ELLE ET L’AUTRE

Los Angeles — Seuls une poi­gnée d’ac­teurs hol­ly­woo­diens peuvent in­ter­pré­ter un per­son­nage sur de­mande. Amy Adams en fait par­tie.

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - JIM SLOTEK Sun Me­dia

Lorsque je lui sug­gère qu’elle in­ter­prète ha­bi­tuel­le­ment des per­son­nages qui ont une « bonne hu­meur per­ma­nente », ses joues de­viennent toutes rouges, son vi­sage s’illu­mine d’un sou­rire à 1000 watts et elle ré­pond, à moi­tié sar­cas­tique : « Je com­prends pour­quoi! Mais moi, je ne suis pas tou­jours d’une bonne hu­meur per­ma­nente », dit-elle cha­leu­reu­se­ment. « Je di­rais plu­tôt que j’ai un ra­tio de 75-25. Ceux qui me connaissent vrai­ment ne sont pas sur­pris lorsque je suis moins en forme. Ils se disent : Oups, voi­là l’autre Amy! »

Tou­te­fois, ce­la a bel et bien été sa marque de com­merce de­puis qu’elle a été en lice pour un os­car pour le surprenant Ju­ne­bug.

Ce­la va sans doute chan­ger, len­te­ment mais sû­re­ment. Doute, l’adap­ta­tion ci­né­ma­to­gra­phique par le scé­na­riste John Pa­trick Shan­ley de la pièce de théâtre jouée à Broad­way dans les an­nées 60, traite de la confron­ta­tion entre la di­rec­trice d’une école ca­tho­lique (Me­ryl Streep) et un prêtre. Le père Brendan (Phi­lip Sey­mour Hoff­man) est ac­cu­sé d’avoir com­mis des at­tou­che­ments sur la per­sonne du pre­mier étu­diant et en­fant de choeur noir de la pa­roisse.

Amy Adams in­ter­prète le rôle de soeur James, une no­vice exal­tée de 19 ans qui est la pre­mière à sus­pec­ter le père Brendan d’in­dé­cence – et la pre­mière à chas­ser cette pen­sée à la moindre ma­ni­fes­ta­tion d’in­no­cence.

RE­LI­GION

Amy Adams a été éle­vée dans la re­li­gion mor­mone du­rant la pre­mière par­tie de sa vie. Le ca­tho­li­cisme de­meure donc un ter­rain étrange pour elle. Heu­reu­se­ment, elle a eu un avant-goût du rôle de soeur James, ins­pi­ré de l’en­fance ca­tho­lique de John Pa­trick Shan­ley. « Notre conseillère tech­nique était soeur Peg­gy. Elle avait été une soeur James à l’époque, mais, à la suite du Concile Va­ti­can II, les soeurs avaient re­pris leur propre nom et n’étaient plus obli­gées de por­ter ceux de saints. Ce que j’ai ai­mé de notre ren­contre, c’est son sens de l’humour; elle est pas mal cou­ra­geuse. J’ai alors pen­sé : « Je vais jouer le rôle de quel­qu’un de très ré­ser­vé et si­len­cieux. Elle avait une curiosité na­tu­relle et un mer­veilleux es­prit. Je ne m’at­ten­dais pas à ça. »

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