin-là, ce qui n’était pas dans la culture de­Ra­dio-Ca­na­daa­vant.Çaa­dy­na­mi­séLe té­lé­jour­nal de fin de se­maine.» Q. Al­lez-vous ani­mer les soi­rées élec­to­rales ? R. «C’est clair que je vais avoir un rôle. Le­quel? On en dis­cute en ce mo­ment. Il y avait une époque où un ani­ma­teur fai­sait tout, mais nous ne sommes plus en me­sure de fonc­tion­ner ain­si pen­dant une soi­rée de cinq ou six heures. Nous sommes une équipe as­sez forte à l’ani­ma­tion avec Pa­trice Roy, Pas­cale Nadeau et Anne-Marie Dus­sault. Ça donne un pool d’ani­ma­teurs qui peuvent faire toutes sortes de tâches.»

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